Au Brésil Google protège l’anonymat des blogueurs, contre l’avis du juge

Parmi les nombreux services proposés par Google, l’un des plus répandus et des plus anciens (depuis 1999 mais moins connu du grand public) est sa plate-forme de blogs Blogger, rachetée en 2003 (à l’équipe qui allait ensuite fonder Twitter), connue aussi sous le nom de Blogspot.

Parmi les nombreux services proposés par Google, l’un des plus répandus et des plus anciens (depuis 1999 mais moins connu du grand public) est sa plate-forme de blogs Blogger, rachetée en 2003 (à l’équipe qui allait ensuite fonder Twitter), connue aussi sous le nom de Blogspot.

Une plateforme gratuite qui héberge plusieurs dizaines de millions de blogs dans le monde, dont une partie est réputée pour être des « splogs », des fermes de blogs artificiels créés automatiquement pour générer des liens et du contenu sans valeur, et qui est aussi connue pour être le paradis des blogs anonymes.

C’est au nom de la préservation de cet anonymat que Google a eu affaire récemment avec la justice brésilienne. The Next Web rapporte que le maire de Varzea Alegre, une petite ville du nord du pays avait au début de l’année poursuivi Google en justice, mettant la firme américaine en demeure de supprimer de son réseau trois blogs l’accusant de corruption et de détournement de fonds. Le juge local avait en outre exigé que Google fournisse l’identité des blogueurs incriminés.

Google a semble-t-il été plus ferme avec la justice d’une petite ville brésilienne qu’il y a quelque temps avec les autorités de l’état chinois puisqu’il n’a pas obtempéré, refusant de régler l’amende de 3100 dollars et de dévoiler l’identité des blogueurs, un nom de la liberté d’expression et arguant du fait que sa plateforme n’est qu’une plateforme technique d’hébergement.

L’affaire s’est corsée depuis puisque la justice brésilienne n’a pas lâché et a condamné de vendredi Google et gelé une partie des avoir bancaires, à hauteur de 225.000 reals, soit environ 141.000 dollars.

Alors que la liberté d’expression est inscrite dans la constitution brésilienne, les juges abuseraient des pressions et de la censure contre les blogueurs et le journalistes. Une tendance que Google tient quand même à relativiser en indiquant que si ce type de demande est fréquent c’est aussi parce-que son réseau social Orkut est très populaire au Brésil.


7 commentaires

  1. La liberté des uns s’arrêtent où celles des autres commencent.

    Au nom de la liberté d’expression, la diffamation n’est pas plus autorisée.

    Je ne sais pas si cela s’applique ici (peut être que le maire a déjà été condamné) mais il serait bon de le rappeler.

  2. Intéressante Affaire Eric… Je vais je pense la suivre de plus près, car j’ai des racines au Brésil. De plus, parmi mes projets en 2012, il y en aura un « Brésilien », géré de France bien sûr! Cela m’éclaire aussi sur le fait que le Monde du Web, bien que de portée Mondiale, n’échappe pas au lois des Pays! J’étudierai de près donc les spécificités de la Terre de Pedro Alvares Cabral 😉

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