Qui a dit que les grands média et la presse dite traditionnelle avaient raté leur passage au web 2.0 ? Je ne sais pas si l’équipe Web de L’Express lit les blogs (une source bien informée me dit que si…) mais il semblerait que mon billet de l’an dernier sur Twitter et Cannes ait suscité quelques vocations, et c’est plutôt une bonne nouvelle : lexpress.fr met les petits plats de Twitter dans les grands de son portail et couvre depuis ce soir le festival de Cannes 2008 avec Twitter, en collaboration avec Studio et Ciné Live.
Une escouade de 10 envoyés spéciaux chroniquent le festival minute par minute en publiant sur Twitter des instantanés en direct de la Croisette : ambiance, critiques de films, people, rumeurs, anecdotes, palmarès, coulisses… Les Twitts des reporters sont publiés et visibles en temps réel sur le blog de Lexpress.fr dans un widget intégré au centre de la page, vous ne pouvez pas les rater. Même si l’on peut regretter l’absence d’un flux RSS qui permettrait de suivre ces Twitts regroupés dans son agrégateur, on ne peut que saluer cette initiative innovante qui par ailleurs accompagne les critiques de films en compétition, l’actualité en photos, et une web TV qui diffuse en continu des interviews vidéos et les points de vue des festivaliers. Quand je vous dis que Twitter est taillé pour le micro-reportage et la captation de moments volés, vous me croyez maintenant ?
Voici une idée qui devrait plaire aux blogueurs-cinéphiles et à leurs lecteurs : France-cinéma propose un widget à installer dans votre site, qui affiche les films à l’affiche actuellement et les sorties à venir. Lire le reste de cet article »
Bon on dirait qu’on a retrouvé le Jean-Claude. Le teaser, donc, comme promis, mais juste un peu à la bourre en ce qui me conserve personnellement moi-même. Merci Vincent (et les Gaumont boys)
Depuis l’iPod et l’iPhone reconnaissons un avantage à iTunes : la gestion naturelle et facilitée des podcasts. L’occasion idéale de réveiller un peu le cinéphile qui sommeille vaguement chez certains d’entre nous depuis que le web a pris le pas sur d’autres loisirs, et de se concocter un petit programme qui ferait aimer le 7ème Art à un hamster autiste : les bandes-annonces ! Dont acte : je me suis donc abonné au podcast des bandes-annonces de Allociné, qui en a envoyé d’un coup une première volée d’une bonne cinquantaine sur mon iPhone, et je les savoure à temps perdu (je prends souvent le Tégévé en ce moment).
Outre le fait qu’il ne soit plus à démontrer que la bande-annonce est un art à part entière (le 8ème ?), j’ai identifié quelques perles à venir qu’il aurait été dommage de rater, et parmi celles-ci le prochain long-métrage des frères Coen, comptant de loin parmi mes cinéates préférés (l’autre étant Michael Mann) : No Country For Old Men (je vous épargne la traduction française, littérale et dénuée de sens), dans la plus pure tradition des frères Coen : une pincée d’Amérique profonde et déglinguée, un tueur déjanté, une sombre histoire de fric, des personnages taillés à la serpe… Et comme une bande-annonce vaut mieux que deux tu l’auras, régardez plutôt ça et dites-moi si ça ne vous donne pas envie de courir dans le cinoche le plus proche (non, ne courez pas tout de suite, le film sort le 23 janvier 2008).
Et vous, vous êtes abonné à des podcasts ? Lesquels ?
Le Cinéma c’est rien que du cinéma. Le cinoche c’est marrant parfois, même quand ce n’est pas comique. Tenez par exemple, durant toute la journée d’hier, cette phrase lue cent fois dans Première et d’autres magazines consacrés au 7ème Art a résonné souvent dans ma tête : "le cinéma c’est un métier où tu passes tes journées… à attendre".
L’ouverture du Festival de Cannes (aujourd’hui) a toujours été un petit moment de magie pour moi, et c’est l’occasion de faire un petit flash-back sur une courte sélection de billets de Presse-citron consacrés au 7ème Art, car il n’y en a pas eu tant que cela en fait.
Sinon dans les blogs, on a l’ami Guim qui reprend comme l’an dernier le flambeau du blog en direct from La Croisette, ainsi que le blog du Film Français (drôle de blog quand même, où il faut s’identifier pour accéder aux articles…) qui pour l’occasion offre un accès gratuit à toutes ses archives.
Et si vous êtes dans le coin, il se pourrait même que vous ayez droit à une Soirée des Blogueurs, qui à coup sûr éclipsera totalement les autres soirées people déjantées qui font les délices de la chronique du Festival…
Enfin rien de tel qu’un petit coup de Wikio pour se faire une idée du buzz de Cannes sur le web en ce moment.
