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Ces chercheurs expliquent pourquoi les appels Zoom nous épuisent

Les scientifiques tentent de comprendre pourquoi les conversations sont parfois laborieuses sur Zoom.

C’est l’un des effets le plus visibles de la crise sanitaire. Alors que les réunions en personne sont parfois déconseillées, le recours aux appels en visio s’est considérablement renforcé. Avec le temps, on s’est d’ailleurs rendu compte que la visioconférence générait de la fatigue chez les utilisateurs.

La science s’est justement penchée sur ce concept de “Zoom Fatigue” et notamment des chercheurs de l’université de Stanford. Le problème est d’autant plus gênant que certains désagréments sont recensés parmi lesquels des difficultés de concentration, de l’irritabilité, ou des maux de tête et de dos.

Des conversations plus difficiles à suivre

Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques évoquent plusieurs explications : un contact visuel intense, un contact visuel légèrement désaxé, le fait d’être devant une caméra, des mouvements corporels limités, un manque de communication non verbale.

Julie Boland, une chercheuse en Psychologie de l’université du Michigan, s’est elle aussi intéressé à la “Zoom Fatigue”. Dans The Conversation, elle a relaté une expérience qu’elle a décidé de mener avec trois de ses étudiants.

Elle a ainsi pu constater que « les temps de réponse à des questions préenregistrées de type oui/non faisaient plus que tripler lorsque les questions étaient diffusées par Zoom au lieu d’être diffusées par l’ordinateur du participant. »

La scientifique ajoute : « La deuxième expérience a reproduit cette découverte dans une conversation naturelle et spontanée entre amis. Dans cette étude, les temps de transition entre les locuteurs étaient en moyenne de 135 millisecondes en personne, mais de 487 millisecondes pour la même paire de locuteurs parlant sur Zoom. Si moins d’une demi-seconde semble assez rapide, cette différence représente une éternité en termes de rythmes de conversation naturels. »

Pour simplifier, la latence, qui n’est que de quelques millisecondes, pour envoyer les signaux audio et vidéos à l’interlocuteur provoque donc une gêne dans son cerveau qui doit travailler d’autant plus pour suivre la conversation. « Cela pourrait contribuer à expliquer mon sentiment que les conversations sur Zoom étaient plus fatigantes que si elles avaient eu lieu en personne », analyse Julie Boland.

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Par : Zoom
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