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J’ai testé le Samsung Galaxy A37, une valeur sûre à pas cher ?

J’ai testé le Samsung Galaxy A37, un milieu de gamme solide dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Arrive-t-il à justifier sa hausse de prix ?

Tout le monde connaît les Galaxy S de Samsung, aussi réputés que les iPhone. Pourtant, le constructeur coréen s’est durant longtemps hissé à la première place des revendeurs grâce à ses smartphones d’entrée et de milieu de gamme : les Galaxy A, et plus particulièrement les A3x et A5x.

Cette année, ce sont les Galaxy A37 et A57 qui devront tirer Samsung vers le haut en Europe en s’inspirant du haut de gamme, mais en réalisant évidemment de nombreuses concessions pour tirer les prix vers le bas. Une mission difficile en 2026 alors que les tarifs de la mémoire explosent et que la concurrence n’a jamais été aussi nombreuse.

Outre son image de marque, le Galaxy A37 compte avant tout sur son interface et son écran pour séduire. Un pari réussi ? La réponse dans ce test complet.

Samsung Galaxy A37 Dos
© Manuel Castejon / Presse-citron

Prix et disponibilité du Galaxy A37

Sans grande surprise au vu de la conjoncture actuelle, le Samsung Galaxy A37 augmente légèrement son prix par rapport à l’année dernière. Il passe ainsi de 400 à 450 euros pour la version 6/128 Go, et de 450 à 530 euros pour la version 8/256 Go.

Dans cette tranche de prix, on trouve également le Pixel 10a, le Nothing Phone (4a) Pro, le Honor 400, et même le Galaxy A57.

Vous trouverez plus de choix dans notre guide des meilleurs smartphones à moins de 500 euros.

Ce qu’on aime sur le Galaxy A37

Son support logiciel

Samsung est conscient de sa force ici et le met largement en avant sur sa page officielle : « profitez de jusqu’à 6 générations de mises à jour du système d’exploitation et de 6 ans de mises à jour de sécurité ». Il y a encore quelques années, même les plus premium des smartphones Android ne pouvaient pas rêver à un support aussi long. Aujourd’hui, un smartphone de milieu de gamme peut se targuer de tenir six ans. Bravo Samsung.

Parmi ses concurrents, seul le Pixel 10a fait mieux (7 ans), mais on n’en attendait pas moins de la part du développeur même d’Android.

Son bel écran

Autre spécialité de Samsung : les écrans. Le Galaxy A37 embarque une dalle Amoled de 6,7 pouces de définition Full HD+ (1080 x 2340 pixels) et avec un taux de rafraichissement de 120 Hz. En l’absence de LTPO, ce dernier varie seulement entre deux valeurs : 60 ou 120 Hz. Une norme à ce niveau de prix.

Samsung Galaxy A37 Ecran
© Manuel Castejon / Presse-citron

Ses couleurs sont belles et facilement réglables, s’adaptant aux préférences de l’utilisateur ou de l’utilisatrice : vif si vous aimez les visuels qui claquent la rétine, naturel si vous préférez la justesse colorimétrique. Sur ce point, Samsung régale.

On pourrait lui reprocher son revêtement brillant qui reflète beaucoup les sources lumineuses, mais il faut bien avouer que sa luminosité maximale de 1900 nits parvient bien à contrer ce défaut. En poussant le curseur à fond, il n’y a aucune difficulté à lire du contenu sur fond noir, même dos à une forte source de lumière.

Des appareils photo de qualité

La configuration photo du Galaxy A37 ne diffère pas de celle du A36. Un grand-angle (50 Mpx, f/1,8), un ultra grand-angle (8 Mpx, f/2,2) et un capteur macro (5 Mpx, f/2,4) à l’arrière, une caméra selfie (12 Mpx, f/2,2) à l’avant.