Dire que je l’ai raté à sa sortie, mois qui consommais du cinéma indépendant dans mes jeunes années avec la même avidité que du blog aujourd’hui… Il arrive de temps en temps que Canal+ diffuse un bon film, et ce fut le cas ce soir avec Crash (Collision en français, pas pire). Une pépite. Un film à l’européenne, avec un point de vue, contestataire, et ces destins croisés qui se frôlent sans jamais vraiment se rencontrer, une satire sociétale de l’Amérique de l’après-11 septembre. Une tranche de vie ordinaire à Los Angeles, un L.A. crade, frileux (il neige à la fin), sans les paillettes, sans Hollywood. Sans le fric. Juste des petites trahisons, des petites lâchetés au quotidien, le racisme sous-jacent qui ne dit jamais son nom, des blacks corrompus qui défendent des blancs intègres (on aura tout vu), des sales flics blancs libidineux qui abusent de leur pouvoir sur des femmes noires traumatisées, puis qui sont prêts à sacrifier leur vie pour sauver les mêmes femmes d’une combustion certaine après un accident de voiture. Un mélange des sentiments, un refus du manichéisme traditionnel du cinéma US qui fait vraiment plaisir à voir. Les pourris gardent un fond de belle humanité, pendant que les bons peuvent flinguer un jeune gars désarmé à bout portant, juste par maladresse… Un vrai foutoir ce film : vous prenez un bon polar traditionnel, vous saupoudrez d’une bonne pincée de portrait social d’une certaine Amérique (la vraie ?), vous mettez le tout dans un shaker, vous secouez fort, très fort, et vous regardez ce qui sort. Et surtout, surtout, Paul Haggis, un réalisateur… gentil ! Vous en connaissez beaucoup vous des réalisateurs gentils à Hollywood ? N’importe-quel autre metteur en scène aurait fait mourir la petite mexicaine dans les bras de son père. Pas lui. N’importe-quel autre enfoiré de metteur en scène aurait rendu la sublime Sandra Bullock paraplégique après sa chute dans l’escalier. Pas lui. N’importe-quel autre n’aurait pas donné une chance de survie au chinois écrasé par les deux racailles qui viennent de chouraver un 4×4. Pas Paul Haggis. Un gentil, Paul Haggis, je vous dis ! Crash déconstruit complètement les clichés hollywoodiens, prend chaque pièce du Lego américain une par une pour les remonter à sa façon, pointant les ravages du communautarisme, le vrai, celui ou chacun vit à côté de l’autre dans une indifférence absolue. Tant que l’autre vient pas l’emmerder. Bien sûr ça force un tout petit peu sur le mélo mais pas tant que ça, et de toute façon c’est pour mieux vous cueillir derrière. Et je ne vous parle pas de la musique, parfaite de la première à la dernière seconde. Longtemps que je n’avais pas été rémué comme ça par un film moi tiens. Vous l’av(i)ez vu ?
(mise à jour du 21/03 : où j’apprends que je ne suis pas le seul a avoir aimé età le dire…:-))
Chère maman, chers amis, chers clients, chers presse-citronautes et citronettes, chers tous, Veuillez noter qu’à compter de ce soir 21h00 et ce tous les jeudis au même horaire jusqu’à fin février 2007, je ne serai ni joignable, ni disponible, même en cas de tsunami. En effet, mon planning de rendez-vous nocturnes avec Jack est complet pour deux mois (non maman ce n’est pas ce que tu crois, je te rassure). Et avec Jack, ça rigole pas.
N’importe-quelle serrure peut être ouverte avec une carte de crédit, voire une simple de feuille de papier. SAUF SI il s’agit de la porte d’une maison en feu avec un enfant à l’intérieur
La Tour Eiffel est visible de n’importe-quelle fenêtre de n’importe-quel immeuble de Paris
Un officier de police sur le point de prendre sa retraite meurt son dernier jour de service (encore plus particulièrement si sa famille avait prévu une surprise-partie pour fêter ça)
Les voitures n’ont jamais besoin d’essence (SAUF SI elles sont impliquées dans une poursuite)
Toutes les femmes célibataires ont un chat
Une simple allumette permet d’éclairer une surface grande comme un stade de football
N’importe-qui peut faire atterrir un 747 du moment qu’il y a quelqu’un dans la Tour de contrôle pour lui parler
Tous les lits ont des draps spéciaux en L qui arrivent aux aisselles des femmes mais s’arrêtent au-dessus de la ceinture des messieurs (ma préférée celle-là)
La plupart des instruments de musique (spécialement les accordéons) peuvent être joués sans bouger les doigts