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Ce sénateur veut interdire les technologies de reconnaissance faciale dans les logements sociaux

Cory Booker voit d’un très mauvais œil le recours à la reconnaissance faciale dans les zones d’habitation réservés aux personnes à revenus modestes.

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IBM caméra reconnaissance faciale
© Unsplash / Scott Webb

Après l’Oregon, la Californie, ou encore le New-Hampshire, les technologies de reconnaissance faciale sont cette fois menacées sur tout le territoire des États-Unis. C’est en tout cas la volonté du sénateur démocrate Cory Booker qui vient de déposer un projet de loi en ce sens. Ce dernier, qui est également candidat à la primaire démocrate, souhaite en effet interdire le recours à ce type de dispositif dans les logements sociaux américains.

Des réserves sur la reconnaissance faciale au Royaume-Uni

Si ce texte était adopté, il empêcherait l’utilisation de cette technologie par les structures bénéficiant d’un financement du ministère du logement. Cory Booker a développé son point de vue dans un communiqué :

Utiliser la technologie de reconnaissance faciale dans les logements sociaux sans en comprendre pleinement les défauts et les implications en termes de protection de la vie privée porte gravement atteinte à nos communautés les plus vulnérables. Il a été démontré à maintes reprises que la technologie de reconnaissance faciale était incomplète et inexacte, ciblant et identifiant régulièrement de manière erronée les femmes et les personnes de couleur. Nous avons besoin de meilleures garanties et de davantage de recherche avant de tester cette technologie émergente sur ceux qui vivent dans des logements sociaux et qui risquent leur vie privée, leur sécurité et leur tranquillité d’esprit.

Le recours à la reconnaissance faciale fait aussi l’objet d’un projet de loi fédérale concernant les maisons individuelles et un autre texte concernant les établissements commerciaux est actuellement en cours d’étude. Il n’y a d’ailleurs pas qu’aux États-Unis où cette technologie préoccupe. Au Royaume-Uni, l’Information Commissioner’s Office (ICO). vient en effet de rendre un avis sur le dispositif. Son utilisation par les forces de l’ordre est autorisée mais dans un cadre très précis et proportionné.

« Jamais auparavant nous n’avions vu de technologies offrant le potentiel d’un tel envahissement généralisé. Les résultats de cette enquête suscitent de vives inquiétudes quant à l’utilisation d’une technologie reposant sur d’énormes quantités d’informations personnelles sensibles », souligne Elizabeth Denham, la commissaire de l’ICO. Une chose est sûre, ce sujet reste très clivant et le débat sur l’intérêt et les dangers de la reconnaissance faciale est très loin d’être tranché.

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