A l’avenir, serons nous surveillés par des robots en permanence ?

Des chercheurs développent une intelligence artificielle dont la mission sera de traquer les personnes sur les images de surveillance, à partir d’un essaim de robot composés de différents types de caméras.

Un système de surveillance capables d'interpréter des essaims de caméras ou de robots

L’université de Cornell aux Etats-Unis a dévoilé dans ses chroniques en ligne, son projet de relier des caméras robots entre elles pour travailler en groupe. La tâche de suivre une personne ou un objet de caméra en caméra est une chose difficile pour l’œil humain. Même si des systèmes permettent déjà de le faire pour nous, ils concernent principalement des caméras fixes dans un réseau restreint. Ces chercheurs travaillent sur un modèle de vidéosurveillance intelligent permettant à des robots en mouvement de coopérer et de traquer une cible.

Un système de surveillance basé sur le deep learning

La science-fiction aurait-elle anticipé une fois de plus notre avenir. Difficile de ne pas penser au  « Big Brother » d’Orwell lorsque l’on pense aux caractéristiques du projet. Le projet mené à terme permettra de faire travailler ensemble des caméras mobiles, des caméras statiques et des caméras venant d’autres sources pour compléter les images de surveillance. Avoir un grand nombre d’images est un avantage pour obtenir une surveillance efficace. Cependant, il est difficile pour des humains de les interpréter en temps réel, alors que l’abondance d’images rend les machines plus efficaces.

Ce sera donc le travail du système qui compilera les images de chaque caméra et les interprétera de façon autonome grâce à une intelligence artificielle par le biais du deep learning, c’est-à-dire capable d’apprendre et anticiper à partir d’un flux de données et de statistiques constant. C’est la même technologie qui permet à une voiture autonome de reconnaître son environnement et de ne pas confondre un panneau stop avec une boîte de pizza. Si le système a accès à internet, il pourra aussi chercher des informations en direct pour l’aider à nommer des objets ou des visages.

Le système fonctionnera avec tous types de caméras

Le projet de Cornell University est financé par une subvention de l’office de recherche navale de l’armée. La subvention est à hauteur d’1,4 million de dollars permettant de couvrir quatre ans de recherches. Les applications dépasseront le cadre de la surveillance car le système pourra tout aussi bien être efficace pour déminer un terrain, assainir un terrain après un accident nucléaire ou opérer dans une zone à risque après une catastrophe, retrouver une personne malade d’Alzheimer, etc.

Toutefois, avant même de penser à programmer ou fabriquer des drones ou des robots, il faudra d’abord créer un logiciel capable de reconnaître des objets ou des personnes, puis de les suivre sur l’image le tout sur plusieurs caméras. Enfin, ce logiciel devra être capable de fonctionner avec différents types de caméras, qu’elles soient fixes ou mobiles, qu’elles viennent de robots, de bâtiments, de voitures autonomes, etc. L’intelligence artificielle devra aussi pouvoir interpréter le comportement des personnes suivant le contexte. Par exemple, une personne qui courre est une menace potentielle dans une banque, alors que la menace serait inexistante sur un terrain de sport.

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