Depuis le début de l’année, le monde de la tech est obsédé par l’intelligence artificielle générative. Cette nouvelle avancée, popularisée par ChatGPT, permet de confier certaines tâches à l’IA. Mais puisque l’IA générative est très puissante, elle consomme aussi énormément de ressources. Et si les géants de la tech comme Microsoft ou Google investissent massivement dans la technologie, le Wall Street Journal explique, dans un article, que pour le moment, on ne sait pas exactement comment ces investissements seront rentabilisés à court terme.
Le WSJ cite l’exemple de GitHub Copilot, une IA proposée par Microsoft qui aide les développeurs à générer du code informatique. Malgré le fait que cet outil soit payant, 10 dollars par mois, et qu’il compte déjà 1,5 million d’utilisateurs, celui-ci ne serait pas toujours rentable. En effet, le coût moyen par utilisateur de GitHub Copilot serait de 20 dollars. Et là, on parle d’un outil payant, alors que Microsoft propose également des services basés sur l’intelligence artificielle gratuitement, comme GPT-4 qui est intégré à Bing Chat, ou DALL-E 3 qui est intégré à son générateur d’images.
Ainsi, si pour le moment, les géants de la tech sont très enthousiastes à l’idée de proposer de nouvelles fonctionnalités basées sur l’IA générative à leurs utilisateurs, l’année prochaine, ils pourraient adopter des attitudes plus pragmatiques qui tiennent compte de la rentabilité. “L’année prochaine, je pense, sera l’année où la caisse noire pour l’IA générative disparaîtra”, explique May Habib, PDG de la société d’IA générative Writer, au Wall Street Journal, selon nos confrères d’Ars Technica.
Quelles solutions ?
En d’autres termes, il est possible que les géants de la tech arrêtent de dépenser sans compter, ce qui se répercutera sur les utilisateurs, d’une manière ou d’une autre. Afin de réduire les coûts de l’IA générative, tout en proposant cette technologie à leurs consommateurs, certains acteurs utiliseraient déjà deux modèles pour une même fonctionnalité : une pour les requêtes gourmandes et un modèle plus petit pour les requêtes simples.
Il est également possible que sur certains services, les acteurs de la tech décident d’appliquer des restrictions afin de limiter les coûts. L’autre solution serait d’exécuter certaines tâches localement, sur l’appareil de l’utilisateur, afin que les serveurs soient moins sollicités. D’ailleurs, selon nos confrères de Thurrott, Microsoft pousserait déjà l’industrie des PC à mettre des puces dédiées à l’IA sur leurs machines. Et en même temps, celui-ci développerait ses propres processeurs dédiés à l’IA pour réduire les coûts.
- Si les fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle générative sont devenues très populaires, les entreprises ne sauraient pas encore comment rentabiliser celles-ci, d’après un article du Wall Street Journal
- Le journal américain cite l’exemple de l’outil GitHub Copilot (un assistant pour les codeurs) qui est proposé à 10 dollars par mois aux développeurs, mais dont le coût moyen par utilisateur serait de 20 dollars
- L’année prochaine, les géants de la tech pourraient arrêter de dépenser sans compter et penser à la rentabilité
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