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Arnaques téléphoniques: comment va fonctionner le nouveau dispositif de protection lancé dès octobre ?

À partir du 1er octobre, un nouvel outil de protection contre les arnaques téléphoniques entre en vigueur. Mais comment fonctionne-t-il ? Et comment vous protéger ?

Marre des arnaques téléphoniques qui pullulent ? Bonne nouvelle, dès le 1er octobre 2024, un nouveau dispositif de protection sera déployé. Fruit de la loi Naegelen adoptée en juillet 2020, il impose aux opérateurs téléphoniques de garantir l’authenticité des numéros affichés sur les écrans des appelés.

L’usurpation de numéros, ou “spoofing”, est devenue monnaie courante chez les escrocs. Ils s’approprient les identifiants d’institutions respectables pour tromper leurs victimes. Banques, Sécurité sociale, services publics : aucun secteur n’échappe à cette pratique frauduleuse. Les conséquences sont souvent désastreuses pour les victimes, avec des pertes financières parfois considérables.

Défi technique

Face à ce constat alarmant, les autorités ont décidé de passer à l’action. La nouvelle mesure oblige les opérateurs à vérifier l’origine des appels et messages. Si l’authenticité n’est pas garantie, ils doivent interrompre la communication avant même qu’elle n’atteigne le destinataire. Pour l’utilisateur, le changement sera imperceptible. Les appels suspects seront filtrés en amont, sans même faire sonner le téléphone.

La mise en place de ce système a représenté un défi technique de taille. Romain Bonenfant, directeur de la Fédération française des télécoms (FFT), souligne la complexité du projet auprès du Figaro : “Cela a été très long et très compliqué à mettre en œuvre, cela a nécessité beaucoup d’investissements à la fois techniques et humains de la part des opérateurs.” En effet, avec plus de 200 opérateurs en France, la coordination s’est révélé laborieuse.

L’enjeu principal résidait dans le partage des données relatives aux numéros de téléphone et à leurs propriétaires. Les opérateurs ont dû collaborer étroitement pour créer un système commun, une première dans le secteur. Cette coopération a permis de jeter les bases d’une solution inédite au niveau mondial.

Déploiement progressif

Attention, ce dispositif ne sera pas 100% efficace à son lancement. Dans un premier temps, il ne s’appliquera qu’aux appels de fixe à fixe, hors lignes cuivre. Le réseau mobile et les lignes professionnelles ne sont pas encore concernés. “Au 1er octobre, on va commencer à tester les coupures sur les appels non authentifiés de fixe à fixe hors lignes de cuivre” explique Romain Bonenfant. Il s’agit d’une première étape, les fondations d’un système appelé à s’étendre progressivement.

Si la technologie progresse, la vigilance des utilisateurs reste donc primordiale. La FFT insiste sur l’importance de l’éducation des abonnés. Dans le milieu bancaire par exemple, il existe une règle d’or : un conseiller ne demandera jamais un code de carete bleue ou autre informations sensible par téléphone.

L’arnaque au faux conseiller bancaire illustre parfaitement l’ampleur du problème. Selon Julien Lassalle, chef du service de surveillance des moyens de paiement scripturaux à la Banque de France, ces escroqueries ont coûté près de 375 millions d’euros aux Français en 2023. Un chiffre qui donne le vertige et justifie pleinement les efforts déployés pour contrer ce phénomène.

  • Un nouvel outil de lutte contre les arnaques téléphoniques entre en vigueur le 1er octobre 2024.
  • Les opérateurs doivent désormais garantir l’authenticité des numéros affichés lors des appels.
  • Le système, limité dans un premier temps, sera progressivement étendu pour couvrir l’ensemble des réseaux.​​​​​​​​​​​​​​​​

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