Le printemps est revenu, et avec lui les activités de plein air que vos enfants affectionnent tant. Mais avez-vous déjà remarqué l’apparition de rougeurs et petites cloques sur le bord de leurs oreilles après une journée ensoleillée, mais fraîche ? Ce phénomène porte un nom un peu barbare : la photodermatose printanière juvénile, une réaction cutanée particulière qui survient chez les enfants exposés à la lumière du soleil.
Malgré son nom qui peut porter à confusion, « l’oreille rouge printanière » (son petit surnom) est une condition qui peut également affecter les adolescents et les jeunes adultes, même si la prévalence est nettement plus élevée chez les plus jeunes.
Un syndrome printanier peu connu
Cette affection est considérée comme une éruption lumineuse polymorphe, un groupe d’affections cutanées caractérisées par une réaction anormale de la peau à l’exposition au soleil ou à d’autres sources de rayonnement ultraviolet. Assez rare, elle se reconnaît en revanche très aisément. La photodermatose printanière juvénile a été décrite il y a plus de 80 ans, en 1942 exactement, par le Pr. W. Burckhardt, un dermatologue suisse.
L’éruption se manifeste principalement sur l’hélix – ce bord externe et supérieur du pavillon de l’oreille – après une exposition au soleil lors de journées printanières à la fois ensoleillées et fraîches. La zone peut démanger, des petits boutons durs en relief sur la peau (papules) et des petites cloques remplies de liquide clair (vésicules) peuvent apparaître.
Cette localisation s’explique notamment par l’exposition directe des oreilles aux rayons solaires, particulièrement chez les enfants ou personnes aux cheveux courts. Selon une étude néo-zélandaise, ce type de photodermatose touche environ 6,7 % des enfants et concerne majoritairement des petits garçons de 5 à 12 ans.
Comment s’en protéger ?
Rassurez-vous, elle n’est en aucun cas grave et son évolution est systématiquement favorable. Il n’y a pas grand-chose à faire à part attendre, la guérison est spontanée et survient entre une à deux semaines, sans laisser aucune cicatrice. Aucun traitement n’est généralement nécessaire, bien que certains médecins puissent recommander un nettoyage doux et l’application de corticoïdes locaux pour accélérer la guérison.
Il est néanmoins possible d’adopter quelques mesures simples pour prévenir son apparition, valables tant pour vous que pour vos enfants. Portez des chapeaux à large bords, appliquez régulièrement une crème solaire à large spectre (protégeant contre les UVA et les UVB avec un indice de 30 ou plus) et privilégiez les activités à l’ombre lors des journées où le soleil est de sortie, mais que le mercure reste bas.
Vous diminuerez ainsi largement les risques de voir se développer cette éruption, dont les causes précises restent encore inconnues. L’hypothèse la plus probable admise par la communauté scientifique serait celle d’une réaction d’hypersensibilité retardée de la peau aux rayons ultraviolets après une période de faible exposition solaire durant la période hivernale.
- Une réaction cutanée rare touche certaines personnes ; surtout des enfants ; au retour des journées ensoleillées, provoquant des rougeurs et cloques sur les oreilles.
- Elle survient plutôt chez les jeunes garçons, sans gravité, et disparaît spontanément en une à deux semaines.
- Pour limiter les risques, il est recommandé de protéger les oreilles du soleil lors des premières expositions printanières.
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