Le scandale d’espionnage à partir du logiciel espion Pegasus a frappé de plein fouet son éditeur, la société israélienne NSO Group. Ainsi, les États-Unis l’ont placé sur une liste noire d’entreprises sur lesquelles sont appliquées de nombreuses restrictions commerciales.
De son côté, Facebook, par l’entremise de WhatsApp, a lancé une procédure judiciaire à l’encontre de la compagnie aux États-Unis. Elle accuse en effet la firme d’avoir utilisé une faille dans la messagerie sécurisée pour infecter des smartphones Android. Comme le rapportent nos confrères du Monde, Google et Microsoft se sont joint à cette offensive.
“Ces entreprises sont devenues dangereuses”
C’est désormais au tour d’Apple de porter plainte contre l’éditeur du logiciel Pegasus. La marque à la pomme demande ainsi « une injonction permanente pour interdire à NSO Group d’utiliser tout logiciel, service ou appareil Apple ».
Dans la foulée, Craig Federighi, vice-président senior de l’ingénierie logicielle de la société californienne, n’a pas mâché ses mots contre NSO Group : « Les acteurs parrainés par l’État, comme NSO Group, dépensent des millions de dollars dans des technologies de surveillance sophistiquées sans avoir à rendre des comptes. Cela doit changer… Les appareils Apple sont le matériel grand public le plus sûr du marché – mais les entreprises privées qui développent des logiciels espions parrainés par des États sont devenues encore plus dangereuses. »
Pour rappel, les attaques menées sur iOS via iMessage permettaient une installation discrète du logiciel espion. La firme de Cupertino estime depuis avoir réglé le problème grâce aux améliorations de sécurité réalisées sur iOS 15. À ce jour, elle « n’a n’a pas observé de preuves d’attaques à distance réussies contre des appareils fonctionnant sous iOS 15 et les versions ultérieures. »
Enfin, Apple enfonce le clou et promet qu’elle viendra en aide aux « organisations qui mènent des recherches sur la cybersurveillance ». Pour cela, elle leur fournira des ressources techniques et versera 10 millions de dollars (ainsi que les dommages et intérêt qu’elle pourrait récupérer lors du procès) à des instances qui luttent dans le domaine de la contre-surveillance.
Mis en cause, NSO Group a réagi par le biais d’un porte-parole. Il estime que « des milliers de vies ont été sauvées dans le monde entier grâce aux technologies de NSO Group » et que la compagnie « continuera de se battre pour la vérité »
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Fabricant…
ET le gouvernement Français il en pense quoi ?
Va t’il poursuivre aussi la société israélienne ?
Je pense que non vu qu’au gouvernement ce sont des vraies carpettes.
Si ça se trouve notre gouvernement fait parti de ceux qui utilisent ce logiciel espion pour nous traquer.