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ChatGPT (OpenAI) prend une nouvelle longueur d’avance dans les médias

L’éditeur de ChatGPT continue ses négociatiions pour permettre à son IA d’utiliser des articles de presse derrière un paywall. Son dernier succès ? La firme a convaincu le Financial Times !

Depuis son lancement ChatGPT fascine autant qu’il ne fait grincer des dents. Bien sûr, nombreux sont ceux à s’inquiéter des lourdes conséquences sociétales de l’IA générative. Du côté des médias, dont la rentabilité reste depuis l’avènement d’internet, souvent très compliquée, le problème se pose encore autrement.

Ces dernières années, de nombreux titres de presse ont progressivement adopté puis renforcé une offre d’articles derrière un paywall. Or, le dernier modèle en date de OpenIA, GPT 4, a été entraîné sur un immense dataset tiré d’internet. Il peut d’ailleur aller trouver de nouvelles informations. Ce qui comprend des sources (parfois illégales) alternatives pour des articles normalement derrière un paywall.

OpenAI signe un accord historique avec The Financial Times

Cela fonctionnait tellement bien qu’il était jusqu’à il y a peu possible d’obtenir des articles complets, variations génératives de ces contenus. On comprend donc que les grands groupe de presse faisaient la grise mine et menaçaient OpenAI de poursuites – quand des procédures ne sont pas déjà en cours. Sentant, comme Microsoft qui utilise la même technologie dans Bing, que cela pourrait devenir un vrai problème, OpenAI est donc entré dans des négociations individuelles avec ces acteurs.

Avec l’idée que ses modèles actuels et futurs pourraient, en l’échange d’une licence, s’entraîner y compris sur des articles payants, mais cette fois-ci en toute légalité. En échange les titres ayant signé l’accord peuvent utiliser les modèles de la firme pour aider à l’écriture de certains articles. Il y a pour l’heure encore beaucoup de résistance de la part du secteur, qui déploie des modalités techniques pour bloquer l’accès à leur offre par OpenAI.

On peut toutefois parler du groupe Axel Springer qui détient de nombreux titres comme Politico ou Business Insider et qui a récemment accepté un deal de la firme. On apprend ce lundi 29 que le Financial Times vient de rejoindre l’offre sur laquelle peut compter OpenAI suite à la signature d’un accord historique. FT utilise déjà les technologies de OpenAI en interne – à côté de l’IA Claude. Pour le patron du groupe, John Ridding, la signature de l’accord est lié à une double exigence :

“Il est normal que les plateformes d’IA payent les publications dont ils utilisent les contenus […] mais au-delà c’est clairement aussi dans l’intérêt des utilisateurs [de ChatGPT] qui doivent avoir accès à des informations fiables”, explique le PDG de FT. Les détails précis de l’accord restent un mystère. Tout juste sait-on suite à des indiscrétions que OpenAI propoe entre 1 million et 5 millions de dollars pour accéder à ces contenus commerciaux. Une paille comparé aux sommes que des firmes comme Apple sont prêtes à mettre sur la table pour le même service.

  • OpenAI et le groupe de presse The Financial Times ont signé un accord qui permet à l’éditeur de ChatGPT d’utiliser les articles payants du journal pour entraîner ses modèles.
  • La firme dirigée par Sam Altman continue ses négociations dans le secteur.
  • D’autres titres de presse, comme The New York Times, tentent au contraire de résister en lançant des actions en Justice.

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