Il y a des héros qui sont intemporels. Et Indiana Jones en fait partie. Alors que la saga initiale a été lancée il y a plus de quatre décennies (!), l’archéologue au chapeau et au fouet est bel et bien de retour pour un cinquième film. Bien que le dernier opus sorti en 2008 n’avait pas vraiment convaincu les fans (et c’est le moins qu’on puisse dire), Indiana Jones et le Cadran de la Destinée a une lourde pression sur les épaules. Mais Indy fait souvent preuve d’une résilience admirable. Alors pourquoi ne pas lui faire confiance ?
Sur le papier, ce nouvel opus a tout pour nous convaincre. Mais qu’en est-il réellement ? On vous dit ce qu’on a pensé du film Indiana Jones et le Cadran de la Destinée dans cette critique garantie sans spoilers.
Indy, fidèle à lui-même
Relancer la franchise pour un ultime tour de piste, c’est extrêmement ambitieux. Surtout après la dernière tentative qui s’est imposée comme un échec cuisant. Mais cette fois-ci, Steven Spielberg laisse les commandes à James Mangold, le réalisateur de Logan. Ce nouveau long métrage se veut à mi-chemin entre “tradition et modernité”.
On retrouve, ainsi, un Indiana Jones démotivé et très ronchon. L’heure de la retraite universitaire a sonné pour Indy qui semble totalement dépassé par son époque. Nous sommes à la fin des années 60. Mais tout bascule quand sa filleule, Helena Shaw, débarque et vient le titiller pour une nouvelle aventure. La jeune femme, qui n’a pas la langue dans sa poche, est à la recherche de l’étrange cadran d’Archimède. Ce dernier aurait, parait-il, la capacité de localiser les fissures temporelles.
S’il venait à tomber en de mauvaises mains, cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Et, vous vous en doutez, un méchant Nazi ne rêve que d’une chose : se le procurer pour changer le cours du temps, en sa faveur…
Malgré lui, Indiana Jones doit donc renfiler son chapeau et reprendre son fouet pour superviser Helena qui n’a décidément pas froid aux yeux. Cette nouvelle aventure les emmène aux quatre coins du monde et va même repousser les limites de toutes les croyances. Les nôtres, et celles d’Indy !
À nos yeux, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée offre une aventure Indiana Jones-esque classique. Tout ce qu’on aime dans la saga cinématographique est au rendez-vous de ce cinquième long métrage. Si vous êtes en mal d’aventures, ce nouveau film saura assurément vous combler.
Ainsi, Indiana Jones 5 réussit à nous emmener en voyage et à nous offrir un bon moment en sa compagnie. Après plus de quarante ans, la saga aborde une thématique intéressante : celle de la vieillesse. Car si Indy repart à l’aventure, on réalise qu’il n’a plus sa forme d’antan et c’est tout à fait normal. De quoi humaniser plus que jamais ce héros.
Malgré une intrigue prenante et haletante, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée manque un peu de rythme. Nous embarquant pendant plus de 2h30, le film souffre de quelques longueurs. Rien de bien grave car ces lenteurs sont rapidement oubliées pour laisser place à une dernière partie saisissante. Et surprenante.
Des acteurs au top de leur forme
Indiana Jones et le Cadran de la Destinée a la chance d’être porté par une excellente distribution. Malgré les années, Harrison Ford reste un excellent Indy. Nous, on lui tire notre chapeau.
Mais la véritable star de ce cinquième opus, c’est définitivement Phoebe Waller-Bridge. L’actrice, réalisatrice et scénariste britannique (oui, elle a énormément de casquettes), livre une performance remarquable. Son personnage semble être taillé sur mesure pour elle et elle donne l’impression d’être née pour incarner l’intrépide Helena Shaw. On retrouve sa fraîcheur et son sarcasme qui viennent donner un sacré coup de peps à ces nouvelles aventures d’Indy.

De son côté, Mads Mikkelsen s’impose comme un excellent antagoniste, bien qu’il soit bien moins effrayant que certains homologues rencontrés lors des différents films consacrés à notre archéologue préféré.
De bonnes idées au rendez-vous
Globalement, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée n’est pas du tout la purge redoutée par les fans. En réalité, il s’agit d’une très bonne conclusion pour cette saga cinématographique, surtout après l’échec du quatrième volet. Sans nous transcender, le long métrage regorge de bonnes idées.
Outre une intrigue qui profite d’un retournement de situation loin d’être prévisible, ce nouveau film a droit à une mise en scène et une réalisation à la hauteur de nos attentes. Si Steven Spielberg n’est pas à la réalisation d’Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, James Mangold relève le défi avec brio, nous offrant un métrage digne de son prédécesseur.
Avec une nostalgie assumée, ce long métrage offre une conclusion extrêmement touchante aux aventures d’Indiana Jones. De quoi réconcilier les fans et leur permettre de tirer un trait sur un héros qui n’a eu de cesse de nous surprendre pendant plusieurs décennies.
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