Passer au contenu

9 Parisiens sur 10 votent contre les trottinettes électriques partagées

Il faut toutefois relever que la participation était inférieure à 8 %…

  • Les parisiens ont voté dimanche 2 avril 2023 contre les trottinettes électriques en libre service dans la ville
  • Les trois opérateurs de flottes de trottinettes partagées ont pris acte de la décision et ne renouvelleront pas leur service à compter du 1er septembre
  • Avec une participation de 8 % seulement, la représentativité du vote peut toutefois poser question

Le résultat du référendum local sur les trottinettes électriques en libre service à Paris est tombé, et la pilule est très certainement difficile à avaler pour les trois opérateurs Lime, Tier et Dott : dimanche 2 avril 2023, près de 90% des votants se sont prononcés pour chasser définitivement les trottinettes électriques en libre-service des rues de la capitale.

Ce mode de tranport doux a débaqué à Paris presque comme un tsunami en 2018 – prenant de court les autorités locales. Rapidement les incivilités se sont multipliées : trottinettes sur les trottoirs, abandonnées n’importe où, ou encore jetées dans la Seine. Mais dans le même temps, ces trottinettes ont aussi trouvé leurs aficionados.

 

Le service est extrêmement populaire, d’où ces conséquences parfois néfastes sur la vie des parisiens. Mais, vous l’aurez compris, ce ne sont en grande majorité pas les (souvent jeunes) utilisateurs de ces flottes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote. Mais plutôt les riverains dans le camp du “contre”.

La participation au scrutin elle-même a de quoi poser quelques questions : seuls 8 % des électeurs ont fait le déplacement dans leur butreau de vote dimanche, 9 sur 10 faisant partie visiblement des plus mobilisés contre ce mode de transport. L’issue du scrutin, même si elle est finalement peu surprenante, n’était pourtant pas jouée d’avance.

A priori le sujet ne déchaînait en réalité pas tant que ça les foules. Au point d’agacer fortement ceux qui faisaient l’expérience des conséquences du plus gros des incivilités, notamment les personnes âgées ou à mobilité réduite. Le gouvernement, de son côté, était plutôt favorable au maintien de ce mode de transport.

Tout en mettant en place des mesures pour durcir la réglementation et mieux encadrer les opérateurs. Par exemple, mercredi dernier, l’âge minimum pour utilisere ces trottinettes est passé de 12 à 14 ans, et les amendes en cas de non-respect de 35 à 135 euros. Or, localement, les parisiens les plus excédés par les incivilités liées aux trottinettes ne semblent plus croire qu’il est possible de faire quelque chose via plus d’encadrement.

Anne Hidalgo ayant promis de prendre en compte l’issue du référendum local quel que soit le résultat, c’est avec regret que Dott, Lime et Tier Mobility, cité dans les colonnes du Figaro, ont “pris acte” du vote des Parisiens. Ils confirment que leur service “ne sera pas renouvelé” dans la capitale “à compter du 1er semptembre” 2023. 

Directement concernés par ce vote, ces acteurs avaient de leur côté fait tout leur possible pour mobiliser le camp des “pour”. Paris est une vitrine de leurs activités en France et dans le monde. Ils se sont donc associé à des influenceurs et ont même rendu les courses gratuites le jour du vote.

Ces efforts n’ont pourtant visiblement eu pratiqment aucun impact… et au vu de la participation de 8 % on peut même parler d’échec cuisant. De fait, les opérateurs de trottinettes partagées semblent victimes de la sociologie de leurs utilisateurs, souvent jeunes et peu enclins à se déplacer en bureau de vote…

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

1 commentaire
1 commentaire
  1. oui sûrement, les opérateurs de trottinettes partagées ont été victimes de la sociologie de leurs utilisateurs, mais encore plus, de l’INCIVILITÉ des utilisateurs

Les commentaires sont fermés.