Pourquoi avoir deux écrans quand on peut n’en avoir qu’un ? Le format 32:9, extra-large, peut représenter une solution intéressante pour les joueurs en quête d’immersion ou les travailleurs qui ont besoin d’un grand bureau. Sur le marché, on connaît surtout le Samsung Odyssey OLED G9, mais d’autres challengers ne sont pas moins intéressants, comme le Philips Evnia 49M2C8900L que nous testons aujourd’hui.
Le Philips Evnia 49 est un moniteur qui propose un affichage de 49 pouces incurvé pour 999 euros. Son grand atout, c’est sa dalle QD-OLED en plus de son format hors normes. Nous avons pu l’utiliser pendant une semaine, voici notre verdict.
Ce qu’il propose
Imaginez coller deux écrans 16:9 de 27 pouces, puis éliminer les bords entre les deux. Voici l’expérience que propose le Philips Evnia 49 : une dalle QD-OLED extra-large d’une définition de 5120 x 1440 pixels. Seul point noir de la fiche technique : un taux de rafraîchissement limité à 144 Hz, ce qui est le grand minimum en 2026. Un sacrifice consenti pour faire baisser la douloureuse.

Notons aussi que le moniteur dispose d’une courbure de 1800R, ce qui est classique sur ce format. De fait, les bords sont plus proches de nos yeux, pratique : quand on regarde de biais, nous n’avons pas cette sensation de « lointain ». Pour rappel, la courbure d’un écran se calcule comme suit : si la dalle fait un cercle complet, son rayon serait de 1,8 mètre. De fait, plus le chiffre est bas, plus la dalle est incurvée. Les écrans les plus incurvés du marché adoptent une courbure de 1000R.

Parlons rapidement du design. Philips a joué sa sobriété avec un châssis blanc en plastique du plus bel effet. L’écran est maintenu par un pied ajustable sur 12 cm en hauteur et pivotant dans tous les sens jusqu’à 20 degrés, suffisant pour trouver la bonne position. Seule fantaisie ? La présence de 24 LED à l’arrière. Il est possible de les allumer, de les éteindre, d’en changer la couleur mais aussi de les faire réagir à ce qui se passe à l’image en temps réel. Sur le papier, c’est amusant, mais en pratique, cela devient rapidement pénible. Nous les avons désactivées très rapidement.

On peut aussi compter sur une connectique complète, avec un port DisplayPort 1.4, deux ports HDMI 2.0, un port USB-C Power Delivery pour recharger ses jouets tech, un port Jack ou encore 4 ports USB 3.2 Type-A.

L’écran s’avère très encombrant, avec une profondeur de 40 centimètres et un poids de 14 kilos avec le pied. Des données à prendre en compte avant l’achat, l’Evnia ne pouvant s’adapter à tous les bureaux. Si vous manquez de place chez vous, ce n’est peut-être pas le bon choix.

La dalle QD-OLED du Philips Evnia 49 s’avère très correcte, avec un contraste de 1 000 000:1 (noirs très profonds) et un calibrage qu’on peut modifier à l’envi. Comme d’habitude, le mode standard a tendance à faire « péter » les couleurs, mais Philips propose plusieurs profils personnalisables, à l’utilisateur de trouver celui qui lui sied. Pour notre part, nous avons choisi une colorimétrie plus naturelle (Delta E de 2). Chose pratique, il est possible de changer de profil à la volée avec le bouton physique situé derrière. Nous avons mesuré la luminosité maximale à 300 cd/m² en SDR, ce qui n’est pas très élevé, mais suffisant pour un moniteur destiné à rester à l’intérieur. Un calibrage correct et carré, en somme.
Notre expérience avec le Philips Evnia 49
Revenir sur nos deux écrans après avoir testé l’Evnia ? Que c’est difficile ! Le format 32:9 apporte réellement un plus non négligeable. Couplé au contraste apporté par l’OLED, il rend le jeu vidéo plus agréable, plus immersif. On est totalement plongés dans nos univers virtuels. C’est particulièrement plaisant sur des jeux qui veulent vous happer, comme des titres d’aventures tels que Pragmata, Crimson Desert, ou encore des jeux de course ou des FPS. Même sur des softs qui misent moins sur l’ambiance, comme World of Warcraft ou Anno 117, l’affichage extra-large apporte un confort non négligeable. Attention toutefois, puisque tous les titres du marché ne sont pas compatibles. C’est par exemple le cas de Diablo 4, qui affiche des vilaines bandes noires sur les côtés (Blizzard limite son bébé au format 21:9).

Le Philips Evnia 49 n’est pas non plus l’écran ultime pour le gaming, loin de là. Son taux de rafraîchissement limité à 144 Hz représente un sacré frein pour beaucoup de joueurs. C’est suffisant pour les jeux solos où l’immersion prime, mais bien trop peu si vous êtes adepte des titres compétitifs.

Pour le travail, le Philips Evnia 49 apporte également un sacré confort. Pendant notre semaine de test, nous avons profité de son immense affichage pour multiplier les fenêtres à l’envie. Quel plaisir d’avoir tant d’espace ! Cependant, il faut garder à l’esprit que nous n’avons ici qu’un seul bureau, et non deux comme sur une configuration dual screen. Cela induit certaines limitations, comme l’impossibilité de jouer sur un écran et de regarder une vidéo sur un autre. Il faut s’adapter. À noter qu’en branchant deux PC (ou autre comme une console), on peut diviser l’image en deux. Pratique.

Enfin, signalons la présence d’enceintes dans l’écran. Au nombre de deux, elles sont peu puissantes et surtout situées à l’arrière. Cela donne un son peu naturel et étouffé. Toutefois, c’est pratique pour montrer une vidéo à un ami ou même pour jouer sans casque quand on n’a pas envie d’en porter un. Tous les moniteurs ne proposent pas d’enceintes, c’est donc un plus non négligeable, même si nous aurions aimé quelque chose de plus qualitatif.
Alors, on achète ?
Le Philips Evnia 49 n’est pas le meilleur écran 32:9 du marché, cette palme revient au Samsung Odyssey OLED G9. Mais le Samsung a un défaut majeur : son prix. Il atteint les 1200 euros. C’est là que Philips tire son épingle du jeu. Certes, l’Evnia 49 est un peu moins bon, mais il est aussi clairement moins cher. Pour ceux qui veulent un écran ultra immersif pour les jeux solos, c’est le bon compromis. Le seul vrai point faible, c’est son taux de rafraîchissement, mais pour ceux qui ne veulent pas performer, c’est un sacrifice acceptable.

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