Passer au contenu

« Ça ne fait plus rire personne » : quand Donald Trump fait le clown, c’est vous qui payez

L’inflation pointe déjà à l’horizon.

La guerre d’Iran lancée par les États-Unis et Israël à la fin du mois de février impacte déjà l’économie mondiale. Ce conflit semble même faire renaître le spectre de l’inflation qui s’était quelque peu dissipé depuis l’an dernier.

En France, l’Insee a d’ailleurs noté une augmentation des prix de 1,7 % en mars, qui fait suite à une hausse de 0,9 % en février. Des niveaux, certes mesurés, mais qui pourraient être le début d’une pente ascendante, notamment en raison de la crise énergétique, et au-delà.

Interrogée par Le Parisien, Stéphanie Villers, conseillère économique au cabinet de conseil PwC, évoque justement un autre spectre, celui de l’inflation sur les produits alimentaires de base, « car les matières agricoles ont besoin d’énergie pour être récoltées et il y a des matières fossiles dans les engrais. Plus le blocage du détroit d’Ormuz durera, plus le conflit pèsera sur les cours mondiaux. Ils flambent, aussi, à cause du manque de visibilité ».

La méthode Coué de Donald Trump

D’autant qu’outre le pétrole et le gaz, un tiers de l’engrais utilisé dans l’agriculture mondiale passe par le détroit d’Ormuz, où la circulation des bateaux est actuellement très perturbée. En supposant que le problème perdure, cela aurait des répercussions défavorables sur le rendement des cultures avec une augmentation des prix alimentaires en 2027, ajoutent nos confrères.

Dans ce contexte, Donald Trump est forcé de ressortir sa technique de communication habituelle : la méthode Coué. Alors que les prix du carburant atteignent des records outre-Atlantique, le président américain a répété plus d’une dizaine de fois que la fin du conflit était proche en renvoyant régulièrement sa conclusion à dans deux ou trois semaines (un délai qui est d’ores et déjà passé).

Récemment invité de BFM Business, Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, une société de gestion entrepreneuriale, a de son côté mentionné plusieurs pistes pour le futur en France :

Si on est dans le scénario actuel de 90 dollars (cours du baril de Brent Ndlr) et que ça ne dure pas longtemps, pour un couple avec deux enfants, ça coûte 50 euros.  Si ça dure quelques mois avec un cours du pétrole à 110-120 dollars, avec l’effet sur les prix de l’énergie, car cela s’accompagne d’un effet sur le gaz, et sur les produits alimentaires (engrais), l’impact peut s’élever à 150 euros par mois.

Il évoque ensuite le pire cas de figure possible : « Si on a le scénario catastrophe, avec une fermeture du détroit d’Ormuz et un prix du pétrole à 150 dollars le baril, cela représente 400 euros par mois pour ce même foyer. » Une éventualité très défavorable qui ne paraît malheureusement plus aussi lointaine qu’il y a quelques semaines.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech