À l’approche des fêtes de fin d’année, Warner Bros. est bien décidé à mettre un peu de magie dans nos vies. Avec Wonka, les spectateurs sont invités à en apprendre plus sur un personnage emblématique. Willy Wonka, c’est le chocolatier farfelu issu de l’imagination du romancier Roald Dahl et qui est déjà apparu deux fois sur grand écran. Si dans Charlie et la Chocolaterie, le confiseur excentrique est reclus dans son usine merveilleuse, Wonka nous propose de le rencontrer lors de ses jeunes années.
C’est sûr qu’avec un personnage aussi loufoque que Willy Wonka, une aventure dans son passé a de quoi agiter notre curiosité. Avant de devenir le célèbre marchand de friandises à l’origine de la fameuse chasse aux tickets d’or de Charlie et la Chocolaterie, Willy Wonka a dû se faire une place sur le marché du chocolat. Mais, évidemment, devenir un chocolatier renommé n’est pas une chose aisée. C’est toute la promesse de Wonka.
Alors que les deux longs métrages Charlie et la Chocolaterie ont, chacun à leur manière, marqué le paysage cinématographique et la pop culture, les attentes sont assez élevées pour Wonka. Gene Wilder et Johnny Depp ont tous les deux réussi à délivrer des prestations marquantes du confiseur de génie. Qu’en est-il de Timothée Chalamet ? Wonka est-il parvenu à faire vibrer notre cœur de grand enfant ? Cet origin story vaut-elle son pesant d’or ? Voici ce que nous avons pensé de Wonka.
Un or-igin story digne de ce nom
Wonka a le mérite de proposer quelque chose de nouveau. Alors que Warner Bros. aurait pu nous offrir Charlie et le Grand Ascenseur de Verre, la suite de Charlie et la Chocolaterie écrite par Roald Dahl, nous avons droit à un spin-off au scénario original.
Après un long voyage à l’autre bout du monde pour parfaire sa technique de chocolatier, Willy Wonka arrive dans la ville de ses rêves, bien décidé à la conquérir. Les Galeries Gourmet le fascinent depuis sa plus tendre enfance et il entend bien ouvrir sa propre boutique au même endroit que des pointures sur le marché qu’il admire.
Avec une valise qui a fait son temps et un chapeau digne du sac de Mary Poppins, Willy Wonka a des idées plein la tête pour ravir les plus gourmands et faire fortune. Malheureusement, la vie est loin d’être aussi simple que sa naïveté lui laisse croire. Sans le sou en poche, les rêves de grandeur du jeune confiseur sont compromis. Effectivement, il se retrouve piégé par des aubergistes peu scrupuleux.
Mais le véritable problème, c’est la menace qu’il représente pour les chocolatiers déjà établis dans la ville. Le terrible Cartel des Chocolatiers est prêt à tout pour lui mettre des bâtons dans les roues, craignant le talent de Wonka. D’autant que le jeune homme propose ses friandises à un prix dérisoire. Bravo le capitalisme… Comme l’orpheline Noodle l’explique au confiseur, les plus riches n’hésitent pas à exploiter les “crèves-la-faim”. Triste, mais bien réel. Ainsi, Wonka s’amuse de l’avidité féroce des chocolatiers des Galeries Gourmet et leur aversion pour les moins fortunés, ce qui nous offre des grands moments d’hilarité.
Mais la passion du chocolat va permettre à Willy Wonka de persévérer malgré les obstacles qui parsèment sa route. Surtout, il va pouvoir compter sur de nouveaux amis bienveillants et bien moins crédules pour l’aider à réaliser ses rêves. Tendre conte pour enfants, qui saura également ravir les plus grands, Wonka prouve qu’avec de la résilience et de la bonté d’âme, on peut tout faire !
Complètement fantasque, le jeune chocolatier est particulièrement touchant. Incapable de lire, prêt à faire confiance à n’importe qui, c’est une histoire très personnelle qui pousse Willy Wonka à créer des chocolats aussi magiques. Drôle et doux, Wonka fait honneur au personnage imaginé par Roald Dahl en 1964 et lui apporte une profondeur bien méritée. Pour autant que Paul King ne néglige pas ses personnages secondaires, en particulier la jeune Noodle.