Samsung Galaxy A37 Appareils Photo
© Manuel Castejon / Presse-citron

Dès la fiche technique, on constate que Samsung a particulièrement soigné son appareil photo principal et le résultat est à la hauteur des attentes sur cette tranche de prix. Il produit des photos au piqué précis et aux couleurs justes en plein jour comme en intérieur dans des conditions plus sombres. Sa seule faiblesse se ressent sur les cibles lointaines en basse lumière ; la perte de précision du focus se distingue, sans pour autant que le résultat soit alarmant sur ce segment. Toujours est-il que sa bonne définition lui permet de proposer un zoom numérique jusqu’à x10 pour simuler un grossissement. La qualité est bien sûr fortement dégradée dans le processus, ce qui est normal, mais à une telle distance, c’est plutôt impressionnant.

La caméra frontale capture aussi des portraits nets et chaleureux. Il ne faut pas s’attarder sur les détails, auquel cas on constate quelques textures baveuses, mais le rendu général est appréciable.

L’ultra grand-angle peine pour sa part plus à convaincre. On note une déformation de l’image, un contraste un peu trop prononcé faisant perdre en détails dans les zones sombres et sa définition de 8 Mpx est trop juste pour garantir un piqué satisfaisant.

Finalement, en dehors du Pixel 10a, qui règne toujours en maître sur ce domaine, vous ne trouverez pas un meilleur smartphone photo à ce prix.

Son design pensé pour durer

Au premier regard, le Galaxy A37 n’impressionne pas forcément. Ses grosses bordures d’écran semblent dater d’un autre temps et son dos brillant a tendance à marquer les traces de doigts. Fort heureusement, on ne s’en aperçoit qu’en l’inclinant vers une source de lumière, ce qui réduit la gêne.

Samsung a néanmoins opté pour la solidité. À l’avant comme à l’arrière, la vitre est protégée par un revêtement Gorilla Glass Victus+ et sa certification IP68 promet une résistance à « une immersion dans jusqu’à 1,5 mètre d’eau douce pendant 30 minutes maximum ». Sur ce segment, il est rare de monter aussi haut et c’est donc un point à souligner.

Certains pourront fustiger son cadre en plastique et non en aluminium, mais il faut bien l’admettre : le plastique présente le double avantage d’être léger et de bien protéger l’appareil en se déformant en cas de choc. On espère ainsi qu’il pourra résister au moins durant les sept années de son support logiciel.

Samsung Galaxy A37 Boutons
© Manuel Castejon / Presse-citron

Ce choix permet au Galaxy A37 de rester sous la barre des 200 grammes avec un poids de 196 grammes sur la balance. Pour un téléphone de 162,9 x 78,2 x 7,4 mm, c’est une bonne chose.

One UI, une interface complète et agréable

Sur un smartphone, l’interface joue un rôle central, puisqu’elle est au cœur de la majorité de nos interactions. Et à ce petit jeu, Samsung remporte toujours la palme avec One UI, dans sa version 8.5 ici (basée sur Android 16).

Que ce soit dans sa configuration par défaut ou dans son nombre d’options de personnalisation, Samsung réalise un quasi sans faute. Tout est clair, s’adapte facilement à nos usages, rien ne dépasse des cases, les animations sont agréables et les couleurs chatoyantes. Seul bémol : l’inscription à un compte Samsung est fortement suggéré. Très fortement.

Vous trouverez également quelques options intéressantes, comme les routines pour automatiser le changement de certains paramètres de votre téléphone, le double compte sur les applications de messagerie, la possibilité de forcer le mode sombre sur certaines applications même quand le thème système est clair. Côté IA, le Galaxy A37 embarque nativement Gemini avec toutes ses fonctionnalités (dont le “Entourer pour chercher”), ainsi que des fonctions intelligentes pouvant lire des articles pour vous, retranscrire des vocaux ou encore faire disparaître un élément disgracieux d’une photo. À condition néanmoins de vous connecter avec votre compte Samsung.

Une autonomie dans la moyenne

Sur le papier, le Galaxy A37 ne fait pas évoluer sa batterie par rapport à son prédécesseur ; il s’agit toujours d’un accumulateur de 5000 mAh pour une autonomie indiquée de 29 heures en lecture vidéo. En pratique, l’évolution du SoC et les optimisations logicielles permettent néanmoins de grappiller quelques pourcents en fin de journée.

