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Dragon Ball Sparking ZERO : 5 raisons de jouer (ou pas) à ce nouveau jeu vidéo DBZ

Attendue depuis plus de 15 ans, la suite de Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 3 est enfin arrivée ! Mais faut-il se jeter sur ce nouveau Sparking Zero ? Eléments de réponse dans notre test complet.

C’était en 2007, les joueurs PS2 découvraient le tout nouvel opus de la saga vidéoludique Dragon Ball Z Budokai, avec l’inoubliable Tenkaichi 3. Depuis, plusieurs jeux sont venus contenter les fans de la licence, avec pas mal de titre très dispensables, mais aussi quelques perles, comme Dragon Ball FighterZ ou encore le très bon Kakarot. Parallèlement à la toute nouvelle série Daima (qui arrive ce 11 octobre sur ADN et quelque jours plus tard sur Netflix), la saga Dragon Ball retrouve sa place sur nos consoles de jeux vidéo, avec Sparking Zero, qui se veut la suite directe de Tenkaichi 3. Mais faut-il craquer aveuglément pour ce nouvel épisode ? Alors oui, mais il convient selon nous de nuancer certains aspects.

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Oui pour le retour de Dragon Ball et ce spectacle visuel façon “rêve de gosse”

C’était il y a quelques années maintenant, les fans de Dragon Ball attendaient impatiemment le nouveau Budokai, puis le nouveau Tenkaichi sur PS2. Des titres toujours plus affinés au fil des épisodes, la consécration ultime étant pour de nombreux fans Tenkaichi 3. Avec Sparking Zero, l’éditeur souhaitait “reprendre le gameplay effréné de la série Budokai Tenkaichi et l’emmener vers des sommets de puissance inégalés”.

A ce niveau, difficile de faire la fine bouche, Dragon Ball: Sparking Zero est très impressionnant visuellement parlant, avec cette impression de vivre littéralement l’animé. Outre les arènes (plus d’une dizaines) de combats bien connues et plus vastes que jamais, les fans seront sans doute ravis de découvrir divers détails, comme les vêtements des combattants qui partent en lambeaux au fil du combat, ou encore la possibilité de détruire les décors, sans oublier bien sûr de réaliser des attaques ultimes extraordinaires.

Lors des premières minutes de jeu, difficile en effet de bouder son plaisir face à ce qui se présente comme “le meilleur jeu Dragon Ball” jamais proposé. Pourtant, aussi intouchable semble-t-il de prime abord, et si Dragon Ball: Sparking Zero va clairement combler de nombreux fans, d’autres vont toutefois se montrer un peu plus critiques, voire plus moins déçus même, face à certains aspects du jeu.

Oui pour le roster gigantesque (mais avec beaucoup de variantes)

Outre ses affrontements ultra réalistes, l’une des grandes forces de ce Sparking Zero, c’est le nombre de combattants proposés. Pensez un peu, le jeu permet d’incarner plus de 180 personnages issus des différents arcs de Dragon Ball. C’est énorme, et même une forme de “rêve de gosse” pour tous les amateurs de DBZ en réalité.

Sparking Persos
© Presse-citron.net

Au-delà de Goku, Vegeta, Piccolo, Gohan et autres Trunks, le catalogue de personnages inclut également les fusions, mais aussi Tortue Géniale, Freezer, Cell et Boo, sans oublier toute l’équipe Ginyu, mais aussi les cyborgs, Broly, Beerus… Bref, tout le monde est là, même ceux qu’on n’attend pas (et c’est un peu l’un des problèmes)…

Sparking Persos 2
© Presse-citron.net

Aussi énorme ce roster soit-il, on dénote également quelques absents, au profit souvent de personnages totalement dispensables comme le soldat des forces de Freezer, Ribrianne, Toppo ou encore Kakunsa. Enfin, comment ne pas tiquer face à l’écran de sélection de ces mêmes personnages, d’une tristesse totale alors que l’on s’attendait à un écran transpirant la classe et les effluves de sayiens en sueur…

Sparking Boutique
© Presse-citron.net

Aussi, il convient de nuancer un peu ce roster gigantesque, puisque ce dernier prend en compte une vingtaine d’itérations de Goku, une quinzaine en ce qui concerne Vegeta, une dizaine en ce qui concerne Trunks ou encore Gohan… La plupart des personnages sont proposés sous diverses formes, et parfois en fonction de leur provenance (DBZ, Dragon Ball GT, Dragon Ball Super…). A noter que les personnages manquants sont à déverrouiller depuis la boutique du jeu, via les précieux Zénis.

