- Ruby Franke expliquait à ses millions d’abonnés comment éduquer correctement ses enfants
- Elle a été interpellé pour des faits de maltraitance aggravée après qu’un de ses enfants ait pris la fuite et se soit réfugié chez des voisins
- Cette affaire rappelle certaines dérives propres aux chaînes YouTube familiales
2,5 millions. C’est le nombre d’abonnés que la chaîne YouTube 8 Passengers comptabilisait avant sa suppression. Sa gestionnaire, Ruby Franke, habitante de l’Utah, est aujourd’hui en prison en compagnie de son associée Jodi Hildebrandt. Elle est poursuivie pour maltraitance aggravée sur ses enfants.
Une méthode ultra violente d’éducation des enfants
Tout a commencé lorsqu’un de ses enfants s’est enfui pour se ruer vers une maison voisine afin d’obtenir de l’aide. Le jeune, âgé de 12 ans, a réclamé de l’eau et de la nourriture, il souffrait également de plaies ouvertes. Ce qui marque les esprits, c’est que la célèbre YouTubeuse prônait justement ce type d’éducation sur les enfants, et notamment le refus de nourriture en guise de punition, rapporte le New York Times.
On apprend également qu’une perquisition au domicile de Jodi Hildebrandt a permis de trouver des preuves compatibles avec les marques retrouvées sur l’adolescent. Désormais, la division des services de l’enfance de cet état américain a pris en charge les quatre enfants.
Aujourd’hui, les deux femmes arrêtées risquent gros. Selon nos confrères, elles ont été inculpées de six chefs d’accusation. Chacun d’entre eux est ainsi passible de 15 ans de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 dollars. Pour l’heure, leurs avocats n’ont pas réagi face à ces accusations.
Mais la fille aînée de Ruby Franke, Shari Franke, désormais étudiante, s’est montrée soulagée dans une publication partagée sur Instagram :
Cela fait des années que nous essayons d’en parler à la police(…)., et nous sommes si heureux qu’ils aient enfin décidé d’intervenir. Les enfants sont en sécurité, mais la route est encore longue.
De son côté, YouTube a confirmé que les deux chaînes liées à la YouTubeuse ont bel et bien supprimées.
Cette affaire sordide, et qui relève de la justice, nous amène plus largement à penser au cas des chaînes YouTube familiales. En effet, certains enfants influenceurs se disent consentants, mais ne risquent-ils pas de regretter de voir des moments de leur intimité accessibles au grand public des années après leur diffusion ? C’est ce sujet délicat que nous abordions dans un précédent article. Vous pouvez d’ailleurs toujours le relire ici.
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