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Des nuages de cendres survolent la France, quels sont les risques ?

La France est touchée cette semaine par les fumées des incendies du Canada. Quelles conséquences pour la qualité de l’air ?

  • Les nuages de fumée canadiens sont arrivés en France, présentent-ils un risque ?
  • La qualité de l’air pourrait être encore plus mauvaise dans les prochains jours
  • Cette fumée pourrait avoir des conséquences pour le climat sur le long terme

Le Canada est touché depuis quelques semaines par des incendies historiques. Alors que l’été ne fait que débuter, le pays marque un temps d’arrêt, asphyxié par les fumées de ces feux de forêt. Mais le Canada n’est pas le seul pays touché par la fumée de ces incendies.

Au début du mois, New York était plongée dans la tourmente avec une vague brune déferlant entre les gratte-ciel. Si cette dernière a quitté, la cote est américaine, elle se dirige maintenant droit vers nous. Elle a commencé à toucher la France et les îles britanniques ce lundi et devrait traverser l’Europe dans le courant de la semaine.

L’Irlande l’avant-garde de l’Europe ?

Selon le météorologiste Guillaume Séchet, les prévisions pour les prochains jours font l’unanimité. Le vent a tourné en Europe et il « aspire » les fumées des incendies canadiens. Un avis partagé par son confrère Serge Zaka. Dans un message posté sur Twitter, le météorologue se dit « intrigué » par la densité de ce nuage de fumée visible depuis l’espace.

En ce qui concerne la chronologie des prochaines heures, l’Irlande pourrait être un signal d’alerte pour toute l’Europe. L’île risque en effet d’être la première touchée massivement par les fumées canadiennes. Les scientifiques suivent attentivement la situation au large de l’Irlande et de la Bretagne pour savoir à la fois quand la fumée arrivera sur notre continent, mais aussi avec quelle intensité.

Une situation qui pourrait encore s’aggraver ?

Au Canada les retombées de fumée posent de vrais problèmes sanitaires. Certaines régions ont mis en place des confinements pour la population, car la qualité de l’air n’est plus assez bonne. Une situation qui pourrait se retrouver en Europe dans quelques jours. En effet, même si les fumées ont parcouru des milliers de kilomètres au-dessus de l’Atlantique, leur densité est toujours bien supérieure à la moyenne.

Dans une étude publiée au milieu du mois des chercheurs estiment que les incendies, toujours pas sous contrôle, pourraient entraîner la création d’un pyrocumulonimbus. Ce type de nuage atteint rapidement de haute atmosphère (plus de 5 kilomètres) et se met alors à tourner autour de la Terre recouvrant une partie de cette dernière.

Des précédents par le passé

Si un tel nuage arrive à se former et à atteindre une certaine densité, il pourrait créer des modifications temporaires du climat et notamment un refroidissement éclair de la planète. Très dense, il ne laisserait pas la lumière du Soleil passer, plongeant le monde sous ses pieds dans une obscurité certaine.

En 1883 l’éruption du volcan Krakatoa en Indonésie a eu des conséquences similaires. Selon les spécialistes de l’époque, en plus du tsunami qui a été ressenti jusqu’à Londres, la température de la planète a baissé de quelques degrés durant les années qui ont suivi l’éruption. Ce froid soudain est l’un des facteurs expliquant la grande famine de Russie faisant près de deux millions de morts.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Masque sous les feux d’artifice du 14 juillet venant briser un ciel déjà rouge de fumée ?
    Un été annoncé caniculaire refroidi juste ce qu’il faut par un pyrocumulonimbus ?
    “Tu trembles carcasse, mais si tu savais ce qui t’attend tu tremblerais davantage encore”. Perso je ne tremble pas, mais je m’interroge, pour sûr.

Les commentaires sont fermés.