Oui pour le gameplay, mais non pour l’interface générale

Après Dragon Ball FighterZ et son approche 2D et Dragon Ball Kakarot et son côté RPG, ce Sparking Zero revient aux fondamentaux, ce dernier étant la suite directe de Tenkaichi 3 lancé sur PS2 il y a plus de 15 ans. Cela se traduit par un gameplay tout en 3D très nerveux, lequel s’avère relativement accessible, mais qui nécessitera toutefois de passer par la case Entrainement pour en maîtriser réellement tous les aspects, notamment les contres, les téléportations, les esquives… Bref, tout ce qui fait le sel de Dragon Ball.

Ce nouveau Sparking Zero n’a pas l’équilibrage d’un FighterZ. Il n’a pas non plus les qualités d’un Kakarot pour ce qui est du mode Histoire. Le jeu signé Bandai Namco vise en réalité à répondre à une certaine demande, à savoir retrouver le style de combat 3D des épisodes PS2 (Budokai/Tenkaichi), et refaire finalement ce que l’on faisait “avant”, avec un rendu graphique moderne et dans des conditions elles aussi bien meilleures.

Test Dbz Sparking 3
© Presse-citron.net

Le gameplay réserve d’excellentes surprises à qui prendra le soin d’assimiler toutes ses subtilités, avec une gestion du Ki primordiale, sans compter une complexité et une profondeur somme toute assez phénoménale pour qui prendra le temps de dompter tous ses aspects. De même, certains personnages sont nettement plus agréables à jouer que d’autres, et la différence entre eux est réellement palpable.

Pas de panique toutefois, même avec un niveau “moyen”, vous serez constamment au plus proche de l’animé, à grands renforts de Big Bang Attack, de contres supersoniques et autres téléportations, soit de quoi procurer de belles émotions à ceux qui tentent encore et toujours de déclencher un Kaméhaméha lorsqu’ils sont à l’abri des regards.

Sparking Test
© Presse-citron.net

A ce niveau, les combats sont nerveux, très nerveux… trop nerveux même parfois. L’action est très rapide, si bien que la caméra peine parfois à suivre la cadence, rendant certains affrontements assez brouillons. Graphiquement, Sparking Zero est globalement superbe, même si les yeux aguerris tiqueront face à un rendu des paysages trop réalistes par rapport aux personnages (sans compter des cutscenes à la résolution étrangement basse) ou à quelques petits bugs d’affichage ça et là.

Test Dbz Sparking 6
© Presse-citron.net

Un côté “nerveux” qui se retrouve également dans l’interface générale, très dynamique, très (très) chargée. Alors certes, c’est bourré de clins d’œil, mais c’est aussi parfois un peu brouillon là encore. Un chouia de sobriété et de calme n’aurait pas été de trop ici. Et encore une fois, quel dommage de ne pas avoir soigné un minimum l’écran de sélection des personnages… Cela mériterait tellement d’être corrigé prochainement lors d’une mise à jour du jeu.

Oui (et un petit non toujours) pour le mode Histoire

Outre la possibilité de combattre l’IA à loisir ou un ami sur le canapé du salon comme en ligne (et même de faire s’affronter deux IA), Dragon Ball: Sparking Zero propose un mode “Histoire”. Ce dernier se focalise sur plusieurs personnages de la saga (Goku, Vegeta, Freezer…) retraçant les aventures de chacun au travers de petites saynètes. C’est très fidèle à l’animé, mais c’est aussi très vite expédié pour se focaliser sur l’essentiel. Côté narration, on a droit à quelques cutscenes, mais l’ensemble est bien souvent illustré par des diaporamas, avec un texte défilant au bas de l’écran.

Test Dbz Sparking 5
© Presse-citron.net

Quelle excellente idée en revanche de pouvoir basculer en vue première personne lors de certaines séquences, et vivre de ses propres yeux la mort de Radditz ou encore avoir l’impression de se faire broyer entre les mains de Vegeta lorsque ce dernier se métamorphose en gorille géant. Excellent !

