Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Profitons de l’absence d’Eric pour publier sur Presse-Citron un contenu qui n’est, pour une fois, pas orginal. Il s’agit en fait d’une traduction (par ma pomme, soyez indulgents ) d’un très bon article publié sur Freelancer Magazine il y a quelques temps et retranscrit ici avec

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Profitons de l’absence d’Eric pour publier sur Presse-Citron un contenu qui n’est, pour une fois, pas orginal. Il s’agit en fait d’une traduction (par ma pomme, soyez indulgents icon wink 10 Conseils pratiques pour écrire en anglais sur son blog ) d’un très bon article publié sur Freelancer Magazine il y a quelques temps et retranscrit ici avec l’aimable autorisation de son auteur.

Ecrire en anglais lorsqu’il ne s’agit pas se sa langue natale n’est pas une mince affaire. Aussi est-il intéressant de recueillir des avis et des retours d’expériences de personnes ayant éprouvées les mêmes difficultés que nous avant de se lancer. Un avis intéressant, une démarche à suivre et une tripotée de bons liens et de ressources en tous genres pour améliorer son anglais, voilà qui est toujours bon à prendre, non ? icon smile 10 Conseils pratiques pour écrire en anglais sur son blog

clavier 10 Conseils pratiques pour écrire en anglais sur son blog


L’égalité des chances n’est pas un concept exportable en ligne. Bien que l’accès à l’internet soit ouvert à tous et que le coût nécessaire à la publication de vos pensées soit minimal, ceux qui ont l’anglais pour langue maternel ont un avantage énorme. Ils peuvent toucher le monde entier en écrivant dans leur propre langue. Pour ceux d’entre nous qui ne sommes pas des anglophones natifs, cela demande un peu plus de travail.

Je viens de Finlande, un pays de 5,2 millions d’habitants situé au tout au nord de l’Europe, juste à côté de la Suède et de la Russie. Alors, quand j’ai commencé à bloguer, ma décision fut simple : si je voulais toucher plus d’une poignée de gens, il fallait que je me lance en anglais. Si vous êtes français, espagnol ou chinois, vous êtes un peu plus encouragé à écrire dans votre propre langue, mais même là, le seul moyen de toucher la quasi-intégralité de la population de notre planète est d’écrire en anglais.

Ce n’est pas toujours facile, c’est pourquoi je partage aujourd’hui avec vous les 10 astuces les plus utiles et les plus pratiques pour écrire dans une langue étrangère que j’ai pu apprendre au cours de ma carrière de blogueur.

1. Lisez de l’anglais

Quand vous voulez maitriser une langue, vous ne pouvez jamais lire assez.

A chaque nouveau livre, petite histoire ou article que vous lisez, vous apprenez de nouveaux mots, de nouvelles façons de formuler vos phrases et autant d’idées pour utiliser plus naturellement la langue. Tout ceci atteind votre subconscient et commence tout doucement à devenir plus naturel, plus intuitif, jusqu’à ce qu’un jour vous réalisiez que vous commencez à parler en anglais : vous savez alors que vous êtes sur le bon chemin.

La façon la plus simple de commencer à lire de l’anglais en lieu et place de votre langue natale, est de choisir un livre qui n’est pas de l’ordre de la fiction et qui à trait à un sujet familier et intéressant à vos yeux. Tout ce qui sort de la fiction à tendance à être plus facile à lire (les auteurs de fiction utilisent des mots généralement compliqués pour toucher émotionnellement le lecteur) et lire un sujet qui vous est familier vous permet de deviner plus facilement ce que l’auteur essaye de dire lorsque vous ne comprenez pas tout à fait les mots qu’il emploie. N’utilisez pas de dictionnaire à moins que vous ne soyez obligé de le faire; passez simplement les parties que vous ne comprennez pas. Si votre lecture ressemble trop à du travail, cela risque fort de ne plus être drôle très longtemps et vous perdrez vite l’habitude de lire.

Voici quelques bons e-books gratuits avec lesquels vous pouvez commencer :

  1. The Medici Effect pa Frans Johansson
  2. Make a Name for Yourself par Scott Ginsberg
  3. Why’s Poignant Guide To Ruby : Bien qu’il s’agisse d’un livre sur le développement, c’est également une expérience de lecture totalement unique. Je vous suggère d’y jeter un oeil même si vous n’êtes pas intéressé par l’apprentissage du développement en Ruby.

