Si vous vivez dans l’une des communes de l’Île-de-France, vous les avez probablement vu apparaître, attachés à certains poteaux. Des boîtiers, de couleur blanche et orange, sont installés un peu partout dans des villes comme Trappes, Versailles ou encore Plaisir.
Ils font en fait partie d’une étude autour de la géothermie. La géothermie en Île-de-France représente une source majeure d’énergie renouvelable, principalement utilisée pour alimenter des réseaux de chauffage urbain grâce à la chaleur extraite des nappes d’eaux souterraines situées à des profondeurs allant de 1 500 à 2 000 mètres.
Ces étranges boîtiers blancs et orange sont les “oreilles” d’une étude sur la géothermie
Ces eaux, atteignant des températures entre 55 et 80 °C, sont inadaptées à la consommation, mais parfaites pour le chauffage urbain, faisant de la région parisienne l’un des plus grands centres de chauffage urbain d’origine géothermique en Europe. La nappe du Dogger constitue actuellement le principal aquifère géothermique exploité en région parisienne.
Toutefois, dans le cadre du projet Géoscan, les autorités cherchent de nouveaux emplacements pour réaliser des forages et exploiter cette énergie renouvelable pour le chauffage collectif urbain. C’est la raison d’être même de ces fameux boîtiers, et des étranges camions qui passeront dans les environs.
Très concrètement, les boîtiers en question sont les oreilles d’un protocole visant à cartographier le sous-sol. Des camions vont envoyer des vibrations dans le sol, et leur écho sera capté par ces boîtiers. De quoi, à l’aide de modèles informatiques, donner une idée plus précise du potentiel géothermique et d’éventuels emplacements pour de nouveaux forages.
Compte tenu de la difficulté à réaliser ces opérations, il est demandé aux passants et aux riverains de ne surtout pas toucher ou déplacer ces boîtiers. Leur emplacement précis étant enregistré dans une base de données indispensable à la fiabilité des calculs – et étant le fruit d’une étude technique approfondie, comme le souligne un avis présent sur ou à proximité de ces appareils.
Des projets comme la centrale géothermique de Bagneux illustrent l’intérêt de la géothermie pour le chauffage urbain. Inaugurée en 2016, cette centrale exploite la chaleur du Dogger. La chaleur récupérée est utilisée pour chauffer l’eau d’un réseau de chauffage urbain qui dessert environ 9 500 logements à Bagneux et dans la ville voisine de Châtillon.
Si l’étude de Géoscan est un succès, de nombreux logements de la région pourraient bénéficier de ce mode de chauffage particulièrement propre dans un futur proche. Une carte des passages de camions sondeurs (causant des vibrations) est disponible à cette adresse. La campagne de mesures prendra fin le 15 avril 2024.
- Des riverains se demandent pourquoi des boîtiers blanc et orange accompagnés d’étranges camions apparaissent dans leur rue.
- Il s’agit en fait d’une campagne de mesures pour sonder le potentiel géothermique de villes en périphérie de Paris.
- Ces mesures peuvent potentiellement permettre d’installer de nouvelles centrales géothermiques permettant de chauffer de nombreux habitants via cette source d’énergie propre.
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