Pour bien terminer le mois d’avril, Netflix diffuse une nouvelle série : Fiasco. Présentée en avant-première lors du festival CANNESERIES il y a quelques jours, la série est enfin disponible sur Netflix. Et contrairement à ce que son titre laisse penser, la nouvelle production du N rouge est (très) loin d’être un échec. Derrière la caméra, on retrouve Igor Gotesman, mais aussi Pierre Niney. Ensemble, les deux amis nous ont déjà fait rire aux éclats avec Casting(s).
Fiasco nous emmène sur le tournage d’un film qui se transforme en véritable catastrophe. L’intrigue nous promet de belles tranches de rire, tout comme son casting 5 étoiles. Mais la série est-elle vraiment aussi hilarante ? On vous dit tout dans notre critique de Fiasco.
Une catastrophe maîtrisée
Qui a-t-il de plus drôle que de voir des problèmes absurdes s’accumuler ? Raphaël Valande a la chance de tourner son premier film : Une femme résistante. Contre l’avis de sa famille de fermiers, le jeune réalisateur suit ses rêves et veut rendre hommage à sa grand-mère Huguette, dont le passé de résistante est admirable. Pour ce tribut, le cinéaste a en tête une aventure traversant les époques dans laquelle sa grand-mère est l’héroïne. Mais le tournage de ce premier métrage ne va pas se passer comme prévu…
Campé par Pierre Niney, le personnage de Raphaël Valande n’a pas les épaules pour diriger une équipe et il est bien trop maladroit et empoté pour que tout se passe bien. Loin d’être le phare le plus éclairé du port, le jeune homme veut tellement bien faire qu’il fait tout de travers et s’enfonce dans des mensonges et des embrouilles. Pour ne rien arranger, le tournage est menacé par un corbeau, prêt à tout saboter de l’intérieur. Qui est-ce ? Pourquoi ? Comment ? Toujours est-il que les problèmes s’accumulent sur le plateau et le tournage tourne au cauchemar. Et nous, spectateurs, on se régale.
Igor Gotesman nous offre des personnages tous plus excentriques et décalés les uns que les autres et n’hésite pas à cumuler les situations absurdes et fortement malaisantes pour nous décrocher de nombreux rires sincères. Rien ne va dans Fiasco et c’est bien toute sa force. Aucun personnage n’est là pour rattraper l’autre, aucune situation ne vient lisser la précédente. Nous avons droit à tout : le réalisateur niais, mal dans sa peau et manipulateur, son meilleur ami benêt et extravagant, le producteur ringard et complètement à l’ouest, l’assistante-réalisatrice bourrue, la pauvre stagiaire perdue, la grand-mère acariâtre (et pire encore), la maquilleuse qui n’a pas très bonne haleine…
Comme dans un sable mouvant, on s’enfonce dans l’absurde avec des situations de plus en plus malaisantes et déconcertantes. Le naufrage du film Une femme résistante, c’est un peu l’impossibilité de détourner le regard quand on passe devant un accident sur l’autoroute.
Fiasco est filmé comme un documentaire qui entend disséquer le tournage chaotique. Le genre mockumentaty permet de flouter la barrière entre fiction et réalité, et nous offre des moments vraiment savoureux. La nouvelle série de Netflix montre que le cringe et l’humour malaisant sont tout un art et quand ils sont maîtrisés, c’est véritablement désopilant.
La série réunit des pointures de l’humour, comme Pierre Niney, François Civil, Géradline Nakache, Pascal Demolon ou encore Louise Coldefy. Chaque acteur est irréprochable dans son rôle.

Fiasco : on zappe ou on mate ?
Si vous êtes fan d’humour absurde, de cringe, de moments malaisants, de The Office, de Family Business, de Pierre Niney, vous allez adorer Fiasco. La série est composée de sept épisodes d’environ 35 minutes et est disponible sur Netflix. Autant dire qu’elle est propice au binge-watching.
C’est un plaisir de retrouver Igor Gotesman et Pierre Niney derrière les caméras, mais aussi devant. Fiasco est une vague de fraîcheur dans une journée de canicule. Un rayon de soleil lors d’une journée grisâtre. La série ne se prend pas au sérieux, et c’est bien tout ce qu’on aime.
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