Ah, le démarchage téléphonique… Quel fléau ! Comme l’indique une enquête de l’UFC-Que Choisir publiée en décembre 2023, 72% des Français déclarent recevoir au moins un appel par semaine pour du démarchage. Certains sont même sollicités au quotidien. C’est une véritable source d’agacement et de stress pour les consommateurs.
Aujourd’hui, des solutions existent pour lutter contre le démarchage téléphonique. Les opérateurs mobiles et les fabricants de smartphone essaient de filtrer les appels s’apparentant à du spam et si cela est relativement efficace, ce n’est pas encore miraculeux. Bien que la loi Naegelen ait été adoptée, que les démarcheurs doivent maintenant suivre certaines règles rigoureuses (avec notamment des plages horaires strictes) et que les numéros commençant par 06 et 07 ont l’interdiction formelle de vous démarcher, certains téléconseillers réussissent à passer entre les mailles du filet et continuent d’irriter fortement bien des Français. Vous pouvez prendre le temps de bloquer les numéros insistants, mais ils sont nombreux et changent constamment.
Pour mettre fin au démarchage abusif, raccrocher au nez des téléconseillers est loin d’être la solution. Si vous voulez vous en débarrasser efficacement, il vaut mieux faire preuve d’un soupçon de ruse pour les prendre à leur propre jeu. Ainsi, un mot magique peut suffire à vous libérer de ce harcèlement.
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Démarchage téléphonique : voici comment avoir enfin la paix
Le démarchage téléphonique tend à être de plus en plus (et de mieux en mieux) encadré. C’est justement en rappelant cela aux téléconseillers qui ne cessent de vous contacter que vous pourrez être tranquille. Sachez que vous ne pouvez recevoir des appels de leur part qu’en semaine, entre 10h et 13h et entre 14h et 20h. Si jamais vous êtes démarché en dehors de ces plages horaires strictes, vous êtes totalement dans votre droit de souligner à votre interlocuteur qu’il commet une infraction. Selon l’article L242-16 du Code de la consommation, l’entreprise peut être soumise à une amende administrative d’un montant de 375 000 euros en cas de démarchage téléphonique en dehors des plages horaires légales.
Vous pouvez également évoquer un signalement auprès de la DGCCRF via leur plateforme Signal Conso en cas de démarchage abusif et répétitif. En faire mention devrait calmer les ardeurs de votre interlocuteur.
Enfin, menacer d’adresser une plainte à la CNIL si les téléconseillers se montrent particulièrement persistants est souvent redoutable. Vous pouvez exiger la suppression de vos coordonnées de la base de données. Pour rappel, un consommateur ne peut pas être rappelé dans les deux mois après avoir refusé d’être recontacté par un téléconseiller.
Avec ces techniques, vous devriez ne pas plus être dérangé de manière intempestive par le démarchage téléphonique.
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