On avait déjà vu des essaims de drone construire des structures rudimentaires en assemblant des sortes de briques dans un ballet hypnotisant. Mais jamais jusqu’ici personne n’avait eu l’idée de transformer un drone en imprimante 3D. C’est pourtant l’idée géniale de chercheurs britanniques et suisses.
Ils racontent dans un article publié dans la très sérieuse revue Nature accompagné de la vidéo en fin d’article (via nos confrères de 20 minutes) s’être inspiré de la façon dont les abeilles et les guêpes construisent leur nid, parfois en restant dans les airs.
Ce drone imprime en 3D dans les airs avec une précision de 5 mm
En effet, la construction de ces nids est assez sophistiquée, avec des rôles spécialisés. Et c’est justement ce que les chercheurs ont tenté d’imiter – avec à terme le rêve que cette technologie puisse briser les coûts de construction des logements. En plus d’autoriser des fantaisies architecturales jusqu’ici jamais vues.
En plus de tout cela, le système pourrait autoriser d’effectuer rapidement des réparations actuellement très difficiles d’accès – sans construire d’imposants échafaudages. On pourrait même imaginer dans une ville comme Paris, un système de drones qui audite les dommages sur tous les monuments historiques de la commune, avec intervention immédiate de “drones imprimeurs” pour effectuer presque immédiatement les réparations nécessaires.
Ainsi, tous les drones de la démonstration ne sont pas tous équipés de têtes d’impression 3D. Certains le sont, d’autres sont là pour observer les mouvements du “drone imprimeur” de manière à augmenter sa précision. Dans leur démonstration, le drone tente d’abord d’imprimer une tour en ciment.
Grâce au concours d’autres drones dans la pièce, la précision atteinte est de seulement 5 mm. Une précision suffisante pour monter ces structures assez haut. La première “tour” que l’on voit dans la vidéo en fin d’article est composée de 28 couches pour une taille modeste de 18 centimètres.
Mais la seconde tour, imprimée avec cette technique en mousse isolante (72 couches), a atteint 2,05 mètres. Ce qui permet d’imaginer déjà des applications beaucoup plus concrètes. Lors de précédentes démonstrations semblables (les drones assemblant des blocs dont nous parlons plus haut), la technologie butait justement sur la question de la précision et de la coordination des drones.
Concrètement, les chercheurs étaient forcés de se reposer sur un ensemble de capteurs spéciaux installés dans un environnement contrôlé de manière à permettre au ballet de drones d’assembler la structure sans anicroche. Cette technologie pourrait bien supprimer ce problème et faire entrer le monde du bâtiment dans une toute nouvelle ère.
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5mm ce n’est pas ce qu’on peu appeler de la précision.
De plus ça doit être en intérieur sans aucun souffle de vent.
Une vidéo en extérieur aurait été plus judicieuse.
Comme cela on aurait vu la catastrophe.