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Les montres connectées échappent finalement à la nouvelle réglementation européenne sur les batteries amovibles

La Commission européenne va imposer la présence d’une batterie remplaçable dans tous les objets tech, mais les montres connectées seront exemptées.

Dès 2027, tout objet tech portable commercialisé en Europe devra être équipé d’une batterie facilement remplaçable par l’utilisateur : PC, smartphones, consoles… Une mesure établie par la Commission européenne afin de lutter contre l’obsolescence programmée. Le 14 juillet dernier, la Commission a toutefois revu sa copie. Six catégories de produits vont en effet passer entre les mailles du filet :

« La Commission ajoute six nouvelles catégories de produits à la liste existante des exemptions. Il s’agit notamment des dispositifs portables tels que les montres connectées et les traqueurs d’activité, des jouets électroniques et des produits relevant du champ d’application de la directive ATEX (équipements pour atmosphères potentiellement explosives). »

À cela s’ajoutent les lunettes connectées ainsi que les dispositifs susceptibles d’être intégrés aux vêtements.

Les montres connectées exemptées

De fait, les montres connectées ne seront pas tenues de se plier à la réglementation européenne. La miniaturisation et la complexité de ces produits rendent en effet leur manipulation par le seul utilisateur compliquée. Ces dérogations ne sont pas les premières, puisque les appareils « à usage humide », comme les brosses à dents électriques ou les dispositifs médicaux, étaient déjà exemptés. Les batteries devront toutefois rester facilement remplaçables par un technicien professionnel.

Dès 2027, tous nos objets tech devront donc se conformer à cette nouvelle réglementation, y compris les smartphones. Il ne faudra cependant pas s’attendre à voir réapparaître des téléphones dotés d’un capot amovible, comme c’était le cas au début des années 2010. La réglementation exige seulement que la batterie soit accessible sans utiliser d’outils spécifiques au constructeur. En clair, l’utilisateur ou un professionnel pourra y accéder avec son propre matériel. Par exemple, Apple respecte déjà ces exigences sur ses derniers iPhone et iPad. En revanche, d’autres constructeurs doivent encore s’adapter à la réglementation. C’est le cas de Nintendo, qui a sorti une nouvelle version de sa Switch 2 en Europe. En effet, le premier modèle rendait la batterie inaccessible et était donc non conforme.

La Commission européenne régule l’un des plus gros marchés internationaux et bénéficie donc d’un poids considérable dans le monde de la tech. Par exemple, c’est elle qui, il y a quelques années, a imposé la présence d’un port USB Type-C sur tous les produits vendus, obligeant ainsi Apple à abandonner son connecteur Lightning. Elle légifère également sur les logiciels et les plateformes, notamment afin d’encadrer les services susceptibles de mettre en danger les données des utilisateurs.

  • À partir de 2027, tous les objets technologiques vendus en Europe devront avoir des batteries remplaçables, sauf pour certaines catégories.
  • Les montres connectées sont exemptées de cette réglementation en raison de leur complexité et miniaturisation.
  • D’autres produits comme les équipements médicaux bénéficient également d’exemptions similaires.

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