Samsung Galaxy A37 Usb
© Manuel Castejon / Presse-citron

Dans les faits, c’est bien, sans être exceptionnel pour autant. Il se positionne dans la moyenne avec plus de 24 heures loin d’une prise avec un usage basique. Comme souvent, vous pourrez tirer jusqu’à deux jours en faisant attention. À l’inverse, si vous aimez jouer et enregistrer des vidéos en 4K, la recharge nocturne devient indispensable.

Ce qu’on n’aime pas sur ce téléphone

Des apps préinstallées de manière trompeuse

Au premier démarrage, on a évidemment droit aux questions habituelles pour configurer nos comptes et nos préférences. Le processus est bien connu désormais : refuser les spywares de Google, puis ceux de Samsung, rentrer quand même un compte Google, refuser deux fois d’en créer un chez Samsung, choisir son moteur de recherche par défaut… Après cela, Samsung nous propose d’installer quelques applications de partenaires, comme Candy Crush Saga, Pinterest ou le Solitaire.

L’astuce de Samsung pour vous forcer la main est basse : si vous décochez rapidement les applications présélectionnées et que vous cliquez sur suivant sans y prêter attention, vous ne remarquerez peut-être pas que trois applications sont sélectionnées alors qu’elles ne présentent aucune coche. En fin de course, vous vous retrouvez avec des applications comme Vita Mahjong, Block Blast! ou Temu, ou bien encore TikTok et WebToon (qui pour leur part sont considérées comme « essentielles », donc impossibles à refuser). Facebook et Instagram sont également de la partie, sans même être évoquées lors du processus.

Cette pratique est trompeuse et mérite une vive critique. C’est d’autant plus problématique que les applications préinstallées par le constructeur ont généralement accès à des secteurs critiques du système d’exploitation.

Des performances en retrait

Pour animer le tout, Samsung a opté pour une puce maison, l’Exynos 1480, couplé à 6 ou 8 Go de RAM LPDDR5x. Utilisée pour la première fois dans le Galaxy A55, elle nous avait déjà déçu à l’époque. Rien ne change ici, si ce n’est qu’elle doit gérer des applications et un système toujours plus gloutons en ressources.

Samsung Galaxy A37 Genshin Impact
© Manuel Castejon / Presse-citron

Au quotidien, le résultat est seulement correct. Même en naviguant dans l’interface, on perçoit par moments de petits ralentissements. Rien de bloquant évidemment, mais tout de même. Autant dire que sur les applications gourmandes, du traitement photo ou vidéo par exemple, on est loin de la promesse de Samsung de « vivre sa passion à pleine vitesse ».

Son GPU Xclipse 530 est lui aussi à la peine. Sur des jeux légers ou très bien optimisés, tout va bien, mais il ne faudra pas en demander beaucoup plus. Sur Genshin Impact par exemple, pourtant conçu pour s’adapter, les saccades sont nombreuses, même avec la qualité fixée sur « très faible ». Pour le sport, j’ai tout de même testé une partie de Fortnite. C’est moche, pixelisé, le framerate oscille difficilement de 9 à 25 FPS… mais ça ne m’a pas empêché de décrocher mon plus beau TOP 1. Vous en déduirez ce que vous voudrez des performances du Galaxy A37 et de mes compétences de tir.

Screenshot 20260504 163919 Fortnite

Notre avis sur le Galaxy A37

Avec son Galaxy A37, Samsung ne prend pas de risques et vous non plus. C’est un smartphone soigné avec des qualités indéniables, à l’instar de sa bonne autonomie, de son capteur principal, de sa norme IP68 ou encore de son environnement logiciel agréable.

Il reste cependant assez inégal sur un point : ses performances. Des téléphones moins chers se montrent plus fluides au quotidien, ce qui est difficilement acceptable en 2026, surtout après une augmentation du prix. Une grosse optimisation ou un processeur plus puissant ne serait pas de refus pour le prochain modèle.

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Samsung Galaxy A37

450 €
7.1

Design et écran

8.5/10

Logiciel

8.5/10

Performances

5.0/10

Batterie

7.5/10

Rapport qualité-prix

6.0/10

On aime

  • IP68
  • Écran lumineux
  • Support logiciel longue durée
  • Bon appareil photo

On aime moins

  • Performances au rabais
  • Trop de bloatwares
  • Ultra grand-angle moins bon
  • Une hausse de prix difficile à justifier