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Cinéma

Captain Marvel : critique sans/avec spoilers

Captain Marvel affiche des grandes ambitions, entre message féministe et introduction de la plus puissante héroïne du MCU, le film est-il à la hauteur ?

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Captain Marvel : critique, avis sans spoiler avec spoilers scènes post-crédits easter eggs

Vous le savez sans doute déjà, Captain Marvel est au cœur d’une polémique autour de son féminisme revendiqué, de certains propos de Brie Larson, son interprète principale (propos qu’elle a largement précisés et amendés depuis) et des efforts de représentations que Marvel affiche, notamment depuis le succès de Black Panther.

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De telles considérations ne peuvent entrer en compte dans l’évaluation d’un film et ceux qui le massacrent uniquement sur cette base (sans même avoir vu le film !) sont simplement des crétins à l’ego fragile.

Captain Marvel est une déception

Maintenant que ce point est posé, dans l’ensemble, je dois avouer que Captain Marvel reste pour moi une déception, d’autant plus que mes attentes étaient très élevées.

Est-ce que c’est totalement raté, un mauvais film ? Non, pas vraiment, mais on est très loin des œuvres les plus abouties du MCU, puisqu’il nous manque cette dose indispensable d’incarnation et d’excitation et sans doute un peu de profondeur.

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Pour une origin story, on peut aussi être un peu déçu par le manque d’ampleur dans l’évolution véritable du personnage central entre le début et la fin du film. C’est là un point essentiel et j’y reviendrai en fin d’article.

Mieux vaut le voir sur un joli format d’écran !

Revenons à l’expérience de cinéma elle-même. J’ai vu Captain Marvel deux fois et ce qui saute aux yeux au sens propre, c’est la différence énorme de l’expérience visuelle entre un écran moyen 2D classique et un bel IMAX 3D.

Je n’ai jamais été un fan de la 3D, j’avais même tendance à toujours privilégier la 2D, mais sur ce coup, je dois me rendre à l’évidence, l’immersion dans les scènes, notamment spatiales, est incomparable entre les deux formats.

Sur la base de la séance 2D, j’avais la ferme intention d’être particulièrement sévère avec le visuel de ce film, mais mon avis s’est un peu adouci suite au second visionnage.

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Réalisation invisible

Quoi qu’il en soit, la réalisation de Captain Marvel est particulièrement plate et impersonnelle. On reste dans une imagerie SF très sage et classique et je peux dire qu’après Black Panther, Thor: Ragnarok ou encore Aquaman, on a l’impression de retomber dans un produit standardisé auquel manque la patte d’un créateur.

Ceci dit, attention, certains plans restent magnifiques, mais cela il faut l’attribuer au talent des équipes d’effets numériques. On a par exemple l’explosion déjà vue dans les bande-annonce qui est splendide.

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Le rajeunissement numérique est bluffant

Pour rester sur le visuel au service de l’histoire, on peut dire que la technologie de rajeunissement a atteint sa maturité puisqu’on oublie totalement sa présence quelques instants après avoir découvert Samuel L. Jackson en Fury et Clark Gregg en Coulson.

Voilà qui ouvre des perspectives avec Terminator 12 et Rambo 15 à l’horizon…

Des combats pas franchement enthousiasmants

Justement, puisqu’on parle de grands classiques du film d’action, que vaut celle de Captain Marvel ? Pas grand-chose malheureusement.

On est loin des chorégraphies de Winter Soldier et même les moments de déferlement de puissance, qui sont sympas, n’atteignent pas des sommets d’excitation.

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Le meilleur combat du film intervient à la fin de son premier acte, lorsqu’on retrouve Vers face à de nombreux Skrulls. C’est dynamique, lisible, il y a de l’énergie dans la scène.

Bien plus tard, pour un affrontement qui est supposé être important, on se retrouve dans l’obscurité, l’absence du moindre enjeu et un résultat bien décevant.

Captain Marvel vs Wonder Woman

Quand Captain Marvel révèle toute l’étendue de sa puissance, c’est beau et impressionnant, mais à mes yeux, il était plus épique de voir Wonder Woman sortir d’une tranchée pour concentrer sur elle les tirs ennemis que de voir Captain Marvel affronter seule une flopée de vaisseaux spatiaux.

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Comme quoi, plus grand et plus gros, ce n’est pas forcément plus fort.

