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Test Doom: The Dark Ages, que vaut ce nouvel épisode spatio-médiéval ?

Avec The Dark Ages, la franchise Doom nous fait remonter le temps, au travers d’un préquel qui nous plonge au coeur d’une guerre médiévale contre… l’Enfer. Rien que ça.

En 2016, les joueurs (re)découvraient la licence Doom, au travers d’un reboot particulièrement réussi. En 2020, c’est Doom Eternal qui permettait à nouveau d’incarner le célèbre Slayer, et voilà qu’en 2025, id Software décide de remonter le temps, en proposant une aventure revenant aux origines spatio-médiévales de la licence, à l’ère des Sentinelles d’Argent, quand le Slayer était une arme utilisée par les Maykrs. Un nouvel épisode très attendu, qui vient tout juste de débarquer sur nos PC, PlayStation et Xbox. C’est parti pour le test complet !

Un nouveau Doom 100% solo

Le titre s’ouvre sur une courte cinématique, permettant d’apprécier pleinement cet univers si étonnant, mélangeant un univers gothique et médiéval, avec des installations et des armements très modernes. Rapidement, une caste dévouée à la protection de l’Humanité décide de faire appel au Slayer pour éradiquer les menaces venues de l’Enfer.

A l’instar de divers titres récents et acclamés par la critique et les joueurs (Astro Bot, Stellar Blade, Clair Obscur Expédition 33…), Doom: The Dark Ages est un jeu 100% solo. Une épopée solitaire qui nous permet d’incarner le célèbre Slayer, sorte de super arme des rois et des dieux, qui va devoir faire le ménage parmi l’armée démoniaque, quitte à affronter l’Enfer tout entier. Aucun mode multijoueur n’est à signaler ici donc.

Doom Dark Ages
© id Software

A noter également que The Dark Ages fait la part belle à la personnalisation, avec une multitude d’options pour permettre d’adapter le jeu à tous les joueurs. On y retrouve plusieurs niveaux de difficulté pré-établis bien sûr, mais aussi de nombreux curseurs, qui vont permettre de modifier divers éléments comme la vitesse des projectiles, la vitesse du jeu, l’agressivité des ennemis, la fenêtre de parade… Tout (ou presque) est personnalisable.

Côté gameplay, Doom: The Dark Ages conserve évidemment toute la brutalité d’un Doom, mais introduit toutefois ici une nouvelle mécanique de parade, avec un bouclier (à faire évoluer) qui ajoute une dimension stratégique, puisque ce dernier permet de bloquer, parer et contre-attaquer avec puissance.

Doom Dark Ages 4
© id Software

Au fil des niveaux, on met la main sur de nouvelles armes dévastatrices (toutes évolutives), et il faudra savoir jongler entre les différents outils mis à notre disposition pour progresser, en gardant toujours à l’esprit les mécaniques liées au bouclier, qui peuvent nous sortir de nombreuses situations très (très) périlleuses. Le timing est généreux, mais il faudra apprendre à se défendre dans ce Doom: The Dark Ages, il en va de votre survie.

Un Doom plus “narratif”, avec de nouvelles mécaniques de gameplay

Avec The Dark Ages, les développeurs ont également tenu à nous proposer un Doom plus “narratif”, avec de nombreuses cut-scenes permettant (autant que possible) d’enrichir l’univers, et notamment la relation entre le Slayer et les Sentinelles. Ne vous attendez pas à un quelconque monde ouvert, puisque Doom: The Dark Ages est découpé (parfois un peu à la hache) en une vingtaine de niveaux, que l’on pourra rejouer à loisir et qui s’enchainent par le biais d’un bon vieux menu de sélection.

Doom Dark Ages 3
© id Software

Les environnements visités sont tous d’une beauté sidérante, avec de nombreux évènements qui surviennent en arrière-plan, mais aussi de nombreux effets très réussis (explosions, flammes…). L’ambiance est ultra immersive, et c’est un vrai plaisir que d’explorer les zones, à la recharge d’un énième passage secret, d’une amélioration d’équipement ou encore d’une petite poupée à collectionner. La curiosité du joueur est très souvent récompensée dans The Dark Ages, et c’est tant mieux.

Dans son ensemble, la jouabilité est toujours aussi nerveuse, aussi frénétique, aussi arcade, et outre des boss imposants, The Dark Ages propose également des ennemis spéciaux à occire, avec toujours cette (quasi) obligation d’user de la mécanique du bouclier, mais aussi des attaques de mêlée. Cela permet de découvrir toute l’étendue du gameplay, qui ne se résume pas ici à (ab)user du fusil à pompe. Mention spéciale au poids du Slayer, magistralement bien restituée ici, avec un atterrissage pour le moins fracassant lorsque l’on prend un peu de hauteur.

Doom Dark Ages 2
© id Software

Alors certes, id Software a fait le pari de diversifier les situations, avec notamment des phases en robot géant ou encore à bord d’un dragon, mais force est d’admettre que les phases en question, sans être totalement ratées, ne sont pas le point fort du jeu.

Un nouveau Doom jouissif… mais à petites doses ?

De même, si jouer à Doom: The Dark Ages procure une excitation certaine, il est difficile d’enchainer plusieurs niveaux, la faute à une certaine forme de lassitude qui peut assez vite s’installer. Non pas que le jeu soit difficile (loin de là), mais force est d’admettre que l’on a parfois cette impression d’avoir “fait le tour du jeu” au bout de quelques niveaux.

Loin s’en faut, puisque le jeu propose de nombreuses surprises au fil des niveaux, mais ce n’est pas le type de jeu que l’on terminera d’une traite. A ce propos, comptez une bonne douzaine d’heures pour venir faire le tour de la grosse vingtaine de niveaux que propose le jeu. Pas mal donc.

Ce côté “à petites doses” fait-il de Doom: The Dark Ages un jeu moyen pour autant ? Absolument pas. Le jeu reste une petite merveille pour les mirettes (un peu moins pour les oreilles), et il procure toujours ces sentiments si particuliers manette en mains, avec un Slayer qui déborde littéralement de charme et de puissance. On adore également l’atmosphère générale, façon guerre technico-médiévale, ainsi que les nouvelles mécaniques liées au bouclier, qui offrent de nombreuses possibilités d’action. A tester donc, sans compter que le jeu est disponible au sein du Xbox Game Pass.

Notre avis concernant Doom: The Dark Ages

Si l’on apprécie un tant soit peu le “style Doom“, impossible de ne pas succomber au charme implacable de The Dark Ages. La nouvelle dimension spatio-médiévale est on ne peut plus réussie, l’ajout du bouclier aboutit sur des mécaniques très intéressantes et on retrouve toute cette frénésie si propre à la saga. Visuellement, c’est d’enfer et le jeu procure immédiatement des sensations toujours aussi jouissives. Petit bémol pour la musique, pas inoubliable, et pour un style bourrin particulier, un brin redondant, qui peut même s’avérer un peu assommant lorsque l’on enchaine les niveaux.

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Doom: The Dark Ages

8

Note globale

8.0/10

On aime

  • L'ambiance incroyablement épique
  • Le gameplay toujours aussi jouissif
  • Le bouclier qui apporte (vraiment) du neuf
  • Techniquement impressionnant
  • Un jeu 100% solo, 100% arcade, 100% décomplexé

On aime moins

  • Les phases en robot et en dragon, mouif...
  • La musique pas inoubliable
  • Un côté vite redondant (voir un peu assommant)