Symantec casse sa tirelire et se paie Blue Coat

L’achat de Blue Coat par Symantec pour plus de 4,65 milliards de dollars à tout pour surprendre car cette entreprise très controversée depuis 2013, est considérée comme un ennemi d’internet.

Symantec : un rachat Blue coat qui fait polémique

Les rachats d’entreprises pour plusieurs milliards de dollars sont monnaie courante dans le high-tech la preuve avec l’acquisition de LinkedIn par Microsoft aujourd’hui, mais dans le secteur de la cybersécurité c’est assez rare. Symantec vient pourtant de mettre la main au portefeuille et a dépensé la bagatelle de 4,65 milliards de dollars pour racheter son rival Blue Coat.

Symantec rachète Blue Coat pour 4,65 milliards de dollars

Il s’agit d’une acquisition très importante dans le domaine de la sécurité qui fait polémique, car Blue Coat avait intégré une liste établie par Reporters sans frontières en 2013, en tant qu’ « ennemis d’internet ». Blue Coat va apporter de nombreux atouts à Symantec après ce rachat comme son portefeuille de 15 000 clients, des ressources technologiques impressionnantes, de très nombreux ingénieurs hautement spécialisés et une perspectives de croissance du groupe de 17% avec un chiffre d’affaires prévisionnel de plus de 4 milliards !

Un vrai géant de la cybersécurité absorbé par un autre géant. Ce rachat est aussi synonyme d’un changement de cap très important chez Symantec, puisque c’est le PDG de Blue Coat Greg Clark qui devrait prochainement prendre la direction de Symantec.

Greg Clark a déclaré après ce rachat : « Une fois combinés, nous allons offrir aux clients du monde entier – des grandes entreprises et des gouvernements aux consommateurs – une protection contre les menaces, mais également une sécurité dans le cloud inégalée. »

Un rachat qui fait polémique

Ce rachat fait polémique car Blue Coat n’est pas un Saint dans l’univers de cybersécurité. Comme nous le disions plus haut, il est considéré comme un ennemi d’internet pour ses technologies vendues à certains gouvernements comme la Syrie, le Koweit, l’Arabie Saoudite, l’Égypte ou la Birmanie par exemple.

Reporters sans frontières avait indiqué à l’époque : « La société propose aussi des systèmes d’analyse réseau appelés Intelligence Center, utilisés par des entreprises et des États pour assurer une veille du trafic réseau et détecter des problèmes techniques. Ils permettent également de surveiller le comportement des internautes ».

Blue Coat s’était retrouvé aux côtés de sociétés douteuses comme Trovicor, Amesys, Hacking Team, etc. toutes considérées comme des ennemis du Net « pour leurs équipements de surveillance du Net qui permettent la surveillance de journalistes, de net-citoyens, ainsi que de leurs sources potentielles. Leurs outils se basent sur la technologie d’analyse du contenu des paquets réseau dénommée Deep Packet Inspection, utilisée par de nombreux fournisseurs d’accès à Internet occidentaux pour réguler leur trafic et empêcher les connexions indésirables ». Difficile dans ces conditions, de ne pas se poser des questions sur les futurs outils de sécurité de l’entreprise…

Source 12


Répondre

Send this to friend

Lire les articles précédents :
Le PDG de Microsoft dans les locaux de LinkedIn
Microsoft annonce le rachat de LinkedIn

Microsoft rachète LinkedIn pour 26,2 milliards de dollars.

Fermer