Comment empêcher la diffusion de fausses informations sur Internet ? Cette question, beaucoup se la posent aujourd’hui, à commencer surtout par les réseaux sociaux qui font face à un flot important de désinformation à la faveur de la pandémie de Covid-19. Des chercheurs du MIT et de l’Université canadienne de Regina ont une suggestion très intéressante à leur faire.
Lors d’une étude menée auprès de 1700 adultes américains, ils ont pu constater que ces derniers étaient beaucoup moins susceptibles de partager des fausses nouvelles lorsqu’ils étaient au préalable incités à réfléchir sur la véracité du titre.
Sortir de la culture du like pour inviter à la réflexion ?
Concrètement, les scientifiques ont demandé à un premier groupe de participants d’évaluer l’exactitude de 30 publications sur Facebook consacrées au Coronavirus. La moitié étaient vraies et l’autre moitié étaient fausses. Les sondés se montrés précis les deux tiers du temps. Un second groupe a par la suite été invité à dire s’il partagerait ou non ces articles. Il ressort que la véracité des histoires n’a eu aucun effet sur la décision de diffuser l’information.
Ensuite, les chercheurs ont demandé à deux autres groupes d’utilisateurs s’ils partageraient ou non les articles. Le premier groupe s’est vu montrer les articles directement, tandis que le second groupe devait au préalable dire ce qu’il pensait de la véracité des publications. Il ressort très nettement que les participants de ce dernier étaient bien moins susceptibles de partager de fausses informations. En clair, faire réfléchir les participants sur le sujet pourrait freiner la diffusion de désinformation.
Reste à voir ce que les grands réseaux sociaux choisiront de faire à ce sujet. Pour l’heure, les algorithmes encouragent les internautes à obtenir le plus de likes possibles de par la satisfaction que cela apporte. Rien n’empêche de penser des systèmes de récompense basés sur la réflexion ou l’analyse d’une information.
Récemment, Facebook a d’ailleurs décidé de lancer une campagne contre la désinformation qui va un peu dans ce sens. Les utilisateurs sont incités à s’interroger sur l’origine d’une nouvelle, si elle est complète, ou si le titre est trompeur.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
les humains aiment bien mentir pour avoir des like ou pas… globalement, c’est ça le problème que les réseaux sociaux n’arrivent pas à endiguer.