2. Ecoutez les orateurs anglophones

Le blogging est une forme de prise de parole en public, ce qui explique que l’une des meilleures astuces pour rendre votre texte vivant est d’écrire comme si vous parliez.

Cependant, si vous ne parlez pas anglais quotidiennement, c’est un conseil assez difficile à suivre. Il y a malgré tout une chose que j’ai trouvé utile dans la pratique d’une écriture « conversationnelle »  : regarder et écouter les speakers anglophones.

Internet vient à notre rescousse grâce aux podcasts et aux vidéos de conférences. Choisissez vos orateurs favoris et écoutez-les délivrer leur message. Vous apprendrez non seulement sur leur manière d’utiliser la langue, mais également comment captiver l’audience et, tant qu’on y est, deux ou trois trucs concernant le sujet de la présentation.

Jetez un oeil à ces vidéos pour prendre un bon départ :

  1. Randy Pausch à propos de la gestion du temps
  2. Steve Jobs parlant aux élèves de Stanford
  3. Scott Ginsberg, vous explique comment être plus accessible, abordable sur NametagTV

3. Quand vous écrivez en anglais, pensez en anglais

C’est l’un des conseils les plus importants qui va distinguer le bon écrivain dans une langue qui n’est pas la sienne du mauvais. Le mauvais écrivain pense dans sa propre langue et essaye ensuite de traduire ses pensées. Malheureusement, ça ne fonctionne tout simplement pas : les expressions idiomatique, les règles grammaticales et les différences culturelles font d’un texte ecrit de la sorte un texte maladroitement construit et peu naturel.

Le finlandais est probablement l’un des exemples les plus extrêmes concernant la grammaire. En finlandais, nous concaténons une grande partie des mots ensemble (par exemple, une gare ferroviaire serait probablement appelée gareferroviaire en finlandais) tandis que l’anglais est plein de petits mots. Concernant la conjugaison, nous n’avons pas de futur. Nous n’utilisons pas non plus de prépositions, mais des suffixes… La liste d’exemples pourrait être étendue à l’infini.

C’est pourquoi, à chaque fois que je commence à écrire en anglais, je laisse toutes mes pensées finlandaises derrière moi et je ne me retourne pas. Dès lors, je prétends être anglais jusqu’à ce que le travail soit fini; ensuite seulement, je peux enfin retrouver le finlandais qui sommeillait en moi le temps d’un instant.

Je vous suggère de faire de même.

4. Ecrivez

Le meilleur moyen d’apprendre quoi que ce soit est de vous jeter à l’eau et de pratiquer. Concernant la pratique de l’écriture, c’est encore plus important. En fait, je vous donnerais le même conseil même à ceux qui songent à écrire dans leur langue natale. Mais, bien entendu, c’est encore plus important quand vous écrivez dans un quelconque autre langage.

Quand vous commencez à bloguer, vous devriez écrire quelque chose chaque jour pour mettre en place une routine. Après un moment, vous pouvez réduire un peu la fréquence (bien que, si vous voulez vous améliorer, garder l’habitude d’écrire quotidiennement aide beaucoup).

Ecrivez dans différents styles : listes, billets humoristiques,  billets plus sérieux, interviews et, si vous avez le temps, même un texte sans aucune relation avec votre blog, simplement pour avoir un peu plus de pratique.

5. Faites confiance à vos tripes !

Le cerveau humain est une machine incroyable.

Vous fournissez les matières premières en lisant, en écoutant les gens parler et en parlant à votre tour. Ensuite, vous commencez à écrire vos propres billets de blog et commandez à votre cerveau d’écrire en anglais. Et tout à coup, les mots commencent à fuser de votre cerveau droit vers le clavier.

Cela peut d’abord sembler un peu effrayant car vous ne savez pas comment vous avez appris tous ces tournures et ces jeux de mots que vous employez, et vous ne pouvez pas savoir avec certitude s’ils sont justes ou non. L’incertitude est le prix à payer pour essayer d’apprendre à utiliser la langue de manière naturelle. Vous devez juste y aller avec vos tripes et croire votre cerveau lorsqu’il ne cesse d’accoucher de mots que vous ignoriez même connaître.

J’écris le plus souvent de manière totalement libre dans un premier temps, en essayant simplement de coucher les mots et idées sur papier. C’est seulement après, lors d’une seconde phase de relecture que je retire les tournures qui me semblent trop incertaines ou bien que je les envoie à un ami pour voir si elles font sens ou non. La plupart du temps, elles font sens.

