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Test de 007 First Light : comment ce jeu vidéo réinvente avec malice le mythe de James Bond

007 First Light est le nouveau jeu vidéo des créateurs de la franchise Hitman. Il cherche à réinventer le mythe de James Bond. On y a joué.

Plus de 70 ans d’existence, une vingtaine de films, un personnage devenu presque un cliché… qu’il est difficile de s’approprier le mythe James Bond aujourd’hui ! C’est pourtant la mission qui a été confiée au studio danois IO Interactive (Hitman). Il livre aujourd’hui sa propre vision de l’agent britannique, un jeu vidéo nommé 007 First Light. Un blockbuster efficace et inventif que nous avons pu faire en avant-première.

Je découvre 007 First Light

007 First Light met en scène un jeune James Bond de 26 ans (Patrick Gibson) dans un jeu d’action extrêmement bien rythmé. Il commence son aventure au sein de la marine britannique et à la suite d’une mission qui tourne mal, il se fait remarquer par le MI6. Au fil du jeu, on suit sa formation d’espion puis ses premières missions dans un scénario bien ficelé qui n’a rien à envier à ceux des films. Tous les ingrédients de la licence sont là : voyage autour du monde, gadgets absurdes, bagarres entre espions, grand méchant qui veut dominer la planète et scènes d’action mémorables.

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On suit James pendant sa formation d’espion © Presse-citron

IOI parvient à se démarquer par l’angle choisi : celui du jeune Bond en formation, mais aussi par son humour nordique bien à lui. Comme Hitman, First Light bénéficie de cette micro-dose de crétinerie qui le rend mémorable. Le studio réussit avec brio à réinventer le personnage, à tel point qu’on a presque la sensation de le découvrir. Jeune loup téméraire, grande gueule mais flegmatique, il n’en reste pas moins attachant grâce à l’interprétation malicieuse de Gibson. Ajoutons à cela un jeu visuellement réussi, propulsé sur PC par les dernières technologies de Nvidia (DLSS 4.5 avec génération d’images). À noter que pendant l’été, First Light accueillera une mise à jour ajoutant le path tracing, le rendant encore plus beau.

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Les grands poncifs de la saga, comme ici le labo de Q, sont présents © Presse-citron

Rien que pour vos jeux

Le jeu se veut très classique dans son approche du genre, mais il n’oublie pas d’utiliser intelligemment l’héritage du studio danois. Prenez un titre d’aventure rythmé comme Uncharted, puis les derniers Hitman. Mixez le tout, retirez le superflu : vous obtenez 007 First Light. Après une longue intro dirigiste (mais pas ennuyeuse pour un sou) nous voilà lancés dans le grand bain avec des missions qui se basent sur un schéma simple mais efficace. Lâché dans un niveau ouvert, nous devons atteindre notre objectif par nos propres moyens, à l’image de ce qu’on faisait aux commandes de l’agent 47. Même si un chemin plus « naturel » est suggéré, IOI offre plusieurs moyens de procéder.

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Certaines missions semblent droit sorties de Hitman © Presse-citron

Par exemple, l’une des premières missions nous demande d’infiltrer un hôtel en Slovaquie, à nous de nous y balader, d’observer, de glaner des infos et de procéder. Passer par la cave ? Par la buanderie ? Voler un accès presse ou faire de la grimpette ? Pirater une radio à l’aide de notre montre pour détourner l’attention et passer un poste de contrôle ? À nous de voir, l’important étant d’atteindre notre but. Que les allergiques à la formule Hitman se rassurent, elle a été écrémée à l’extrême pour des questions de rythme ; la progression se fait naturellement, rapidement, et jamais Bond ne passe de longues minutes immobile à observer les PNJ pour comprendre leur routine.

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Le jeu nous fait voyager partout dans le monde © Presse-citron

Ces séquences ne sont qu’une partie de notre aventure, puisqu’elles en mènent à d’autres, plus dirigistes mais spectacularies. C’est là qu’IOI en met plein les mirettes avec des séquences souvent folles dignes de la saga. Là où le studio se démarque, c’est bien dans la variété des situations. Courses-poursuites, infiltration, fusillades, conduite… 007 First Light arrive à ne jamais laisser s’installer l’ennui en enchaînant les séquences différentes très rapidement. Pourtant, aucune n’est vraiment incroyable : la conduite est pénible, les combats médiocres, l’infiltration frustrante et les phases de tir imprécises, mais c’est bien la manière de les doser et de les contextualiser qui fait de First Light un jeu aussi bon que rythmé. Inexplicablement, le cocktail fonctionne du tonnerre. Au menu des autres défauts, on peut évoquer une absence de VF, des bugs assez nombreux (peut-être dus à notre version de test) ou encore une histoire qui prend un peu trop son temps pour se mettre en place.

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Qui dit James Bond, dit infiltration © Presse-citron

007 First Light était un pari audacieux pour le studio danois IOI. Un pari qu’il réussit haut la main. Leur bébé est un jeu d’action diablement efficace qui séduira les fans de l’agent britannique, mais aussi ceux qui cherchent un bon blockbuster vidéoludique. De quoi lui accorder bien plus qu’un simple 007 sur 10.

Je découvre 007 First Light

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007 First Light

60 euros
8

Note globale

8.0/10

On aime

  • Une réinterprétation rafraîchissante de James Bond
  • Histoire prenante
  • Grande variété des phases de gameplay
  • Très rythmé

On aime moins

  • N'excelle en rien
  • Met du temps à démarrer