Si vous avez suivi un peu le dossier, vous savez que Nvidia a tenté – via une offre à plus de 40 milliards de dollars – de racheter ARM à SoftBank. ARM est à la fois le nom de l’architecture des puces de smartphones (et depuis peu également de certaines puces d’ordinateur) mais aussi celui d’une holding. La holding ARM vend le design des coeurs et autres éléments dans lesquels les différents acteurs comme Qualcomm, Samsung (Exynos) et Apple (Apple Silicon) peuvent piocher pour concevoir leurs propres designs personnalisés.
Autrement dit, ARM est au coeur de ce qui fait l’industrie des smartphones. Qui contrôle ARM obtient un avantage considérable sur le marché. Et c’est pour cela, entre autres, que le rachat par Nvidia a fini par être retoqué par les autorités. A la suite de ce rejet, le propriétaire actuel de ARM, le groupe japonais SoftBank, a dit son intention de ne plus proposer ARM à la vente. A la place, la firme mise sur une introduction en bourse pour pouvoir tirer un retour sur investissement. Et c’est dans un tel contexte que l’on apprend que Qualcomm serait intéressé par une prise de contrôle – avec l’aide de Samsung.
Qualcomm se dit très intéressé par une prise de contrôle de ARM via un nouveau consortium
Le PDG de Qualcomm Cristiano Amon, explique en marge d’une interview au Financial Times pourquoi il s’intéresse à ARM et dans quelles conditions Qualcomm pourrait racheter (ou tout du moins prendre le contrôle) de la holding. Il explique : “nous aimerions investir […] ARM est un actif très important qui a vocation à devenir essentiel pour le développement de notre industrie”. Cristiano Amon réalise néanmoins, avec ce qui vient de se passer pour le rachat par Nvidia, que Qualcomm ne pourra jamais racheter ARM seul, même en mettant une somme conséquente sur la table.
Le régulateur a en effet toutes les chances de tirer les mêmes conclusions que du temps de Nvidia et donc de refuser l’opération. Alors le PDG lance une idée : créer un consortium dans lequel Qualcomm et Samsung seraient les investisseurs majoritaires, rejoints par une multitude d’entreprises : “il faudrait que beaucoup d’entreprises participent de manière à ce que cela débouche sur une indépendance de facto de ARM”. On note au passage que Intel est séduit par une approche similaire.
Lire aussi – Nvidia – le rachat historique de ARM vient de tomber à l’eau
Pat Gelsinger, son PDG, aurait même rencontré des cadres de Samsung il y a quelques jours, vraisemblablement pour discuter du rachat. Pour l’heure tout reste encore à concrétiser mais on note que les grandes manoeuvres sont lancées en coulisses. Que pensez-vous d’une prise de contrôle de ARM par un consortium plutôt que par une ou deux entreprises ? Partagez votre avis dans les commentaires.
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