Que nous reste-t-il avec une image un peu fade et une réalisation aux abonnés absents ? Et bien une histoire, des acteurs, de l’humour et de la musique.

La musique s’inspire des synthé de Vangelis dans la partie SF, mais rapidement la BO s’efface avec la mise en avant de quelques titres des années 90.

Brie Larson assure malgré le scénario

Concernant l’interprétation on a beaucoup dénigré Brie Larson pour tout un tas de raisons n’ayant rien à voir avec le film et de façon totalement disproportionnée.

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De mon point de vue, Brie Larson parvient à donner une personnalité à Carol Danvers malgré un scénario qui fait tout pour l’en empêcher.

Et oui ce qui est sans doute le principal défaut du film, c’est qu’en choisissant une structure en puzzle de la mémoire, les réalisateurs et scénaristes n’ont pas réussi à donner suffisamment de corps et d’émotion aussi bien aux scènes qu’aux personnages.

Carol, Nick et Goose sont sur un bateau…

Pourtant, le spectateur peut compter sur le duo que forment Brie Larson et Samuel L. Jackson, il y a de l’alchimie, ça rebondit bien et même si le film aurait gagné à réduire la place de l’humour pour développer les bases émotionnelles de ses personnages, au moins ces deux-là assurent le divertissement.

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Sans entrer dans les spoilers, vous savez qu’il y a un chat, Goose, dans le film et presque tout ce qui tourne autour de lui apporte des moments vraiment amusants et réussis, à l’exception d’un point que certains jugeront important et que j’évoquerai évidemment avec les spoilers.

Talos assure, les Skrulls surprennent

La présence de Coulson reste anecdotique et la bonne surprise du film vient notamment de Ben Mendelsohn dans le rôle de Talos, le chef des Skrulls, qui parvient à avoir de la présence malgré une prothèse faciale de toute évidence très contraignante.

Les Skrulls dans ce film, voilà une vaste question. D’ailleurs, parmi les réussites des effets visuels, il faut aussi souligner celle de leurs métamorphoses. Malheureusement, cette capacité extrêmement utile reste un peu sous-exploitée à mon goût par le scénario.

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Trop d’humour, pas assez de vécu

Si la bonne humeur du duo central et les délires autour du chat sont plutôt réussis, il y a aussi trop de temps gâché sur des scènes très « bof » qui sont destinées à faire sourire alors que le film devrait déjà se concentrer sur l’essentiel, à savoir investir son public sur l’histoire de son personnage principal.

Captain Marvel aurait sans doute pu mieux tenir la route avec 5 à 10 minutes de plus et quelques minutes de gags en moins. Voilà qui aurait donné du temps à des développements essentiels.

Le message féministe (attention on passe aux spoilers !)

Contrairement à Wonder Woman qui était devenu un symbole féministe sur le tard et un peu par défaut, cette intention est clairement affichée dans le message de fond de Captain Marvel. Par certains aspects, c’est plutôt stimulant et rafraîchissant, mais par d’autres, il faut reconnaître que le film ne fait pas dans la subtilité.

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Le film prend la décision d’exclure toute histoire d’amour et ne sexualise jamais son héroïne. Son mentor est un homme plus âgé et il lui ment et la manipule des années durant pour l’encadrer et la limiter et forcément l’empêcher d’atteindre son véritable potentiel.

On lui donne un but, un entraînement, tout un système de valeurs qui ne sont que de douces mascarades l’empêchant de s’affirmer, pas besoin de vous faire un dessin pour saisir la critique de société que cela exprime.

Yon-Rogg et la Starforce

On peut même pousser l’analyse un peu plus loin avec les capacités de télékinésie que Yon-Rogg son mentor tire de la technologie Kree. Encore une forme de manipulation et sans doute la façon la plus subtile d’exprimer le propos du film.

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De façon plus prosaïque, il était sympathique de voir que chaque membre de la starforce avait un armement différent, même si au final c’était essentiellement pour dézinguer quelques pauvres Skrulls dans la pénombre de Torfa, une planète toute droit sortie du comics Higher, Further, Faster de Kellye Sue De Connick.

Clins d’oeil / Easter Eggs

Je ne vais pas me lancer dans la démarche de collecte de tous les clins d’œil du film, il y a beaucoup d’autocitation typique du MCU et des tas de références sur les années 90, souvent pour jouer sur l’humour de connivence avec le spectateur de plus de 25 ans.