6. Relisez-vous

Quand vous avez fini d’écrire votre article et qu’il semble presque parfait à vos yeux, la prochaine étape est de vérifier les coquilles, les erreurs de grammaire et quelques phrases qui sonnent bizarre.

Le moyen le plus simple pour vérifier les coquilles est d’utiliser un correcteur d’orthographe :

  1. Si vous avez un éditeur de texte (Word, OpenOffice,…) vous pouvez utiliser le correcteur qui y est intégré.
  2. Si vous utilisez Firefox en tant que navigateur, vous pouvez utiliser le correcteur d’orthographe intégré.
  3. Une autre solution pour avoir un correcteur d’orthographe intégré à votre navigateur est d’installer la barre d’outils Google.
  4. Et si vous utilisez Worpress en tant que plateforme de blog, vous pouvez utiliser le correcteur d’orthographe qui y est intégré depuis la version 2.2

La vérification des erreurs de grammaires est un peu plus complexe. Habituellement, je vérifie d’abord la grammaire via Microsoft Word ou via un outil en ligne puis je la modifie manuellement. Pour vérifier manuellement votre grammaire, vous pouvez utiliser une checklist des erreurs de grammaires les plus fréquentes (en voici une autre) ou simplement le faire à l’oreille, selon que vous ayez confiance ou non à votre niveau connaissance de la langue anglaise.

Bien entendu, si vous voulez être sûr de vous, vous pouvez demander à l’un de vos amis anglophones de revérifier votre article une fois que vous avez fait tout ce qui est en votre pouvoir.

7. Ayez des amis anglophones qui n’auront pas peur de corriger vos erreurs

Le meilleur moyen d’apprendre à manier la langue comme un anglais natif est de discuter avec eux le plus possible. En faisant attention à leur façon de parler, vous allez apprendre les dictons qu’ils utilisent , l’argot et même les blagues qu’ils vous lancent. Tout ceci est important pour que votre anglais semble plus naturel, conversationnel et moins scolaire

Les messageries instantanées, les emails ou même les rencontres physiques, si possible, sont autant de façons d’apprendre de vos amis. Le meilleur dans tout ça est que vous pouvez le faire tout en passant un bon moment et en faisant connaissance avec de nouvelles personnes des plus intéressantes.

Lorsque vous appliquer l’astuce numéro 5, le fait d’avoir des amis anglophones pour pointer vos erreurs devient encore plus important. Mes tripes se trompent de temps à autre et dans ces moments là, je peux compter sur un ami pour me corriger. Lorsqu’ils me signalent quelque chose de bizarre dans mes billets, ils me le font savoir et me remettent dans la bonne direction.

8. Etudiez l’orthographe et la grammaire

Eh oui, je l’avoue, ça ne semble pas marrant du tout. Cependant, pour atteindre l’excellence il faut faire quelques efforts. Ce que vous apprendrez et la confiance en vous que vous gagnerez ce faisant en valent la peine. Allez chercher les livres que vous utilisiez en cours d’anglais lorsque vous étiez à l’école ou, si vous ne les retrouvez plus, cherchez quelques bons manuels scolaires à la bibliothèque la plus proche.

Et si vous voulez aller encore un cran plus loin, vous pouvez suivre des cours de langue. Assurez vous simplement d’en choisir un qui concerne principalement l’écriture créative, ce qui vous permettra d’atteindre vos objectifs plus rapidement.

Inutile cependant d’aller si loin pour avoir de bons résultats. De nos jours, il est possible de trouver à peu près tout ce que vous cherchez sur le Web et donc des outils pour apprendre l’anglais. Jetez donc un oeil à ces quelques liens :

  1. Visual thesaurus : Il s’agit d’une manière ludique d’améliorer votre vocabulaire en trouvant des synonymes et des mots associés. La page contient également des listes de mots et le mot du jour. Par exemple, je viens d’apprendre que le Sesquipedalian est un synonyme un peu soutenu de l’adjectif long.
  2. Plus de 40 astuces pour améliorer votre grammaire et votre ponctuation : Une longue liste de trucs et astuces dédiés à l’amélioration de votre anglais publié sur le blog Dumb Little Man.
  3. Dictionary.com : J’utilise le plus souvent Dictionary.com pour vérifier que les mots que j’emploie ont bien la sugnification que je leur prête. Mais ce n’est pas la seule utilisation que vous pouvez faire de ce site merveilleusement bien conçu : ils ont une fonctionnalité intéressante appellée dictionnaire inversé (reverse dictionary) qui cherche les mots pendant que vous tapez quelques mots-clé décrivant le sens du mot recherché ainsi qu’une bonne liste de ressources en ligne utile aux auteurs.
  4. The Economist Style Guide : Le guide donné à tous les journalistes qui écrivent pour le journal The Economist. Beaucoup des conseils qui s’y trouvent sont également applicables au blogging.

