De nos jours, il est impossible de passer à côté du Nutri-score quand on achète de la nourriture. Ce barème fait désormais partie intégrante de notre quotidien et permet aux consommateurs de connaître d’un seul coup d’oeil la valeur nutritionnelle d’un produit alimentaire. Même si un paquet de chips ou de gâteaux estampillé “C” ou “D” avec un code couleur orange ou rouge n’a jamais arrêté personne, le Nutri-score permet d’acheter en toute connaissance de cause. Fort de son succès, le Nutri-score va bientôt donner naissance à un cousin éloigné pour le textile.
Alors que les mastodontes chinois du e-commerce et de la fast fashion Shein, Aliexpress ou encore Temu séduisent de plus en plus les consommateurs, ces plateformes sont dans le collimateur de l’Union européenne depuis un moment. La faute à leurs lourdes conséquences sociétales et environnementales. Dès la fin de l’année 2026, un passeport digital pour l’industrie textile et les chaussures sera ainsi mis en place. De quoi permettre aux consommateurs d’être mieux informé et, de fait, conscient, de leurs achats.
Mise à mort de la fast fashion
Avec le passeport numérique dans l’industrie textile et les chaussures dans l’Union européenne, la volonté est d’aider les acheteurs à faire des choix plus éclairés et à privilégier des produits plus respectueux de l’environnement. Ainsi, ils sauront si le jean qu’ils sont sur le point d’acheter a émis, ou pas, une grande quantité de particules fines car il a été cousu dans un pays où l’électricité provient du charbon. Des détails dont les consommateurs n’ont pas conscience… À moins qu’on les informe.
Dès la fin de l’année 2026, tous les produits textile et les chaussures entrant sur le marché européen devront disposer d’un passeport digital. Sous forme de QR code, celui-ci a été élaboré dans un cadre méthodologique et scientifique précis et reflètera les pratiques industrielles mises en œuvre dans leur conception. Au moment de l’achat, les consommateurs pourront prendre connaissance du score final des produits et comparer leurs empreintes environnementales.
Parmi les critères de ce “Nutri-score textile”, on note la durabilité (avec la résistance du textile et sa réparabilité), l’impact des microfibres utilisées sur l’environnement (de la conception au recyclage), la composition, l’usage de l’eau, les conditions de travail ou encore la distribution.
Selon Christophe Girardier, président de la startup Glimpact, ce passeport digital sera même plus efficace que le Nutri-score alimentaire. Effectivement, il estime que celui-ci donnera aux consommateurs l’information qui leur permettra de différencier les produits entre eux, même s’ils sont dans la même classe.
Si la fast fashion est de plus en plus décriée, de nombreuses entreprises essaient de montrer patte blanche… Quitte à tricher un petit peu. C’est ce qu’on appelle le greenwashing. Malheureusement, il est facile de tomber dans le panneau et de penser que les marques sont de bonne foi. Avec ce passeport digital dédié, les consommateurs achèteront leurs vêtements et leurs chaussures en toute conscience de leur impact environnemental.
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