La technologie des écrans Quantum Dot a beaucoup d’avantages. Le concept derrière les puits quantiques consiste à manipuler les longueurs d’onde de la lumière pour délivrer une colorimétrie plus précise dans les écrans LCD. Cette évolution permet jusqu’à aujourd’hui aux meilleurs écrans LCD de rester compétitifs face à la concurrence de technologies comme l’OLED. Car les écrans LCD, même Quantum Dot, restent beaucoup moins chers à fabriquer. Ils délivrent, certes des contrastes moins bons.
Mais lors qu’on les associe à une matrice fine de rétroéclairage “local dimming”, la différence de rendu n’est finalement pas si grande entre les meilleurs écrans de ce type et les écrans OLED. Le tout avec une colorimétrie plus précise et une luminosité maximale bien plus agréable pour regarder vos films et séries préférées dans les environnements baignés de lumière. Il y a tout de même un problème auquel consommateurs et fabricants sont de plus en plus sensibles : l’impact environnemental de la technologie Quantum Dot.
Les balles de riz sont en effet une excellente source de nanoparticules de silicium – idéales pour les écrans Quantum Dot
En effet, produire ces puits quantiques implique des métaux lourds et produits chimiques très toxiques, et c’est pourquoi la recherche s’active pour trouver des alternatives. Or, des chercheurs de l’Université de Hiroshima ont peut-être trouvé une solution efficace… en utilisant ce que l’on appelle les “balles de riz”. Les balles, c’est cette peau végétale qui recouvre les grains de riz et que l’on retire lors des dernières étapes de son élaboration. A l’heure actuelle, les balles de riz sont considérées comme un déchet.
Mais il serait possible de revaloriser cette matière pour produire une alternative écologique aux procédés actuels de fabrication des puits quantiques. Ken-Ichi Saito, chercheur l’Université de Hiroshima, explique : “la technologie quantum dot implique des matériaux toxiques comme le cadmium, le plomb et autres métaux lourds, sans parler des inquiétudes environnementales qui reviennent fréquemment autour de l’emploi industriel de nanomatériaux. Le procédé de traitement et méthode de fabrication alternatif des puits quantiques que nous proposions minimise ces problèmes”.
L’équipe de chercheurs a en effet développé de nouveaux procédés de fabrication de puits quantiques à base de silicium qui reposent sur l’emploi des fameuses balles de riz – alors que 100 millions de tonnes de cette matière est tout simplement jetée chaque année. Ces balles de riz sont en effet une source excellente de silicium sous forme de nanoparticules une fois incinérées. Une fois purifiées, ces nanoparticules de silicium sont traitées pour réduire encore davantage leur taille, puis combinées à un solvant qui active leur surface.
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Le produit final est constitué de particules de 3 nm qui émettent une lumière dans la bande orange à rouge. Bien sûr, il reste aux chercheurs à développer des techniques pour réduire encore davantage – de manière écoresponsable – la taille de ces nanoparticules afin d’obtenir des puits quantiques émettant dans le spectre vert, mais aussi bleu, de sorte à obtenir les trois couleurs primaires rouge, verte, et bleue permettant d’assembler la toute première dalle LCD quantum dot fabriquée en partie à partir de balles de riz. La méthode des chercheurs est en tout cas très prometteuse.
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