Avec des services en ligne comme ceux cités ci-dessus, vous remarquerez bientôt que l’apprentissage de l’anglais est une activité plutôt amusante qui nourrit votre curiosité et votre appétit pour l’écriture.

9. Virgules et traits d’union, des pièges délicats

Les virgules sont difficiles à mettre en place de manière appropriée, quant au trait d’union, son emploi relève de l’hérésie.

Chose rassurante : même les blogueurs anglophones natifs ne les utilisent pas toujours à bon escient. Mais cela signifie-t-il pour autant que vous n’avez pas à vous en occuper ? Certainement pas ! Si vous voulez être un bon écrivain, vous devez également essayer de manipuler des choses plus complexes.

Occupons nous en premier du cas du trait d’union : aucune règle définitive concernant le bon emploi de cet outil de ponctuation n’existe à cette heure, ainsi, la règle que j’ai adoptée est de ne jamais l’utiliser. Lorsque vous bloguez, vous pouvez toujours utiliser les mots en un seul morceau et ainsi ne jamais faire de mauvais emploi du trait d’union.

Malheureusement, vous ne pouvez pas survoler le problème des virgules et de la ponctuation aussi facilement. Tout ce que vous pouvez faire est vous documenter sur leur emploi et toujours vérifier plutôt deux fois qu’une la ponctuation de votre texte.

  1. Astuces pour l’utilisation des virgules chez Dumb Little Man.
  2. Les 4 principales règles à suivre pour utiliser correctement les virgules chez About.com.

10. Detendez-vous !

Dernière astuce et non des moindres : détendez-vous et profitez du plaisir d’écrire. Pour être un bon auteur, vous devez fournir beaucoup d’efforts, mais vous n’avez pas à tout apprendre du jour au lendemain. Donc lorsque vous mettez tout ça en pratique, ne paniquez pas. Ecrivez simplement le meilleur contenu que vous pouvez avec le niveau de connaissance dont vous disposez à l’heure actuelle. Mettez le tout en ligne sur votre propre blog et apprenez petit à petit.

Tenez, quand vous y pensez, le blog est une plateforme idéale en cela qu’elle permet facilement de vous faire pardonner de vos erreurs : nombre de vos lecteurs ne sont pas natifs de pays anglophones et ne vont pas remarquer les petites erreurs que vous pourriez commettre avec les prépositions ou les virgules par exemple. De plus, de nos jours, les gens sont de plus en plus occupés. Ils n’ont pas le temps de s’arrêter à chaque mot que vous écrivez. Alors que ça peut être assez ennuyant dans le sens où vous ne pouvez pas attirer leur complète attention, cela veut également dire qu’ils ne vont pas non plus remarquer toutes vos erreurs.

Donc détendez-vous, amusez-vous et partagez vos pensées avec le monde entier ! icon wink 10 Conseils pratiques pour écrire en anglais sur son blog


Note d’Eric : je sors de ma sieste estivale pour vous suggérer un complément de lecture à cet article, sur le même thème : Bloguer en plusieurs langues pour élargir son audience : 10 éléments fondamentaux à prendre en compte.

762e6d059413d6a6ae406741dfff22c4 bpthumb 10 Conseils pratiques pour écrire en anglais sur son blog
Guillaume Guérin, alias Deeder est étudiant en troisième année d'école d'ingénieur à l'ENSEIRB-MATMECA, en filière électronique où il se spécialise dans le traitement du signal et de l'image, après deux années intenses en prépa maths-physique (MP). Mais c'est avant tout un passionné d’informatique, de nouvelles technologies et de photographie. Curieux de tout et de rien, bref un geek quoi ! Vous pouvez le retrouver sur Twitter, sur son blog ou sa fiche d'identité numérique pour plus d'informations.