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Comment l’IA bouleverse le paysage de l’emploi dans les banques digitales

l’IA et son intégration dans l’écosystème des néobanques (ou banques digitales) est devenu un enjeu majeur de ce domaine. Notamment concernant son impact sur l’emploi.

Aujourd’hui, l’essor des banques digitales s’explique par plusieurs facteurs : des tarifs compétitifs, une gestion facilitée avec des applications dédiées avec des services clients performants. Si elles sont aussi efficaces, c’est qu’une parte des tâches des employés qui y travaillent est assistée par l’IA. Un choix stratégique qui permet de réduire les coûts et de proposer une expérience utilisateur agréable aux clients. Aujourd’hui, les banques traditionnelles rattrapent leur retard, mais comme d’habitude, l’intégration de l’IA à un secteur donné ne va pas sans bouleversements.

La montée en puissance de l’IA dans le secteur bancaire

Terence Roche, partenaire et co-fondateur du cabinet de conseil Cornerstone Advisors a son avis sur la question. Pour lui, les questions concernant l’intégration de l’IA dans les écosystèmes des banques digitales ou des banques traditionnelles sont les mêmes.

Il explique : « Les enjeux et les perspectives pour les effectifs des néobanques ne différeront pas tant que ça de ceux des banques traditionnelles. En réalité, l’IA va supprimer les postes aux tâches répétitives… L’avenir avec l’IA, c’est moins de postes pour des tâches routinières, mais ceux qui demeurent seront nettement plus captivants ».

Selon un rapport d’Arizent (société de médias numériques), 74 % des institutions interrogées par l’enquête (banques et entreprises de fintech) estiment que l’IA reconfigurera la nature des emplois, mais ne les remplacera pas.

Pour les banques traditionnelles, le manque de data scientists sur le marché du travail reste un obstacle à une pleine adoption de l’IA. En revanche, les banques digitales ou entreprises de fintech, souvent des entreprises plus récentes, ont tendance à avoir un accès plus direct à des talents spécialisés dans certaines technos de pointe. Un avantage qui leur facilite l’intégration de l’IA.

L’exemple de DaveGPT

La banque digitale californienne Dave illustre parfaitement à quel point une entreprise du genre peut employer l’IA pour optimiser ses opérations bancaires. Jason Wilk, PDG de Dave explique : « Beaucoup se sont demandés si les néobanques pouvaient réellement devenir rentables un jour ». À propos de l’IA, il affirme : « Je pense que c’est un levier essentiel sur lequel nous devons tous vraiment agir pour maximiser l’efficacité opérationnelle de nos activités, et ainsi démontrer davantage notre rentabilité ».

Avec 300 employés à temps plein et 9 millions de clients enregistrés, Dave a déployé un chatbot baptisé DaveGPT. La mission de ce chatbot est de répondre aux demandes formulées par les clients. L’entreprise s’est fixée comme objectif que celui-ci puisse répondre à 75 % des demandes contre 50 % auparavant.

Banques traditionnelles ou banques digitales, les deux devront trouver un juste équilibre entre le maintien de l’emploi et l’automatisation. Cela ne se fera pas sans que certains postes soient affectés, mais impossible pour ces institutions de passer sous la vague de l’IA. Celle-ci représente davantage une opportunité (meilleure adaptation aux besoins des clients, réduction des coûts opérationnels, rapidité, flexibilité, etc.) qu’une menace.

  • Dans le secteur bancaire (banques et banques entièrement digitales), l’IA monte en puissance.
  • Dans une enquête menée aux USA, les trois quarts des entreprises interrogées (organismes financiers et entreprises fintech) estiment que l’IA va modifier la nature des emplois sans pour autant les remplacer.
  • Une banque digitale américaine, Dave, a intégré un chatbot à son service, qui aura pour objectif de répondre à la plupart des demandes des clients à long terme.

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