Parmi les éléments les plus intéressants, on a surtout le tesseract et Monica Rambeau, la fille de Maria.

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Monica Rambeau = Photon ?

Et oui, la petite Monica, interprétée avec beaucoup de naturel d’ailleurs, pourrait bien devenir Photon un de ces jours, puisqu’elle aussi obtient des pouvoirs dans les comics et le clin d’œil était flagrant pour les connaisseurs quand elle annonce qu’elle volera à la rencontre de Carol à son retour.

Explications sur le Tesseract

Si vous vous posez la question, rien d’étonnant à trouver le tesseract au cœur du projet PEGASUS, puisqu’après la récupération du cube par Howard Stark à la fin de Captain America: The First Avenger, le SHIELD a conservé l’objet de pouvoir jusqu’à ce que Loki vienne le voler.

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Wendy Lawson se faisait passer pour une humaine et travaillait dans une base ou collaborent NASA et US Air Force et qui prenait en charge la partie R&D du projet PEGASUS.

C’est donc l’énergie de la pierre de l’espace qui est derrière la transformation de Carol Danvers et l’obtention de ses incroyables pouvoirs.

Mar-Vell / Wendy Lawson

Et le Mar-Vell original des Comics, alias Docteur Walter Lawson sur la base de Carol, devient donc Wendy Lawson dans le film. Voilà qui aurait été une bonne idée, mais uniquement à condition que le film parvienne à nous faire ressentir cette admiration de Carol pour Wendy.

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Malheureusement, s’il y a bien un personnage qui reste totalement obscur et méconnu, c’est bien Mar-Vell ce qui est quand même particulièrement ironique.

Je trouve dommage que les scénaristes n’aient pas repris l’idée que Mar-Vell serait la mère biologique de Carol. On aurait eu une explication bien plus logique dans ce cas et une explication à l‘absence totale de figure maternelle par ailleurs dans ses souvenirs d’enfance.

Comment ça, un moteur vitesse lumière ?

Même le projet de moteur sur lequel elle travaille ne semble avoir presque aucun sens. Si les Kree et les Skrulls ne disposent pas déjà de la technologie de voyage à la vitesse lumière, comment ont-ils bien pu étendre leur conflit sur autant de galaxies ?

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On pourrait en dire autant de l’autre incarnation d’Annette Bening dans le film, l’intelligence suprême. Si vous n’êtes pas un connaisseur ou n’avez jamais regardé une vidéo qui explique ce qu’est l’intelligence suprême, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire, impossible de comprendre exactement de quoi il est question.

Captain Marvel survole les difficultés… et les sujets

En hésitant trop entre film de science-fiction, buddy movie et film d’amnésie, Captain Marvel se lance sur trop de piste sans proposer d’exploitation vraiment convaincante d’aucune.

Pas assez de questionnement sur la civilisation, la technologie et les valeurs Kree pour de la bonne SF, pas assez de pure comédie d’enquête pour être rush hour ou l’arme fatale et pas assez de sentiments puissants, de détresse ou encore de scène forte de son arrivée chez les Kree pour être une quête d’identité percutante.

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Par exemple, on n’assiste même pas à son réveil après son enlèvement, aux premières séances de lavage de cerveau ou encore à la fameuse transfusion à laquelle Yon-Rogg fair référence, ce qui ne permet pas au spectateur de donner corps à cette histoire tragique.

Talos, le Skrull de confiance !

Un mot sur les Skrulls et Talos, puisqu’il s’agit sans l’ombre d’un doute de la plus grande surprise du film et peut-être de la plus réussie.

Les fans de comics sont totalement pris à contre-pied, puisque Talos s’avère digne de confiance et uniquement motivé par la volonté de retrouver sa famille. Dans cette version, les Krees passent vraiment pour les pires salopards.

Voilà qui laisse des perspectives assez ouvertes pour la suite de l’exploitation des Skrulls dans le MCU, sachant que certains se révéleront certainement bien plus cruels et machiavéliques que Talos.

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Une Origin Story sans véritable évolution

Comme je l’évoquais en début de vidéo, pour une origin story, j’estime que Carol ne connaît pas une évolution suffisante et que son humanité est insuffisamment développée.

Cette humanité nous est pourtant présentée comme la source ultime de sa capacité à surpasser les limites que la puce implantée dans son cou lui impose.

