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5 choses à savoir sur Beem, la start-up française devenue reine du solaire

Grâce à des produits épurés, simples et de qualité, Beem conquit le marché européen du solaire en autoconsommation.

En seulement quatre ans d’existence, Beem s’est imposée comme une référence dans la filière du solaire en France. Les kits proposés par la jeune pousse basée à Nantes se vendent comme des petits pains, une prouesse dans un secteur hautement concurrentiel.

Car les Français se tournent de plus en plus vers cette alternative. Alors que seulement 3 000 sites d’autoconsommation parsemaient l’Hexagone en 2015, ce chiffre a explosé à 440 000. Une tendance qui s’explique surtout par la hausse constante du prix de l’électricité, poussant les consommateurs à se tourner vers des solutions plus économiques. Beem a su tirer son épingle du jeu, voici 5 choses à savoir sur cette jeune pousse devenue grande.

Beem a été cofondée par des hommes aux parcours très différents

La start-up est le fruit d’une collaboration entre trois profils singuliers. Ralph Feghali, le PDG actuel, est un ingénieur agronome parisien. Pierre-Emmanuel Roger, lui, a passé dix ans chez Renault où il a travaillé sur des voitures électriques. Il est aujourd’hui le directeur technique de Beem.

Issu de l’École de design de Nantes et passé chez un certain Google, Arthur Kenzo est le chef designer de l’entreprise. Beem a aussi bénéficié de soutien d’Imagination Machine, un start-up studio installé Nantes par Rob Spiro, « serial entrepreneur » de la Silicon Valley.

Des aspects de son modèle sont comparables à celui d’Apple

La force de Beem réside non seulement dans les performances de ses produits, mais aussi dans leur simplicité d’utilisation et leur design distinctif. La société propose des kits solaires prêts à brancher, avec des panneaux à l’esthétique reconnaissable.

Si ses cellules solaires et batteries sont conçues en Chine, Beem attache une attention particulière au montage des supports, au contrôle qualité et à l’emballage, aspect auquel la start-up est particulièrement attachée. Chacune de ces étapes est réalisée en France, assure-t-elle.

Beem a déjà levé près de 30 millions d’euros

La jeune pousse a pris son envol en partie grâce aux fonds qu’elle a levés successivement. En 2019, elle a réalisé un premier tour de table en seed de 2 millions d’euros. Deux ans plus tard, elle a enchaîné avec une levée de 7 millions d’euros en série A. Elle a couronné ces succès l’année dernière, en ajoutant 20 millions d’euros supplémentaires à son capital.

Parmi ses investisseurs, on retrouve Cathay Investment, 360 Capital, Alter Equity 3P, BNP Paribas Développement ou encore Bpifrance.

La start-up vise 500 000 installations en Europe d’ici à 2030

Au fur et à mesure de ces levées, Beem a pu renforcer ses équipes. Elle compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés et s’est implantée dans dix pays européens. Grâce à un partenariat avec Leroy Merlin qui lui a permis de drastiquement étendre sa présence, ses produits sont désormais proposés dans 500 enseignes à travers le Vieux Continent.

Beem vise les 500 000 installations en Europe d’ici à 2030, un objectif qu’elle espère atteindre grâce à son déploiement récent en Italie, où le solaire est particulièrement prisé.

Beem veut créer un écosystème énergétique complet pour les foyers

La jeune pousse ambitionne d’étendre ses activités au-delà des simples kits solaires, comme en témoigne sa solution de toiture Beem Roof, ainsi que Beem Battery, qui permet de stocker l’énergie solaire. De nouvelles solutions vont bientôt compléter son offre. Energy Switch est un capteur-routeur intelligent qui s’intègre au tableau électrique, il mesure la consommation énergétique du foyer et pilote intelligemment l’excédent de production.

Pour sa part, le logiciel Beem Go surveille la consommation énergétique en temps réel, optimise l’utilisation de l’énergie produite, et vise à réduire la facture d’électricité des consommateurs jusqu’à 23 %. Enfin, le Beem Charger exploite intelligemment l’excédent d’énergie solaire pour alimenter les véhicules électriques tout en permettant, si nécessaire, de réinjecter l’énergie stockée dans la batterie du véhicule vers le réseau domestique. À noter que la technologie n’est, pour l’heure, pas disponible en France en raison du réseau et de la législation.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Exactement ! Beem c’est comme apple, c’est très cher et il y à largement mieux. Pour ne citer que du français, il y a notamment “mater france”. Qui propose des panneaux plus puissant pour moins cher 😉

Les commentaires sont fermés.