Alors que le télétravail est plus répandu que jamais, les globetrotteurs peuvent travailler depuis chez eux, même si c’est à l’autre bout du monde. Sur le papier, il suffit d’avoir une bonne connexion Internet. Il y a de quoi faire rêver le “commun des mortels”. Mais la vie de digital nomad n’est pas aussi idyllique qu’on pourrait le penser.
Effectivement, s’il y a des avantages évidents à pouvoir profiter d’une plage de sable blanc et d’une eau turquoise après avoir fini sa journée de travail, il y a des inconvénients à ne pas négliger. Si bien que de nombreux digital nomads déchantent rapidement.
Beaucoup de télétravailleurs doivent gérer le décalage horaire pour rester en phase avec leurs clients ou leur employeur, ce qui dérègle totalement leur mode de vie. On est donc loin de l’eldorado promis.
Lieux paradisiaques, horaires infernaux
Ce sont les “risques du métier”. Lorsqu’on s’installe à l’autre bout du monde, il faut s’adapter. Salariés d’une entreprise ou autoentrepreneur, le problème du décalage horaire est présent. De nombreux digital nomads partagent leur expérience. Si, en théorie, cela fait rêver, ils doivent généralement se caler au fuseau horaire de leurs clients ou de leur employeur.
Ainsi, ces télétravailleurs globetrotteurs doivent segmenter leur journée de travail, ce qui les pousse parfois à être éveillés au beau milieu de la nuit pour suivre une réunion importante et garder le contact avec leurs collaborateurs. Comme le rapporte Bloomberg, une télétravailleuse installée en Asie du Sud-Est doit travailler au soir au petit matin pour s’accorder avec le décalage horaire de ses collègues localisés à New York.
Malheureusement, ils sont nombreux dans ce cas-là. Remote Year, une société qui simplifie les déplacements des travailleurs à l’étranger, explique que 15% de ses clients travaillent de nuit pour s’adapter à leurs collaborateurs situés aux États-Unis. Si cela n’est pas forcément imposé par l’entreprise ou les clients, certains digital nomads préfèrent procéder de cette manière. Parce que cela est plus simple, mais aussi plus agréable.
Si quelques télétravailleurs itinérants apprécient ce mode de vie, ils ne sont pas tous dans ce cas-là. D’autant qu’une mauvaise hygiène de vie, avec un sommeil fragmenté par exemple, n’est jamais bénéfique pour la santé. L’horloge interne est totalement déréglée et il est compliqué de se concentrer lorsqu’on est épuisé. À moins de conserver un rythme de vie plus sain, cela peut vite transformer l’expérience en cauchemar.
Ce n’est pas pour rien que certains optent pour un pays avec un fuseau horaire plus pratique ou rentrent carrément au bercail.
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