Malheureusement, on en parle, on l’évoque par des flashbacks, mais on ne la vit jamais vraiment. On ne souffre pas aux côtés de Carol, on ne voit pas de véritable défaut ou faiblesse chez elle et elle termine le film dans un état d’esprit extrêmement proche de celui où elle le commence alors qu’elle est supposée incarner la quintessence de l’émancipation.

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Alors certes, elle puise en elle-même la force de se libérer, un symbole beau et fort, mais on ne sent jamais dans le film le travail qu’elle ferait d’abord sur elle-même pour y parvenir.

L’œil de Nick Fury…

Un mot, comme promis, sur Goose et le fait qu’il soit à l’origine de la perte de l’œil de Fury. Ce que j’en pense, c’est qu’on sacrifie un mystère qui dure depuis des années sur l’autel d’une blague à deux balles pour prendre les attentes à contre-pied.

Alors oui, c’est marrant, le grand Fury a perdu son œil à cause d’un chat qui n’est pas un chat, mais bon, le traitement de la chose est ridicule et incohérent. Fury ne voit plus d’un œil et il s’en fout, Gosse était amical, se laissait caresser et tout à coup il crève un œil, c’est incohérent.

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Même si cette critique peut sembler très négative, il faut surtout y voir le regret d’un potentiel inexploité.

Ce qui est essentiel, c’est que le potentiel est bien présent et il se pourrait qu’il se révèle dans les prochaines apparitions du personnage à l’écran ou même dans un Captain Marvel 2 qui pourrait assumer un angle SF pur et dur en explorant les complexités de la situation des Kree comme des Skrulls.

Captain Marvel : les scènes post-crédits

Concernant les scènes post-crédits, celle de Goose qui vomit le Tesseract est très marrante et n’appelle pas spécialement de commentaire. On peut juste rappeler que les Flerken créent des sortes de poches dimensionnelle pour stocker ce qu’ils avalent.

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Quant à l’apparition de Captain Marvel dans le QG des Avengers, je me suis tout de suite interrogé sur le sens de sa question « où est Fury ? » Sachant que le claquement de doigt de Thanos est supposé être intervenu dans l’univers entier, elle devrait plutôt demander si lui aussi a disparu par exemple.

On remarque une subtile évolution dans sa coiffure, ce qui est un indice pour nous faire comprendre que du temps s’est également écoulé pour elle (sachant que son vieillissement est certainement extrêmement ralenti).

On verra si cette scène est intégrée telle quelle dans Endgame, la logique voudrait que ce soit le cas.

Hommage à Stan Lee

Enfin, je tenais à conclure sur le magnifique hommage à Stan Lee dans la séquence d’intro Marvel qui reprend tous ses caméos ou presque, je n’ai pas compté. C’est un moment magique et émouvant dès l’ouverture et je suppose qu’on la retrouvera pour les prochains films.

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Quant à son caméo dans Captain Marvel, une affiche de pensée positive est visible dans le métro alors que Stan répète son caméo du films Les Glandeurs (Mallrats).

C’est une double mise en abyme, un caméo de caméo et la pensée positive typique des années 90 qui fait écho à ses lignes de dialogue. De façon plus subtile, cela vient souligner l’importance de sa voix d’auteur pour inspirer de multiples générations.

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Fab

    9 mars 2019 at 15 h 04 min

    Entièrement en phase avec votre analyse du film ! Seule remarque : je trouve que Brie Larson manque sensiblement de charisme par rapport aux autres personnages de la Saga comme Tony Starck ou Steve Rodgers ou même la veuve noire. Dommage…

  2. ozephe

    11 mars 2019 at 1 h 16 min

    « elle termine le film dans un état d’esprit extrêmement proche de celui où elle le commence alors qu’elle est supposée incarner la quintessence de l’émancipation. »

    Non, pas du tout ! Au départ, elle est très sûre de sa puissance, belliqueuse et certaine d’être libre. Après s’être émancipée, elle choisit la paix et d’arrêter de se confronter à des hommes sur leur terrain, pour explorer le sien propre.

    La complicité avec Fury est très rafraîchissante, sans enjeux sentimentaux ni équivoques. Je la trouve attachante,froide, intelligente et craquante à la fois.

    Elle a le mérite d’être unique en son genre.

    La veuve noire ? Cette coquille vide ? Aucune comparaison possible

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