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Comment les cinémas tentent de faire revenir le public dans les salles

Depuis plusieurs années, les cinémas redoublent d’efforts pour pallier la baisse de fréquentation des spectateurs.

Depuis le 12 mai dernier, le Festival de Cannes bat son plein sur la Croisette. Alors que les plus grands acteurs et actrices du cinéma sont au rendez-vous, le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) vient d’annoncer une bonne nouvelle : les revenus des salles de cinéma en 2025 dans le monde devraient augmenter de 3%.

Depuis la pandémie, les salles obscures ont de la difficulté à retrouver leur superbe d’antan. Les chiffres font grise mine à travers le monde, particulièrement aux Etats-Unis. Ainsi, les cinémas redoublent d’efforts pour se réinventer et attirer toujours plus de personnes.

Cinéma : l’heure de la réinvention

Côté box-office, il semblerait que l’année 2026 soit un bon cru. C’est, du moins, ce que présage le CNC en plein Festival de Cannes. Dans une étude tout juste dévoilée, le Centre national du cinéma affirme s’attendre à un revenu des salles de cinéma en hausse de 3% dans le monde par rapport à l’année dernière. Dans l’Hexagone, le chiffre est encore plus impressionnant avec une hausse sur les quatre premiers mois de 19%.

En 2025, les salles obscures affichaient un chiffre d’affaires bien en dessous de la moyenne 2017-2019, reculant de 19%. Le pire se situe dans le pays de l’Oncle Sam avec une baisse de 22%, en lien évident avec la disparition des petits réseaux de salles. Pour la France, il est question d’une baisse de 17%. Cela dit, certains pays sont totalement à l’opposé et affichent une progression fulgurante. En Arabie Saoudite, le box-office a augmenté de 283% en 2025, porté par une multiplication par 5 du nombre d’écrans de cinéma par rapport à 2019. Outre ce chiffre extraordinaire, l’étude du CNC met en lumière la croissance asiatique, avec une progression de 10%. Le Vietnam et l’Indonésie dévoilent des hausses respectives de 70% et 27%. De quoi tirer vers le haut le résultat final.

Face au marché, les cinémas n’ont pas d’autre choix que de se réinventer, en remettant en question le modèle économique de la salle obscure et en s’essayant à de nouvelles stratégies. Effectivement, les blockbusters sont moins nombreux à l’affiche chaque année, “seulement” 79 contre 105 il y a une décennie.

En attendant que les cinémas développent une véritable stratégie numérique et que les studios se concentrent davantage sur les salles obscures, les exploitants proposent des expériences plus premium, et donc plus onéreuses, aux cinéphiles. Au-delà de la technologie utilisée, la “premiumisation” des cinémas passent également par une amélioration du confort. Au Royaume-Uni, le réseau Everyman propose aux spectateurs premium de commander à manger et à boire directement depuis leurs sièges. Aux Etats-Unis, certains ont dépensé 50 dollars pour pouvoir voir Dune : Troisième partie en format 70 millimètres IMAX. Une première…

En parallèle, plusieurs studios américains ont accepté d’allonger le délai de sortie des films au cinéma et leur disponibilité sur les plateformes. Effectivement, nous avons la chronologie des médias en France mais aux Etats-Unis, les spectateurs n’ont que quelques semaines à attendre pour découvrir un film tout juste sorti dans les salles obscures. Cette décision d’Universal et Paramount devrait permettre de redonner de sa superbe au cinéma.

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