Si vous intéressez un peu aux tendances du web et que vous ne vivez pas au fond d’une yourte sans électricité à plus de 3000 kilomètres de toute civilisation, vous l’aurez peut-être remarqué : la version française de TechCrunch, Techcrunch.fr, a cessé d’émettre depuis le 21 juillet 2009.

tcfr TechCrunch France : les raisons dun étonnant silence

Ce qui n’était au départ qu’une coupure passagère de vacances estivales annoncée laconiquement par Alain Eskenazi, le rédacteur et traducteur de TechCrunch.fr par un « C’est l’été, blog au ralenti » déjà devenu aussi culte que la dernière chanson de Jim Morrison, s’est transformé au fil des semaines, puis des mois, en quelque-chose qui ressemble davantage à un arrêt définitif de l’image et du son. Bref, il a tellement ralenti qu’il s’est arrêté.

Alors quoi ? La date du 21 juillet aurait-elle été fatale à ce célèbre et très respecté blog, qui dans sa version française ne se contentait pas de traduire les infos de son grand frère américain, mais proposait un contenu de plus en plus personnel et détaché de la ligne éditoriale de la grosse machine à news high tech de Michael Arrington ?

Etait-il arrivé quelque-chose à Alain, son auteur, ou bien un clash avec le big boss, réputé assez caractériel ? se demandait tout le web français, inquiet (mais aussi peut-être heureux de voir un concurrent disparaître dans les abîmes du cyberespace)…

Pour en avoir le cœur net, rien de tel qu’un contact direct avec le dernier contributeur de TechCrunch.fr, à savoir Alain Eskenazi himself en personne. Dont acte. Première bonne nouvelle, même si vous n’êtes pas intimes : apparemment il va bien :-)

Alors Alain, c’est quoi ce bordel ?

« Comme tu le sais j’ai collaboré avec Ouriel sur TechCrunch France depuis juin 2007, puis repris tout seul le blog après son départ. Puis un peu usé par ce quotidien en veille permanente et en blogging quasi live (tu sais de quoi je parle), j’ai choisi de faire un break avec TechCrunch. Surtout que ce n’était pas mon activité principale. Je leur ai fait connaitre mon désir de souffler, de m’arrêter tout en restant disponible pour les aider à une transition en douceur ou mettre en place une nouvelle équipe. »

Et alors ?

« Et ben c’est très simple : plus de nouvelles. Michael Arrington m’ai fait part de son intention de prendre en main la suite des événements début septembre. Sans véritable réponse, je n’ai pas repris le blog seul de ma propre initiative. Voila tout est ouvert… ou fermé. Je n’en sais pas plus sur les plans de TechCrunch aujourd’hui.
C’est dommage cet abandon du blog mais c’est leur blog après tout. Je pense qu’ils savent ce qui font. »

D’accord, mais et toi dans tout ça alors, des projets ?

« Pour ma part je continue mes activités à plein temps sur Internet avec du marketing, des projets web en vidéo et de l’écriture de contenus. Je continue de gérer egalement, pour le plaisir, mon humble petit blog, vieux de près de 4 ans :  Franceisrael.blogspot.com. Et je suis ouvert à tout projet web intéressant. »

Bon, merci Alain, voici qui nous éclaire un peu plus sur les raisons d’un étonnant silence. Cela étant nous n’en savons guère davantage sur l’avenir de TechCrunch France, même si quelques informations laisseraient penser que le blog reviendrait bientôt dans une nouvelle formule. Informations non vérifiées pour le moment. Je vous en dirai plus si je sais quelque-chose de fiable.

Ironie du sort, vous remarquerez que le dernier billet de techCrunch.fr est certainement celui qui a recueilli à ce jour le plus de commentaires, davantage même que celui ou Ouriel annonçait son départ.