La crise et l’augmentation du chômage qui en découle serait-elle profitable à Firefox (et aux navigateurs alternatifs) ? C’est en tout cas une partie de l’explication que fournit NetApplications, le site spécialisé dans les statistiques liées à l’usage d’internet à la progression de Firefox au détriment d’Internet Explorer.

browsers Firefox est lami des chômeurs

L’idée est simple : plus les gens restent chez eux, et plus ils surfent sur le navigateur de leur choix, et non pas sur le navigateur imposé par leur entreprise, à savoir Internet Explorer dans la plupart des cas. Et quand ils ont le choix, une partie des internautes utilise Firefox ou d’autres navigateurs alternatifs.

La montée du chômage – mais pas seulement – expliquerait donc en partie le fait que Firefox passe pour la première fois la barre des 20% de part de marché (21,34%) et que celle d’Internet Explorer tombe pour la première fois sous les 70% (69,77%) en novembre 2008, tendance qui se confirmerait en décembre.

Ajoutez à cela le fait que Google incite les utilisateurs de Gmail encore sous Internet Explorer 6 à passer sur Firefox ou Google Chrome, et vous avez un cocktails d’ingrédients de nature à déclencher un énième pétage de plomb Ballmerien (le pétage de plomb Ballmerien étant au web ce que la chevauchée Wagnérienne est à la musique classique).

Je me demande si nous n’assistons pas là à un mouvement de fond irréversible, et si malgré tous ses efforts, en l’absence d’une innovation de génie qui révolutionnerait le monde des navigateurs et du surf, Internet Explorer n’est pas voué à voir ses parts de marché lentement mais sûrement et inexorablement grignotées, le temps du monopole (ou des 95% de parts de marché) ne restant finalement comme un épiphénomène temporaire de l’histoire du web.