Les propos sont chocs et ils ne manqueront pas de faire réagir. Greta Thunberg, la célèbre militante écologiste suédoise, vient d’annoncer qu’elle ne se rendra pas à la Conférence sur les changements climatiques (COP27) qui se tiendra à partir du 6 novembre prochain en Égypte.
La COP27 : « du greenwashing, et une quête d’attention pour les dirigeants »
Ce grand rassemblement planétaire qui tentera de résoudre cette problématique existentielle pour l’avenir de la planète n’est plus à son goût, et notamment du fait « que l’espace pour la société civile est cette année extrêmement limité ».
Selon elle, les COP « sont principalement utilisés comme une opportunité pour les dirigeants et les personnes au pouvoir d’attirer l’attention, en utilisant de nombreux types différents de greenwashing », et ne « sont pas vraiment destinées à changer l’ensemble du système ».
Elle explique cependant que les choses pourraient changer à l’avenir, si ces rassemblements sont utilisées « comme une occasion de nous mobiliser ». Elle conclut en incitant les citoyens à s’engager : « Pour changer les choses, nous avons besoin de tout le monde – nous avons besoin de milliards de militants ».
Bien sûr ses propos ne feront pas forcément l’unanimité. Mais force est de constater que les COP n’ont pour l’heure pas produits de résultats très satisfaisants. Dans un rapport publié en octobre dernier, les Nations Unies estiment que les engagements pris lors de la COP26 à Glasgow l’année dernière « n’ont permis qu’une différence négligeable par rapport aux prédictions d’émissions pour 2030 ».
Alors que l’idée était de limiter le réchauffement climatique sous les 1,5°C d’ici 2030 afin de réduire la dégradation environnementale, on se dirige plutôt vers une augmentation située en 2,4 et 2,8°C, pour le moins inquiétante.
Et si les COP restaient finalement indispensables ?
Mais faut-il pour autant rejeter en bloc les COP comme le fait Greta Thunberg ? Pas forcément. Dans un article passionnant, Léa Lagesse, chargée de mission au secteur international de la Fondation Jean-Jaurès, revient sur cette problématique.
Elle explique notamment que de par leur médiatisation « les COP génèrent souvent des déceptions car il est extrêmement difficile pour les États de s’accorder sur des objectifs communs. Dans la version finale des textes, il est courant que des ambitions initiales portées par certains soient revues à la baisse au fur et à mesure des négociations afin d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre. »
Pour autant, et malgré tout le « narratif de flop et de bilan mitigé ». La COP26 de Glasgow a notamment permis certaines avancées.
Le caractère international de ces événements est aussi primordial. « L’action d’un pays isolé n’a aucun sens et la coopération internationale demeure indispensable. Toutes les COP ne peuvent déboucher sur un grand accord ; elles demeurent néanmoins la garantie de la poursuite des négociations en faveur du climat à l’échelle globale », souligne Léa Lagesse.
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Laissons Gretta boire son biberon, cela suffit ses conneries.