Le blocage américain du détroit d’Ormuz a commencé, représentant l’énième tentative de Donald Trump pour mettre la pression sur l’Iran. Car dès le début du conflit, Téhéran a fermé ce passage vital pour l’économie, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Une décision qui a logiquement plongé les marchés énergétiques dans une crise profonde, dont les effets se font sentir chaque jour un peu plus.
Les États-Unis ont multiplié les tentatives pour forcer une réouverture, allant jusqu’à menacer de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes. La semaine dernière, une brève accalmie laissait même entrevoir un retour à la normale, mais la trêve n’a pas tenu. « On ne peut pas laisser un pays faire chanter le monde », a justifié Donald Trump.

Un passage rempli de mines
L’objectif selon Washington est d’accentuer la pression économique sur Téhéran jusqu’à ce que le coût du bras de fer devienne insupportable. Ainsi, ce blocus cible tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens, quelle que soit leur nationalité. Jusqu’alors, l’Iran laissait un passe-droit à certains d’entre eux. Mais si ce nouvel effort porte ses fruits, un problème majeur subsistera : le passage est désormais miné, personne ne peut s’y aventurer sans risque.
La France et le Royaume-Uni, qui ont refusé de participer au blocus américain, préparent déjà le terrain. Les deux pays ont annoncé co-organiser dans les prochains jours une conférence avec d’autres pays volontaires pour préparer une opération de déminage.
L’Hexagone dispose pour cela de moyens spécialisés : une dizaine de chasseurs de mines, appuyés par des drones sous-marins capables d’opérer jusqu’à 100 mètres de profondeur. Des capacités toutefois insuffisantes pour agir seul, une coalition internationale sera donc indispensable, et devra s’inscrire dans la durée.

Une opération de plusieurs mois
Car le déminage est une opération de longue haleine, chaque objet devant être détecté, identifié, puis neutralisé individuellement. Concrètement, rouvrir complètement une voie aussi stratégique prendra des semaines, voire des mois. Et encore, à une condition préalable absolue : que le conflit soit terminé.
« On ne peut pas faire du déminage avec des drones et des missiles qui passent au-dessus », rappelle Guillaume Garnier, ancien plongeur-démineur de la Marine nationale, au micro de BFMTV. En attendant, le doute suffira à paralyser davantage le trafic. De quoi faire grimper les primes d’assurance et asphyxier les flux énergétiques mondiaux.
- Les États-Unis ont lancé un blocus naval ciblant les ports iraniens, après l’échec des négociations au Pakistan ce week-end.
- Le détroit d’Ormuz est miné, et même une résolution du conflit ne suffira pas à le rouvrir immédiatement : l’opération de déminage pourrait prendre des semaines, voire des mois.
- La France et le Royaume-Uni préparent une coalition internationale pour mener cette mission à bien, mais uniquement une fois les combats arrêtés.
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