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“Arrêts de production imminents” : l’affaire Nexperia menace toujours l’industrie automobile

L’affaire Nexperia, un fournisseur de puces détenu par la société chinoise Wingtech, dont le gouvernement des Pays-Bas a pris le contrôle, continue de menacer le secteur automobile.

La crise que traverse Nexperia, l’un des principaux fournisseurs de puces discrètes pour l’industrie automobile, n’est toujours pas terminée. Pour rappel, en octobre, le gouvernement néerlandais a placé cette société basée aux Pays-Bas, mais détenue par la société chinoise Wingtech, sous contrôle de l’État. En réponse, le gouvernement chinois avait annoncé des restrictions d’exportations sur les produits de la filiale chinoise de Nexperia.

En effet, selon les explications de Reuters, si les plaquettes de silicium sont produites en Allemagne et en Grande-Bretagne, celles-ci sont ensuite envoyées en Chine et vers d’autres pays asiatiques pour être découpées puis conditionnées.
Depuis, la Chine a levé les restrictions d’exportation. Néanmoins, l’affaire n’est toujours pas réglée, puisque la filiale chinoise de Nexperia refuserait toujours de collaborer avec la maison-mère aux Pays-Bas. Et, jeudi, la maison-mère publie une lettre ouverte, adressée à la filiale chinoise, après avoir tenté de communiquer avec cette filiale chinoise via les canaux traditionnels.

Des arrêts de production seraient à craindre

“Nous vous invitons à répondre aux demandes de Nexperia et à vous engager de manière constructive dans le but de rétablir la chaîne d’approvisionnement, car cela est dans l’intérêt de toutes les parties concernées, notamment nos clients”, lit-on dans la lettre. Et, tout en saluant les efforts du gouvernement chinois, Nexperia prévient que “les clients de tous les secteurs continuent de signaler des arrêts de production imminents.”

Selon Reuters, vendredi, la société chinoise Wingtech, qui a racheté Nexperia en 2018, a évoqué une conspiration et une tentative de mettre en place une chaîne d’approvisionnement non chinoise, ainsi qu’une tentative de l’écarter, de manière permanente, du contrôle de l’entreprise. De son côté, la filiale chinoise de Nexperia aurait aussi demandé l’abandon de “toute intention inappropriée visant à remplacer la capacité chinoise”.

  • En octobre, les Pays-Bas ont mis Nexperia, détenue par l’entreprise chinoise Wingtech, sous contrôle de l’État
  • Depuis, la filiale chinoise de Nexperia, qui s’occupe du conditionnement des puces, ne collabore plus avec la maison-mère, d’après cette dernière
  • Dans une lettre ouverte, la maison-mère aux Pays-Bas appelle au dialogue et évoque une menace d’arrêt de production dans plusieurs secteurs
  • Nexperia est l’un des principaux fournisseurs de puces discrètes pour l’industrie automobile

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