Depuis plusieurs mois, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans le quotidien des internautes. Depuis l’essor de ChatGPT au mois de novembre 2022, les entreprises entrent dans la course à l’IA. Chacun veut sa part du gâteau. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète les utilisateurs. Si les progrès fulgurants de l’IA forcent le respect, mais ses dérives potentielles sont tout aussi effrayantes.
Ce mercredi 13 mars 2024, le Parlement européen a adopté l’AI Act. Il s’agit d’un règlement qui vise à encadrer l’intelligence artificielle et ses usages. Il s’agit d’une législation pionnière dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Oui à l’AI Act
523 votes pour, 46 votes contre. L’AI Act a été adopté ce mercredi 13 mars 2024 par le Parlement européen. Ce projet de loi avait été présenté par la Commission européenne il y a trois ans. L’arrivée marquée de ChatGPT dans notre quotidien, et les avancées majeures de l’IA au cours de ces derniers mois, a permis au projet de l’AI Act de prendre tout son sens.
Tout récemment, OpenAI a présenté son nouvel outil : Sora est capable de créer des vidéos ultra-réalistes grâce à l’intelligence artificielle. C’est impressionnant, mais on ne peut s’empêcher de penser à des dérives lourdes de conséquences, à coup de deepfakes. Il y a peu, une Américaine a perdu 450 000 dollars après s’être fait embobiner par un escroc rencontré sur une application de rencontre. Le malfrat a utilisé l’intelligence artificielle pour crédibiliser son piège. Il était donc temps d’encadrer les usages de l’I A.
Avec l’AI Act, l’Union européenne frappe un grand coup et promet d’être un modèle à suivre pour les autres. Le règlement envisage une approche à deux niveaux, pour les modèles d’IA à usage général et pour les systèmes considérés à haut risque (en lien avec l’éducation, les ressources humaines, le maintien de l’ordre etc). Dans tous les cas, il leur faudra respecter des obligations de transparence, tout comme les règles européennes en matière de droits d’auteur. Lorsqu’une IA est utilisée pour générer du texte, des images ou des vidéos, cela devra être clairement dit. Mais les systèmes considérés à haut risque seront soumis à des exigences plus strictes, comme l’analyse d’impact obligatoire sur les droits fondamentaux.
Le véritable enjeu de l’AI Act reste évidemment sa mise en place. Pour cela, l’Union européenne a pensé à tout. Un “bureau de l’IA” devrait être rapidement mis en place au sein de la Commission européenne. Il a pour vocation d’accompagner les entreprises dans leur mise en conformité avec ces nouvelles règles. En cas de non-respect de l’AI Act, elles encourent des amendes pouvant aller de 7,4 à 35 millions d’euros en fonction de l’infraction et de la taille de l’entreprise.
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ah! on va enfin encadrer nos hommes politiques…
Coté “intelligence artificielle”, ils sont les premiers concernés.