Sa proposition a le mérite de lancer le débat. En Suisse, la députée socialiste Gabriela Suter souhaite la mise en place d’un test pour des « radars à téléphones portables au volant » dans le pays. Ces dispositifs, boostés à l’intelligence artificielle, sont déjà déployés aux quatre coins du monde, et notamment en Australie, aux Pays-Bas et en Allemagne.
Pas d’unanimité en Suisse
Leur fonctionnement est simple : une caméra repère l’utilisation de l’appareil par un automobiliste et transmet les images à la police. Même si la machine entre en jeu, c’est donc un opérateur humain qui décide par la suite de dresser un PV.
Pour l’heure chez nos voisins, comme c’est le cas dans l’Hexagone, cette infraction ne peut qu’être constatée que sur le fait par les forces de l’ordre. L’analyse des images des caméras n’est possible que dans les cas où un accident grave s’est produit. L’élue espère donc qu’une expérimentation pourra être lancée.
En Suisse, l’idée ne fait pas l’unanimité loin de là. À l’image du conseiller national UDC Benjamin Giezendanner. Cité par nos confrères de 20min.ch, ce dernier estime que l’utilisation du téléphone au volant est de plus en plus rare, du fait des connexions haut-parleur ou de l’utilisation des écouteurs sans-fil.
Des propos pas vraiment confirmés par les faits. D’après une étude menée par le site Carmats.co.uk au Royaume-Uni, un sondé sur douze a avoué avoir envoyé un SMS en conduisant, une pratique extrêmement dangereuse. De même, 74 % des personnes interrogées ont estimé que l’utilisation du téléphone par un autre conducteur est gênante. Vous pouvez d’ailleurs toujours relire cette recherche plus en détail dans notre article dédié ici.
Des radars d’un nouveau genre
Quant à la France, elle pourrait bien un jour sauter le pas et utiliser ce type de radars. Depuis le 16 janvier, des caméras de surveillance ont été déployées sur le Territoire de Belfort. Pour l’heure, elles ne serviront qu’à repérer les excès de vitesse, mais elles peuvent aussi constater le non-port de la ceinture, ou encore l’usage du téléphone au volant.
À noter que les villes de Toulouse, Marseille, Montpellier, ou encore Montbéliard pourraient utiliser ces radars, si l’expérience menée à Belfort est couronnée de succès.
Ce qu’il faut retenir :
- Une députée suisse veut mettre en place des radars qui détectent l’utilisation du téléphone au volant
- Cette idée ne fait pas l’unanimité chez nos voisins
- La France pourrait décider de leur mise en place un jour, mais pour l’heure, les autorités s’y refusent
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Vivement que ça arrive chez nous. C’est un vrai fléau.
Au max en voiture, on passe ou on reçoit un coup de fil avec un kit mains libres. On peut déjà se rendre compte que notre attention est détournée, mais on a au moins les yeux sur la route et les mains sur le volant.
Mais il faut éradiquer l’utilisation des autres fonctions, donc avec le téléphone dans une main. Les voitures hésitantes ou louvoyantes sont souvent conduites par des personnes qui ont la tête baissée sur leur écran entre les genoux.
Désolé mais il y a une belle boulette dans l’article. En effet, juillet 2023, un décret publié au Journal officiel a autorisé les appareils de contrôle automatique à ne plus seulement sanctionner uniquement les excès de vitesse. Cet article R130-11 était jusque-là plutôt passé sous les radars justement. Voici donc les quinze nouvelles infractions que les détecteurs pourront constater:
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037411183
Font foi jusqu’à preuve du contraire les constatations, effectuées par ou à partir des appareils de contrôle automatique ayant fait l’objet d’une homologation, relatives aux infractions sur :
1° Le port d’une ceinture de sécurité homologuée dès lors que le siège qu’il occupe en est équipé prévu à l’article R. 412-1 ;
2° L’usage du téléphone tenu en main prévu aux premier, quatrième et cinquième alinéas de l’article R. 412-6-1 ;
3° L’usage de voies et chaussées réservées à certaines catégories de véhicules prévu aux II et III de l’article R. 412-7 ;
4° La circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence prévue à l’article R. 412-8 ;
5° Le respect des distances de sécurité entre les véhicules prévu à l’article R. 412-12 ;
etc etc etc
Sauf que c’est pas demain la veille que des radars seront homologués pour tout ça.
Légiféré ne veut pas dire mis en pratique.