Quand la musique est bonne…
Comme les deux adaptations de Charlie et la Chocolaterie, la musique est au cœur de Wonka. Le long métrage de Paul King est une sucrerie féérique, qui arrive pile-poil pour Noël. Neil Hannon, du groupe The Divine Comedy, a travaillé sur les chansons de ce nouveau film magique tandis que Joby Talbot s’est attelé à la bande-son. Si vous n’avez pas les comédies musicales, nous vous conseillons donc vivement de passer votre chemin.
Willy Wonka et ses amis n’hésitent pas à pousser la chansonnette au cours des deux heures que dure le long métrage. Sans que cela ne soit jamais de trop, la musicalité proposée par Wonka nous régale et permet de nous immerger avec bonheur dans cet univers loufoque. Nous aussi, on a envie de chantonner. Plusieurs numéros musicaux aux chorégraphies impeccables sont de la partie. Bonne nouvelle : aucun faux pas de ce côté-là.
Si des partitions originales sont de la partie, Wonka n’hésite pas à rendre un bel hommage à la première adaptation de Charlie et la Chocolaterie. Un peu de nostalgie avec un élan de modernité, cela ne se refuse pas.
Une mise en scène imaginative
Si Willy Wonka débarque dans une nouvelle ville avec un chapeau rempli de rêves, Paul King, lui, avait des idées à ras bord de son couvre-chef. Après les excellents Paddington et Paddington 2, le cinéaste était la personne toute désignée pour nous plonger dans le passé de l’excentrique confiseur. Avec Wonka, le défi était de ne pas tomber dans l’indigestion d’effets spéciaux. Paul King a ainsi misé sur un univers réaliste avec quelques touches de féérie.
Malgré quelques effets spéciaux qui manquent de piquant, Wonka réussit à faire briller les yeux des spectateurs. On pense notamment à la scène de l’ouverture de la boutique Wonka, véritablement magique. On aurait bien aimé y être… Les costumes auraient pu être un peu plus tape-à-l’œil. L’Oompa-Loompa interprété par Hugh Grant est une référence directe du film réalisé par Mel Stuart. Finalement, le résultat n’est pas aussi catastrophique qu’on aurait pu l’imaginer avec la CGI.
Des prestations savoureuses
Wonka réussit à nous éblouir avec ses très bons acteurs. Timothée Chalamet brille particulièrement dans le rôle du confiseur naïf et extravagant. Alors que le défi était de taille, l’acteur réussit à incarner dignement le célèbre Willy Wonka. Suffisamment farfelu pour ce rôle, Timothée Chalamet est charmant. Il prouve qu’il est aussi à l’aise dans les rôles sérieux et dramatiques que les comédies plus délurées. L’interprète arrive à donner vie à son personnage et démontre ses talents de chanteur et de danseur. Si cette facette n’est pas spécialement surprenante, elle est agréable à découvrir dans Wonka.
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Mais Timothée Chalamet n’est pas seul dans ce nouveau long métrage. Hugh Grant est exquis dans le rôle du Oompa-Loompa qui poursuit Willy Wonka à travers le monde. Paterson Joseph, Matt Lucas et Mathew Baynton sont des chocolatiers cupides parfaits. Quant duo Olivia Colman / Tom Davis, c’est un délice ! Sans oublier la douée Calah Lane qui incarne l’orpheline touchante Noodle. Et quel plaisir de retrouver Rowan Atkinson dans le rôle de l’homme de foi véreux !
Wonka : une douceur en bouche
En presque deux heures, Wonka arrive à nous émerveiller, à nous faire rire, à nous toucher et à nous faire bouger la jambe en rythme. Visuellement et musicalement, le pari est réussi. Avec une jolie histoire qui nous donne envie de croire en nos rêves et de ne jamais laisser tomber, Wonka est le conte pour enfants idéal pour clôturer cette année. S’il manque un peu du peps magique des deux films Paddington que nous a livré Paul King il y a quelques années, Wonka ne démérite pas.
Entre des musiques entêtantes et enchantées, un scénario qui tient la route, des acteurs dévoués et une mise en scène intelligente, Wonka est une bonne surprise. Pour une origin story d’un personnage emblématique de la pop culture, Paul King a visé juste avec de jolis clins d’œil aux œuvres initiales.
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