Le sujet court maintenant depuis des années et pourtant, on attend encore leur arrivée massive sur le marché. Les batteries à état solide doivent révolutionner l’autonomie des voitures électriques, autant en matière de sécurité que d’autonomie ou de temps de charge.
Contrairement aux batteries Lithium-ion ou LPF classiques que l’on trouve dans la plupart des voitures électriques actuelles, les batteries à état solide n’emploient pas d’électrolyte liquide, mais un substrat conducteur solide – d’où leur nom. Cela permet notamment d’utiliser directement du lithium métallique sur l’anode.
Cette astuce toute simple autorise vraisemblablement le grand débarquement des batteries à l’État solide
Ce qui permet de multiplier la capacité de stockage. En plus de cela la technologie peut permettre des temps de charge réduits à quelques minutes. Le tout sans risque d’explosion en cas d’accident. Or, un problème empêche jusqu’ici de généraliser la technologie.
Techniquement dénommé batteries à matrice SEI, ce nouveau type d’accumulateurs n’est pas, contrairement aux batteries classiques, affecté par la formation de dendrites – des formations de métal qui réduisent de manière irréversible la capacité de la batterie, tout en posant un risque important de court-circuit.
Toutefois dans l’interface entre l’anode et le matériau solide qui remplace l’électrolyte, des morceaux de lithium métallique le détachent de l’anode au fil des cycles de charge et de décharge. Du lithium “mort” car inutile au stockage de l’énergie de la batterie qui voit donc sa capacité fortement diminuer.
Toutefois, selon un papier publié dans la revue Nature, ce processus n’est pas, comme on le pensait, irréversible. Les chercheurs ont en effet découvert qu’il suffit de vider complètement une cellule à état solide et de la laisser se reposer quelques heures pour tout rentre dans l’ordre, restaurant la capacité de la batterie à 100%.
Un comportement qui peut être a priori géré par une simple adaptation logicielle du contrôleur de la batterie. Les batteries des voitures électriques comprenant quelque 4 000 cellules, il est relativement trivial d’organiser la “remise à zéro” progressive de toutes les cellules sans intervention de l’utilisateur.
Ce qui autorise donc à la technologie SEI de franchir une nouvelle étape en vue de révolutionner l’autonomie, la durée de vie et la recharge des voitures électriques.
https://twitter.com/MRutchland/status/1718487573688160719?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1718487573688160719%7Ctwgr%5Ef22910dee4571b85c43fe79b9c357a3d3d87f90e%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.futura-sciences.com%2Ftech%2Factualites%2Fvoiture-electrique-scientifiques-ont-decouvert-solution-simple-booster-autonomie-voitures-electriques-111327%2F
- Les batteries à état solide peinent encore à arriver sur le marché en raison d’un problème de durée de vie que les chercheurs ont encore du mal à dépasser.
- Toutefois, à en croire un papier scientifique la solution pour dépasser ce problème serait très simple !
- Il suffirait en effet tout simplement de laisser chaque cellule se décharger complètement et les laisser ainsi pendant quelques heures pour que la batterie retrouve 100% de sa capacité initiale.
- De quoi permettre enfin l’arrivée massive de ce nouveau type de batteries dans les voitures électriques.
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