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Comment Instagram sert le trafic d’êtres humains et d’esclaves

Une large enquête révèle un large réseau de vente et de trafic d’êtres humains sur Instagram. Le réseau social a annoncé de nouvelles mesures.

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© Unsplash / Luke van Zyl

La BBC a réalisé une large enquête qui démontre que l’esclavage et la vente d’êtres humains ont su s’adapter aux réseaux sociaux et y prospérer, particulièrement sur Instagram. Une équipe de la BBC News Arabic s’est infiltrée dans ce réseau afin d’en découvrir plus sur le sujet… Et autant dire que les surprises ont été nombreuses.

Instagram, 4Sale… Des applications pour vendre les femmes

Pour réaliser leur enquête, les journalistes se sont fait passer pour un jeune couple tout juste arrivé au Koweït. Ils ont d’abord découvert l’application 4Sale, où une personne a tenté de leur vendre une employée de maison. La majorité des utilisateurs ont également conseillé aux journalistes de supprimer les droits de fondamentaux de ces femmes en leur enlevant leur passeport, en les enfermant et en leur refusant l’accès à un téléphone.

Un autre homme qui souhaitait vendre son employée de maison s’est entretenu avec la BBC, utilisant les arguments de vente suivants : « Crois-moi, elle est très gentille, elle rit et a un visage souriant. Même si vous la gardez éveillée jusqu’à 5 heures du matin, elle ne se plaindra pas ». Il a aussi ajouté : « Le passeport, ne lui donne pas. Vous êtes son parrain. Pourquoi lui donner son passeport ? ».

L’enquête a aussi permis la découverte de Fatou, une jeune femme de 16 ans qui a voyagé en tant qu’esclave depuis la Guinée jusqu’au Koweït, où elle a travaillé six mois. Elle a finalement été retrouvée par les autorités et a pu retourner dans la capitale de son pays d’origine.

Sur Instagram, la BBC a également découvert la mise en vente de nombreuses femmes -des centaines- en Arabie Saoudite.

Suite à cette enquête, 4Sale a retiré la section dédiée aux travailleurs domestiques, tandis que Facebook a interdit l’usage du hashtag #خادمات للتنازل, que l’on pourrait traduire par « servante à vendre ». La firme a aussi déclaré qu’il ne serait plus possible de créer un compte -sur Facebook ou Instagram- destiné au trafic d’êtres humains.

De son côté, Urmila Bhoola, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage : « C’est l’exemple par excellence de l’esclavage moderne ». Elle a ajouté : « Google, Apple, Facebook, ou toute autre entreprise [qui] héberge des applications de ce type, ils doivent être tenus responsables. Ce qu’ils font, c’est promouvoir un marché aux esclaves en ligne ».

Instagram
Par : Instagram Inc
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