Pour pouvoir fluidifier le trafic de voyageurs entrant en France depuis les aéroports et les gares françaises, la Police aux frontières a installé plus de 200 portillons de reconnaissance faciale pour vérifier l’identité des voyageurs de façon automatisé. Ce mercredi, la technologie s’est retournée contre ses agents : une panne informatique d’origine inconnue a rendu totalement hors service ces sas “Parafe”, créant des retards importants pour l’entrée sur le territoire.
⚠️ Une panne nationale du système informatique de la Police Aux Frontières affecte actuellement le fonctionnement des sas PARAFE. Des temps d’attente allongés sont à prévoir au départ/à l’arrivée à #Orly #CDG.
+ d’infos à suivre.— Paris Aéroport (@ParisAeroport) June 1, 2022
Plusieurs heures de retard
Le problème a été signalé pour la première fois ce matin par la société Aéroports de Paris (Orly, CDG) qui a depuis indiqué qu’un retour progressif à la normale été en cours, et que les Sas concernés étaient “activés par les services du Ministère de l’Intérieur selon les besoins”. La défaillance aura toutefois créé des saturations dans les halls et plusieurs heures de retard. Un problème arrivant au mauvais moment alors que les aéroports souffrent déjà d’un manque de main-d’oeuvre pour pouvoir suivre le retour à vitesse grand V des voyageurs.
Ces portiques, équipés de système de reconnaissance biométrique, sont utilisés à grande échelle alors qu’en 2019, selon les chiffres officiels, 213 sas de ce type couvraient les différents aéroports et gares en France, pour une capacité annuelle de 11 millions de voyageurs. Il s’agit d’une alternative plus simple et rapide aux passages face aux agents vérifiant avec la carte d’identité. Les voyageurs concernés sont tous ceux en provenance de l’extérieur de l’Espace Schengen, par correspondance ou vol direct.
Des aéroports de plus en plus automatisés
De telles mésaventures n’avaient encore jamais eu lieu. Elles montrent à quel point il sera nécessaire de proposer des services irréprochables à l’avenir, dans un contexte où la reconnaissance biométrique et l’automatisation des services au sein des aéroports deviennent une norme. À Londres, l’automatisation va tellement loin qu’un aéroport a même remplacé l’une de ses tours de contrôle par une tour ultramoderne constituée uniquement de caméras.
Avec la pandémie, l’importance de l’automatisation a pris une ampleur encore plus grande et les aéroports français ont suivi les tendances aux États-Unis et en Asie. C’est le cas de l’aéroport de Lyon. “Mona”, une technologie de reconnaissance faciale, permet depuis octobre 2020 de réaliser un parcours client complet. “Avec Mona, l’aéroport de Lyon-St Exupéry devient le premier au monde à permettre à ses passagers d’expérimenter un parcours biométrique complet, soit du domicile jusqu’à l’avion” écrivions-nous dans un article lors de l’inauguration du système.
“Soumis à l’examen de la CNIL, ce nouveau service a bénéficié des dernières recommandations formulées par l’autorité à ce jour, destinées à garantir aux passagers la protection de leurs données et de leurs droits” expliquait Vinci-Airports, aux commandes du projet. L’expérimentation, qui devait durer un an, est toujours opérationnelle sur une sélection de destinations.
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