« Le Département a été victime d’une cyberattaque de grande ampleur. L’ensemble des systèmes d’information et des moyens de communication habituels ont été désactivés pour une période indéterminée.” C’est avec ces mots que le compte X (ex-Twitter) du département des Hauts de Seine a donné l’alerte ce mardi. Il a fait état d’une cyberattaque “d’ampleur”, sans donner plus de détails pour le moment.
Le même message a été partagé sur d’autres réseaux sociaux, notamment Facebook et LinkedIn. Selon les premières informations à notre disposition, tout le département a été touché, y compris certaines infrastructures informatiques de mairie.
Pour l’heure, l’origine de l’attaque demeure inconnue. Cette cyberattaque n’est néanmoins pas prise à la légère par les équipes sur place, qui assurent que tous les moyens à disposition sont mis à contribution pour retrouver une situation normale.
L’objectif numéro 1 est de rétablir l’accès le plus rapidement possible, tout en protégeant les données des utilisateurs et des agents travaillant pour le département et les nombreuses mairies. L’identité des pirates ainsi que leur mode opératoire reste à déterminer.
Une cible à haut risque
Le fait que le département touché par cette cyberattaque soit celui des Hauts de Seine n’a rien d’étonnant. C’est un territoire stratégique, disposant de nombreuses données sensibles. C’est notamment dans ce territoire que se trouve le quartier des affaires de La Défense. On retrouve également des communes très connues comme Boulogne Billancourt ou encore Neuilly sur Seine.
Cette région de l’ouest parisien, particulièrement peuplé (1,6 million d’habitants), était donc la proie idéale pour les cybercriminels. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des infrastructures de ce département sont touchées. Le 24 septembre 2022, le Pôle Léonard de Vinci de La Défense avait été, lui aussi, victime d’une cyberattaque.
À l’époque ce sont trois étudiants âgés de 23 à 25 ans qui sont rapidement reconnus coupables. Mis en examen fin 2023, ils reconnaissent rapidement les faits. Le vol des données personnelles des 8000 étudiants leur avait alors rapporté 18 000 euros en cryptomonnaie.
Pour l’heure on ne sait pas si la cyberattaque sur le département des Hauts de France suit la même logique. Les pirates n’ont en tout cas pas fait savoir publiquement leurs revendications. Il pourrait s’agir d’un ransomware (détention d’informations rançonnées contre de l’argent) ou bien d’un virus informatique plus puissant et financièrement désintéressé, qui chercheraient seulement à semer le chaos en détruisant tout sur son passage.
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