Le monde est fait de paradoxes, et le hardware informatique – Apple mis à part, je répète : Apple mis à part – tient une place de choix dans la grande liste de ces derniers, tant nombreuses sont les incohérences qui le caractérisent. Autant de nombreux efforts sont faits sur les interfaces utilisateurs, où l’ergonomie

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Le monde est fait de paradoxes, et le hardware informatique – Apple mis à part, je répète : Apple mis à part – tient une place de choix dans la grande liste de ces derniers, tant nombreuses sont les incohérences qui le caractérisent.

Autant de nombreux efforts sont faits sur les interfaces utilisateurs, où l’ergonomie des logiciels et le design des systèmes d’exploitation sont devenus des enjeux majeurs, autant, par la force de l’habitude, nous ne réalisons pas combien les machines elles-mêmes ont peu évolué au cours des dernières années, même si elles ONT évolué. Les fabricants ont établi des normes, ou plutôt certaines mauvaises pratiques sont devenues des standards de fait, dont il est difficile de se débarrasser.

Le plus étonnant dans l’affaire étant que nous nous adaptions sans broncher et sans rien trouver à redire à ce qui reste quand même des aberrations ergonomiques. Le paradoxe de l’informatique est là : un outil ultra-puissant, moderne, qui a révolutionné en profondeur nos modes de vie, servi par des machines archaïques à l’ergonomie très perfectible.

Si vous bossez sur PC et que vous n’avez pas réalisé à quel point votre machine, même récente, est mal conçue, ce petit florilège des moment énervants devrait vous rafraîchir un peu la mémoire :

  • combien de fils sous votre bureau ? J’en compte 11 sous le mien. Vous connaissez une autre machine chez vous qui nécessite un tel fatras de spaghettis ?
  • les prises USB, et généralement toute la connectique, qui se trouvent bien sûr au dos de l’unité centrale, le plus loin possible, qui elle-même… Bref, lumbago garanti pour connecter le moindre appareil, et que celui qui ne s’est jamais explosé le crâne en revenant d’une expédition de branchement dans les tréfonds de son poste de travail me fasse signe
  • les prises USB parlons-en justement : on a beau râler et le dire et le répéter, ces imbéciles de constructeurs continuent à fabriquer des jeux de prises systématiquement séparées de la même distance. Ce qui a pour effet que généralement sur 4 prises, vous n’arrivez à connecter que 2 ou 3 appareils maxi.
  • toujours les prises USB (c’est le plat de résistance) : vous avez remarqué que sur certains portables, même très fins, les prises USB étaient installées verticalement ? Résultat : si l’appareil que vous branchez est un peu épais, vous ne pouvez pas le connecter, sauf si vous surélevez votre portable pour créer un porte-à-faux. C’est ballot quand même.
  • l’antenne Wi-Fi, qui se morfond aussi derrière votre unité centrale, tout en bas de préférence, alors que l’on sait que c’est le pire endroit pour une bonne réception.
  • les fils de connexion des enceintes, souvent trop courts, car ne tenant pas compte du fait que la plupart du temps on les pose sur le bureau alors que l’UC est sous celui-ci. Remarque applicable également au câble de souris et de clavier, mais pas toujours.

On pourrait multiplier les exemples à l’infini comme cela, dans un inventaire qui aurait aussi bien pu être écrit il y a 5, 10 ou 15 ans. Je suis sidéré qu’en 2008 la plupart des PC standards de bureau, même haut de gamme, et à quelques exceptions près, soient encore constitués de plusieurs éléments séparés, et non pas bâtis sur le modèle de l’iMac !

Preuve irréfutable que les gens intelligents (les concepteurs de machines informatiques) sont aussi capables de faire des choses idiotes parfois, quand elle n’ont pas l’honneur de constituer la partie noble de leur mission.

Le premier qui dit achète un Mac est banni a vie de ce blog icon smile Le PC, charrette à bras de linformatique