De même, le jeu propose parfois des “What if”, soit des branches scénaristiques alternatives. Par exemple, il est tout à fait possible pour Goku de ne pas être tué par Piccolo lors du combat contre Radditz, ce qui ouvre l’accès à un petit scénario alternatif. Sympa, même si les conditions pour accéder à ces mêmes What If non sont pas toujours très claires…

Test Dbz Sparking
Revivre certaines séquences mythiques en vue à la première personne (FPS) est assez génial © Presse-citron.net

Côté difficulté, le jeu reste accessible, même si certains combats devront être recommencés à plusieurs reprises. Cela sera le cas notamment face à Vegeta dans sa forme gorille géant, mais aussi face à Freezer. Rien d’insurmontable, mais le fait de marteler les boutons ne sera clairement pas suffisant pour avancer (à moins d’abaisser le niveau de difficulté).

On regrette toutefois que le mode Histoire va progressivement avoir tendance à recycler certains affrontements, à (re)vivre à travers les yeux d’un autre personnage. Un côté recyclage qui allonge artificiellement la durée de vie.

Test Dbz Sparking 2
Est-il possible de sauver Yamcha de sa célèbre mort certaine ? Peut-être… © Presse-citron.net

A noter que le jeu permet également de participer à de nombreux combats Bonus, mais aussi de créer ses propres scénarios (et de découvrir ceux des joueurs du monde entier). A cela s’ajoutent différents tournois (le championnat des arts martiaux, les Cell Games…) eux aussi très agréables à jouer.

Sparking Cell Games
© Presse-citron.net

Pour ce qui est du multi local, ce dernier est bien présent, mais se limite actuellement à une seul arène (la salle du temps et de l’esprit), sans compter une interface là encore très mal pensée. La priorité des développeurs n’était clairement pas ce multi local, et on sent que ce dernier a été intégré à la va-vite. Nul doute qu’une mise à jour viendra là aussi optimiser cet aspect.

Non, parce que Sparking Zero met un peu trop la pa$$ion avant la passion

Dans son contenu, Dragon Ball Sparking Zero est généreux, très généreux même. Toutefois, si le fan service est bien présent dans le jeu, l’éditeur a également eu la main un peu lourde en ce qui concerne l’accès au jeu, et notamment pour qui souhaite profiter d’une expérience complète. Disponible en édition standard au prix de 79€, Dragon Ball: Sparking Zero est également proposé en version Deluxe (109,99€) et en version Ultimate (119,99€). Ces deux dernières permettent d’intégrer un Season Pass, mais aussi quelques bonus à utiliser directement dans le jeu.

Dbz Editions
© PS Store

Des tarifs déjà prohibitifs, qui n’empêchent pas l’éditeur de proposer des DLC, à savoir… les musiques des animés ! En effet, Dragon Ball: Sparking Zero n’intègre pas les musiques originales, et il faut donc débourser pas moins de 30€ supplémentaires pour s’offrir les deux Anime Music Pack. Et même pour certains fans irréductibles, la capsule a bien du mal à passer…

Dbz Musique
© PS Store

Evidemment, au fil des mois, le jeu proposera de nouveaux DLC (dont certains payants), lesquels viendront encore un peu alourdir la facture. On a (malheureusement) l’habitude de ce genre de pratiques, mais d’un point de vue économique, ce Dragon Ball: Sparking Zero (comme la majorité des titres estampillés DBZ d’ailleurs) insiste un peu (beaucoup) trop sur le fan-service.

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Notre avis concernant Dragon Ball Sparking Zero

Impossible de faire la fine bouche face à ce Dragon Ball Sparking Zero. Oui, cette suite de Tenkaichi 3 est une aubaine pour les fans de la licence, qui profiteront d’un jeu de combat 3D nerveux, très réussi visuellement, avec en prime une tonne de contenus et du fan service à n’en plus finir. Toujours est-il que le jeu n’est pas parfait, avec notamment un roster qui intègre énormément de variantes pour un même personnage (et qui compte quelques abonnés absents), une interface assez indigeste (et cet écran de sélection des personnages…), une caméra qui rend parfois les affrontements un peu brouillons quand même, sans compter cette fâcheuse tendance à un peu trop jouer sur la pa$$ion des fans. Un excellent titre malgré tout, qui fera incontestablement le bonheur de la majorité des férus de la licence, mais qui en fera aussi pester pas mal, en plus de nécessiter (à nos yeux en tout cas) quelques mises à jour pour en peaufiner certaines portions. Vous voilà prévenus.

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Dragon Ball Sparking Zero

8

Note globale

8.0/10