C’est une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, était l’invité de la Matinale de RMC/BFM ce mardi 7 novembre. Interrogé sur les différences de prix entre TotalEnergies et les enseignes de la grande distribution (ces dernières sont moins chères, car elles vendent à prix coûtant), il n’y a rien trouvé à redire. Il déplore ainsi : “Le drame français, c’est la querelle permanente”, avant d’ajouter :
Les distributeurs ont fait plusieurs milliers d’opérations à prix coûtant. Tant mieux, bravo, c’est ce qu’il faut faire.
Bravo Total
🎙 Bruno Le Maire invité politique du #FaceAFace sur RMC : "Si demain le conflit au Proche-Orient s'étend et que le prix du carburant repasse au-dessus de 2€, on sera bien content d'avoir Total, qui plafonne le prix à 1€99. Le drame français, c'est la querelle permanente." pic.twitter.com/EegCByISoP
— RMC (@RMCInfo) November 7, 2023
De son côté, Total continue de faire des marges et n’a pas choisi de vendre son carburant à prix coûtant. Une décision qui n’émeut pas Bruno Le Maire :
Et Total, de son côté, fait un plafonnement à 1,99 €/L qui est garanti. Là aussi, je dis bravo. Parce que si, demain, le conflit s’étend au Proche-Orient et que le prix du carburant repasse au-dessus de 2 €/L, on sera bien content d’avoir Total, qui a décidé, dans toutes ses stations, de plafonner le prix du carburant à 1,99 €/L.
Le ministre insiste donc sur le rassemblement : “Travaillons dans la même direction pour protéger l’intérêt du consommateur, se rassembler pour faire baisser les prix. Chez les distributeurs, ce sera la vente à prix coûtant. Chez Total, ce sera le carburant à 1,99 €/L. Ce travail, ensemble, c’est le plus efficace.”
Comme on peut s’en douter, ces déclarations ne sont pas vraiment du goût des internautes, et les commentaires sont assez peu flatteurs pour le ministre. Le sujet est en tout cas inflammable socialement, et le président de la République, Emmanuel Macron, s’était déjà exprimé sur le prix des carburants à la rentrée.
Il a ainsi annoncé la mise en place d’une aide ciblée pour 2024 : l’indemnité carburant travailleur. Elle correspond au chèque de 100 euros versé début 2023 aux ménages les plus modestes. À titre de comparaison, et alors que l’Exécutif doit prochainement donner les détails de cette mesure, il fallait notamment exercer une activité professionnelle et appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence (RFR) par part au titre des revenus de l’année 2021 soit inférieur ou égal à 14 700 euros.
Le dispositif ne concernera donc pas les retraités, mais cela semble pleinement assumé par le chef de l’État qui souligne : “On aide ceux qui ont besoin de rouler pour travailler. Mais on sort du quoiqu’il en coûte”. Vous pouvez toujours relire notre article pour obtenir plus de détails ici.
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